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01 juin 2026

1 Jean 5.1-4

L’une des caractéristiques des gens qui ont beaucoup de maturité est que parfois ils se répètent. On sait par ailleurs que l’apôtre Jean n’est pas tout jeune quand il écrit cette épître. Alors, quand on arrive au chapitre cinq, on pourrait se demander s’il ne radote pas un peu parce qu’il n’arrête pas de dire les mêmes choses. Mais vues sous un autre angle, ces répétitions nous montrent à quel point c’est important pour Dieu de voir ses enfants avoir de l’amour les uns pour les autres. C’est l’une des leçons que le Saint-Esprit veut nous donner dans cette première épître de Jean. Je commence de lire le chapitre cinq.

Celui qui croit que Jésus est le Christ a été engendré par Dieu. Et celui qui aime le Père, qui fait naître à la vie, aime aussi les enfants nés de lui (1Jean 5.1 ; auteur ; comparez 1Jean 3.9 ; 4.7 ; 5.4, 18).

Dans cet enchaînement logique, Jean saute une étape. Il ne dit pas parce que c’est sous-entendu, que celui qui a été engendré par Dieu aime le Père.

Le temps des verbes de ce passage est important. Quand quelqu’un persévère dans la foi, il prouve qu’il est né de nouveau.

« Celui qui croit que Jésus est le Christ » signifie « croire en son âme et conscience qui il dit être et en la valeur infinie de son sacrifice. En effet, si Jésus n’est pas ce que nous enseigne le Nouveau Testament, sa mort sur la croix n’a pas de signification particulière. Si Jésus est un homme ordinaire, il n’a même pas pu expier ses propres fautes parce qu’un être humain ne peut pas effacer ses propres péchés.

Il existe beaucoup de gens qui disent croire que Jésus est le Fils de Dieu et que sa mort a expié le péché des hommes. A priori et selon ce que dit Jean, ces personnes sont nées de Dieu. Eh bien pas forcément ! En effet, la foi dont parle Jean est une conviction qui vient du plus profond de son être et non pas une simple croyance intellectuelle. En second lieu, croire en la valeur expiatoire de la mort du Christ signifie croire sans condition, sans « oui mais » que ce sacrifice est suffisant et qu’on le rend caduque à son égard si on y ajoute quoi que ce soit comme un rite ou un autre personnage dont on ferait une sorte de co-rédempteur.

C’est Dieu et lui seul qui est la source de la vie et il la communique à ceux qui placent leur confiance en Jésus et en lui seul. C’est aussi ce que Jean dit au début de son évangile ; je rappelle ce passage :

À tous ceux qui l’ont reçue (la lumière faite chair), elle (la lumière) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom et qui sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu (Jean 1.12-13 ; SER).

Le concept de la nouvelle naissance est d’une importance capitale, car il faut bien comprendre que naître de nouveau n’a strictement et absolument aucun rapport avec le fait d’avoir été baptisé ou de prendre le pain et le vin de temps en temps, ou de fréquenter un lieu de culte. Ce n’est pas une petite cérémonie qui peut faire d’un être humain un enfant de Dieu. Par contre, celui qui est né de nouveau aura une vie transformée. Jean a déjà dit :

Vous savez que le Christ est juste ; reconnaissez, par conséquent, que tout homme qui accomplit ce qui est juste est né de lui (1Jean 2.29). Celui qui est né de Dieu ne s’adonne pas au péché, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas continuer à pécher, puisqu’il est né de Dieu (1Jean 3.9). Mes chers amis, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et il connaît Dieu (1Jean 4.7).

L’enfant de Dieu se caractérise par son désir de vouloir être droit dans la conduite de sa vie, et juste et compatissant vis-à-vis des autres. Il veut éviter de péché et il aime spontanément les autres croyants. Plus loin dans ce chapitre 5, Jean dit encore :

Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. – Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas (1Jean 5.4, 18 ; LSG).

Celui qui croit vraiment du fond de son être et sans la moindre réserve que Jésus est le Christ, est né de Dieu. Il s’ensuit qu’il aime Dieu qui est devenu son Père céleste.

Jean compare le peuple de Dieu à une famille dans laquelle on entre par la foi en Jésus-Christ. Tous ceux qui aiment le Père sont frères et sœurs et doivent donc en toute logique s’aimer les uns les autres. Qu’un croyant soit aimable ou pas, les autres doivent l’aimer parce qu’ils font tous partie de la famille de Dieu. En outre, je rappelle que l’amour dont parle Jean n’est pas un simple sentiment ou de belles paroles (1Jean 3.18), car cet amour là a autant de valeur qu’un feu de paille. Non, il s’agit de l’amour sacrifice qui s’offre aux autres, qui donne de ses ressources, de son temps et de ses possessions. Plus tôt dans l’épître, Jean a écrit :

Voici le message que vous avez entendu dès le commencement : aimons-nous les uns les autres (1Jean 3.11).

Et il ne fait que rappeler les paroles du Seigneur que rapporte Jean dans son évangile et qui sont :

À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres (Jean 13.35).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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