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13 févr. 2026

1 Pierre 2.1-4

Le romancier français Stendhal (Henry Beyle, 1783-1842) est nommé administrateur dans l’armée de Napoléon Ier. Il suit les armées impériales lors de la campagne d’Italie (1800) et assiste à la débâcle de l’armée française en Russie (1812). Dans son roman « Le rouge et le noir » (1830), il écrit : « J’ai assez vécu pour voir que différence engendre haine ». Cette constatation est toujours d’actualité, car être différent est encore perçu par les conformistes comme une tare et même une menace.

Ceux qui essaient de vivre conformément à leur foi en Jésus-Christ s’attirent parfois les foudres de leurs compatriotes justement parce qu’ils apparaissent et sont différents. Cependant, un croyant a le devoir de ne pas épouser certaines façons d’être et de faire, pourtant courantes, parce qu’elles sont contraires à l’enseignement des Écritures. Le choix d’un style de vie chrétien est mal compris et surtout mal accepté parce qu’il fait tache dans l’esprit des non-croyants. On m’a dit : « Mais pour qui te prends-tu, tu te crois meilleur que les autres ?

En France il existe encore une majorité de gens qui se disent de conviction chrétienne, mais pour ce qui est de définir ce que cela veut dire, les avis sont très partagés et ce ne sont pas les aberrations qui manquent. Beaucoup considèrent que la nature humaine n’est pas fondamentalement mauvaise et que pour mettre les hommes sur la bonne voie, il suffit simplement de leur faire connaître leur potentiel extraordinaire, de développer leurs capacités intellectuelles et d’éveiller en eux leur sens moral. En corrigeant leurs petits travers, en les orientant dans la bonne direction et en leur donnant un objectif, tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais d’autres pensent au contraire qu’il faut mâter la bête humaine. Ils deviennent excessivement religieux et même ascètes dans leur vie de tous les jours ; ils s’enchaînent dans un légalisme pur et dur qui leur impose l’accomplissement régulier de certains rites et gestes et qui leur interdit toutes sortes de comportements, surtout dans le domaine alimentaire.

Une troisième erreur qui est en fait une autre forme de légalisme, consiste à se sentir culpabilisé si on n’est pas constamment en train de faire quelque chose pour Dieu, participer à toutes les activités chrétiennes et si on ne se trouve pas à l’église chaque fois que les portes sont ouvertes.

Une autre aberration qui est l’inverse de la précédente consiste à dire que celui qui croit en Jésus est sauvé de ses péchés et donc, sa façon de vivre est sans importance ; il peut faire ce qu’il veut quand il veut et comme il veut. Ce libertinage tous azimuts est honteux parce qu’il mêle la personne de Jésus aux déviances les plus grossières. Dans cette catégorie se trouve un certain Moïse David Berg, fondateur de la secte des enfants de dieu, qui fut pendant longtemps une source de scandales. Il exige de ses disciples qu’ils abandonnent toutes leurs relations préalables, et bien sûr qu’ils virent la totalité de leur compte bancaire sur le sien. On accuse cette secte de kidnapper régulièrement des jeunes et même de former des filles à la prostitution dans le but d’accrocher de nouveaux adeptes argentés. Du temps où j’arpentais les couloirs des cités universitaires, j’ai connu une étudiante qui, après avoir été racolée par les enfants de Dieu, a coupé tous les ponts avec sa famille puis a totalement disparu.

Une dernière fausse croyance, mais il y en a d’autres, consiste à penser qu’une fois qu’on a placé sa confiance en Jésus, on est arrivé au but. Tout ce qui reste à faire est d’attendre que les choses se passent parce que Dieu n’a besoin de personne et de toute façon il accomplira ses objectifs en temps voulu.

Dans le second chapitre de sa première épître, Pierre tire les conséquences logiques, un mot qu’il utilise et qui est traduit par « Parole » (au verset 2), du fait que le croyant est né de nouveau, qu’il a reçu une nouvelle nature qui est stimulée par l’action du Saint-Esprit, ce qui lui permet de produire des fruits à la gloire de Dieu. Celui qui place sa confiance en Jésus ne l’a jamais vu et pourtant il entretient une relation d’amour avec lui.

Ce qui établit une véritable séparation entre un croyant et les valeurs de ce monde est que Dieu l’a fait naître dans sa famille et l’a fait passer des ténèbres à la lumière (comparez Éphésiens 5.8 ; Colossiens 1.13 ; 1Thessaloniciens 5.5 ; 1Pierre 2.9).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

Émission du jour | Jean 2.1 – 2.25

Premier miracle de Jésus en Galilée

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