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05 déc. 2023

1 Chroniques 11.1 – 12.40

Tout auteur de quelque ouvrage que ce soit choisit de s’attarder sur certains de ses personnages, tandis qu’il n’accorde qu’un intérêt très réduit à d’autres. C’est ce qui différencie les livres des Rois de ceux des Chroniques qui couvrent exactement les mêmes événements historiques du peuple juif. Le chroniqueur se place selon le point de vue du sacerdoce et du culte à l’Éternel, et de toute évidence il n’a pas apprécié le règne de Saül, premier roi d’Israël, n’ayant relaté que sa généalogie et sa mort sur le champ de bataille, ainsi que la mort de trois de ses fils. L’auteur nous a aussi donné la raison de la fin tragique de Saül et de sa dynastie quand il a dit :

Saül mourut à cause de la désobéissance dont il s’était rendu coupable envers l’Éternel. Il n’avait pas respecté la parole de l’Éternel et, de plus, il avait interrogé et consulté quelqu’un qui évoque les morts au lieu de consulter l’Éternel. L’Éternel le fit mourir et transféra la royauté à David, fils d’Isaï (1Chroniques 10.13-14).

Nous arrivons maintenant au chapitre 11 qui débute la troisième et majeure section de l’ouvrage. A partir d’ici et jusqu’à la fin du premier livre des Chroniques, l’auteur se penche en détail sur le règne de David, le second roi d’Israël. Le chroniqueur va parler tour à tour des vaillants hommes de David, de l’Arche de l’alliance, le symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple. Il va nous faire part du désir du roi de bâtir un Temple à l’Éternel et sa prière de reconnaissance suite aux promesses que Dieu lui a faites; il va relater les guerres que David a menées durant son règne et son péché d’orgueil quand il a fait le dénombrement du peuple ; et finalement, il va parler des préparations que ce grand roi a fait en vue de la construction du Temple que son fils Salomon réalisera.

Toutes les généalogies interminables qui ont occupé les premiers chapitres de ce livre, avaient essentiellement pour but de nous conduire à David, l’ancêtre du Messie. Le second livre des Chroniques poursuivra l’histoire de ce roi, et l’auteur ne prêtera que très peu d’attention au royaume israélite des X tribus du Nord, une fois que celui-ci sera devenu indépendant après s’être séparé du royaume du sud, le porte-flambeau de la dynastie de David, et qui ne compte plus que les deux tribus de Juda et Benjamin ainsi qu’une partie de la tribu de Siméon. Il est intéressant de remarquer les choix du chroniqueur qui comme je l’ai déjà dit se place selon la perspective de Dieu et de son culte. Ainsi, il ne mentionne pas les péchés odieux d’adultère et de meurtre que David a commis, parce que d’une part ce roi fut sévèrement puni, et d’autre part, Dieu ne revient pas sur ce qui a été pardonné.

Par contre, l’auteur notera que David a péché en faisant le dénombrement du peuple, une action qui peut nous paraître insignifiante, mais qui aux yeux de l’Éternel fut une faute très grave parce qu’elle eut une conséquence désastreuse pour l’ensemble du peuple d’Israël. Cela me conduit à dire que la façon dont je catégorise les péchés dans ma tête, en véniels, mortels ou que sais-je encore, ne correspond pas forcément à la manière dont Dieu les perçoit. Ainsi, quand on entend dire que la gourmandise est un vilain défaut, ça fait sourire, mais c’est pas drôle du tout parce que les Écritures condamnent tous les excès de table. Pareillement, on  considère les rivalités entre personnes comme faisant partie des relations humaines quasi normales. Cependant, Dieu voit les comportements belliqueux d’un tout autre œil. Ils sont aussi graves que certains autres écarts que nous considérons comme sérieux, tels l’alcoolisme ou la débauche par exemple. Je lis deux passages des Écritures qui confirment mes dires :

Ne t’associe pas à des ivrognes, ni à ceux qui aiment la bonne chère. Vivons correctement, comme il convient en plein jour, sans orgies ni excès de table, sans débauche ni immoralité, sans querelle ni jalousie (Proverbes 23.20 ; Romains 13.13).

De plus, Jésus dans son enseignement est allé encore bien plus loin dans sa définition du péché puisqu’il a dit qu’il commence déjà au niveau de la pensée, comme pour l’adultère et le meurtre par exemple.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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