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28 mai 2026

1 Jean 4.9-12

Je suis assez friand des phénomènes inexpliqués. Dans la nature il se passe parfois d’étranges situations qui défient toute logique et même les lois physiques. Dans certaines ruines d’Amérique du sud, on trouve d’énormes pierres qui semblent vraiment avoir été taillées au laser mais le hic est qu’elles sont vieilles de plusieurs siècles. Je pense que personne n’essaierait de nier qu’il existe des mystères dans la vie. Parmi ceux-ci, et pour ceux qui ont foi dans les Écritures, il y a la Trinité et l’amour de Dieu, et les deux sont liés.

La Trinité est une doctrine insondable mais indéniable. Bien que Dieu se soit révélé comme Dieu unique et éternel, il existe en trois personnes mais en une seule essence qui est éternelle, invisible et subsiste simultanément dans les trois membres de la Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

L’Écriture enseigne clairement que ces trois personnes forment ensemble un seul et unique Dieu (Deutéronome 6.4). Dans certains passages de son évangile, Jean écrit que le Père et le Fils ne font qu’un (Jean 10.30, 33), que Jésus a dit que le Saint-Esprit viendrait vivre dans les croyants (Jean 14.16), qu’il allait lui-même vivre en eux (Jean 14.18, 20, 21) et que le Père allait lui aussi être en eux (Jean 14.23). Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit que le Père et l’Esprit ne font qu’un (1Corinthiens 3.16) et dans son épître aux Romains il dit que le Fils et l’Esprit ne font qu’un (Romains 8.9). Tous les auteurs du Nouveau Testament enseignent le caractère distinct de chaque personne de la Trinité, et pourtant les trois sont à l’œuvre simultanément.

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont pas simplement des manifestations du même Dieu, mais des personnes distinctes. Elles se sont d’ailleurs manifestées ensemble mais différemment l’une de l’autre (Matthieu 3.16, 17) lors du baptême de Jésus. Tandis que le Fils entre dans l’eau, l’Esprit descend sur lui et le Père parle depuis le ciel.

Jésus prie le Père (Matthieu 6.9) et lui demande de le glorifier (Jean 17.5). Il promet à ses disciples qu’il demandera au Père d’envoyer son Esprit (Jean 14.26) et il dit que sa volonté est distincte de celle du Père (Matthieu 26.39). Ces révélations que nous rapporte l’évangile selon Jean n’ont de sens que si le Père et le Fils sont deux personnes bien distinctes. Aux Romains, Paul écrit que le Saint-Esprit intercède auprès du Père en faveur des croyants (Romains 8.26, 27), tout comme le Fils d’ailleurs parce qu’il est notre Avocat (1Jean 2.1).

La Trinité est le summum de la révélation que Dieu nous a donnée sur sa nature et cette révélation a des implications non seulement sur notre façon de concevoir Dieu, mais aussi sur nos relations avec lui et avec autrui. En effet, c’est la Trinité qui nous apprend que depuis toujours Dieu est un être relationnel qui est en communion constante avec lui-même, et qu’il n’a donc pas créé l’homme pour lui tenir compagnie parce qu’il éprouvait de la solitude.

De toute éternité, antérieure à la création, l’unique réalité qui a toujours été est Dieu. Il est depuis toujours et à tout jamais sans commencement et sans fin. Toutefois, Dieu n’a jamais été seul car il est en trois personnes qui ont toujours été en relation et en communion étroite.

Quand Dieu a créé l’homme, il l’a conçu à son image afin que tous deux, Dieu et l’homme, puissent entrer en relation l’un avec l’autre. Certains essaient de tout ramener au même schéma génétique en prétendant que les animaux ont autant de valeur que les êtres humains, et que nous avons 75 % de gènes en commun avec la banane. Cependant, il existe un abîme quasi infini entre l’homme et le reste de la création, car l’homme possède des caractéristiques qui lui viennent de Dieu comme la conscience, la pensée rationnelle, le goût esthétique, la possibilité d’acquérir la sagesse et un comportement moral. Toutefois, l’aspect le plus significatif de l’image de Dieu en l’homme est sa capacité d’aimer. Cet amour est un reflet, bien pâle certes, mais un reflet quand même, de l’amour que se portent les trois personnes de la Trinité depuis toujours.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre quatre de la première épître de Jean.

(Dieu est amour.) Voici comment Dieu a démontré qu’il nous aime : il a envoyé son Fils unique dans le monde pour que, par lui, nous ayons la vie (1Jean 4.9).

« Fils unique » (monoguené) est un seul mot en grec et signifie « seul enfant né ». Jean est le seul à utiliser ce mot pour désigner Jésus : trois fois dans son évangile et une fois dans cette épître (Jean 1.14, 18 ; 3.16).

L’auteur de l’épître aux Hébreux applique l’expression « fils unique » à Isaac quand il écrit :

Par la foi, Abraham a offert Isaac en sacrifice lorsque Dieu l’a mis à l’épreuve. Oui, il était en train d’offrir son fils unique (Hébreux 11.17).

Oui, mais quand le vieux patriarche a placé Isaac sur l’autel, il n’était pas son fils unique mais son second puisque Ismaël est né en premier ; et plus tard, après la mort de sa femme Sarah, Abraham a eu plusieurs femmes et de nombreux fils. Cependant, les Écritures appellent Isaac « le fils unique » d’Abraham. En effet, Isaac est unique dans sa position par rapport à Dieu parce que c’est lui l’héritier des promesses que l’Éternel a faites à son père Abraham.

Dans l’Ancien Testament, les anges et même les démons sont appelés « fils de Dieu » (Genèse 6.4 ; Job 1.6 ; 2.1 ; 38.7 ; Psaumes 29.1 ; 89.6), et dans le Nouveau Testament, dans les épîtres aux Romains et aux Galates, Paul donne aussi ce titre aux croyants (Romains 8.4, 19 ; Galates 3.26).

Pour le commun des mortels, il n’est pas facile de trouver l’amour de Dieu dans le monde. La nature telle qu’elle est aujourd’hui n’en révèle pas grand-chose parce qu’on y voit surtout des crocs dégoulinant de sang et des griffes acérées qui lacèrent les chairs. La loi de la jungle n’a rien de l’amour de Dieu. Pour trouver cet amour, il faut aller sur le mont du calvaire. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, le Christ est mort pour des pécheurs. À peine accepterait-on de mourir pour un juste ; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir pour le bien. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous (Romains 5.6-8).

Si vous étiez sur le banc des condamnés dans le couloir de la mort, connaissez vous quelqu’un qui serait prêt à prendre votre place ? Moi je crois que j’aurais du mal. Jésus par contre, est mort pour des rebelles, des gens ignobles, des pervers, des assassins, des sadiques, des arrogants et des propres-justes.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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