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16 févr. 2026

1 Pierre 2.5-10

Ma fille aînée aime peindre ce qu’on appelle des natures mortes : un pot, des fruits, enfin tout ce qui est sans vie et ne bouge pas. Or, il me semble qu’il n’y a rien de plus inerte qu’un caillou. Pourtant, l’apôtre Pierre utilise l’expression « pierre vivante » qui est une contradiction de termes, sauf qu’il se place selon une perspective spirituelle. Je continue de lire dans le second chapitre de la première épître de Pierre.

(Jésus est la pierre vivante… Approchez-vous donc de lui), et puisque vous êtes-vous aussi des pierres vivantes, édifiez-vous pour former un temple spirituel et pour constituer un groupe de prêtres consacrés à Dieu, chargés de lui offrir des sacrifices spirituels qu’il pourra accepter favorablement par Jésus-Christ (1Pierre 2.5).

Matthieu rapporte que Jésus a dit à Pierre :

Tu es une pierre et sur ce roc je bâtirai mon Église (Matthieu 16.18 ; Autre).

Ce passage a fait couler beaucoup d’encre, mais ici, Pierre nous donne la réponse puisqu’il identifie clairement Jésus-Christ comme le roc sur lequel l’Église universelle est bâtie. En fait, Jésus-Christ est à la fois le fondement sur lequel est construite l’Église et la clef de voûte de tout l’édifice (1Corinthiens 3:11 ; Éphésiens 4:11-13). L’apôtre Paul dit la même chose que Pierre quand il écrit aux Éphésiens :

Vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple de Dieu, vous faites partie de la famille de Dieu. Dieu vous a intégrés à l’édifice qu’il construit sur le fondement que sont les apôtres, ses prophètes, et dont Jésus-Christ lui-même est la pierre principale. En lui toute la construction s’élève, bien coordonnée, afin d’être un temple saint dans le Seigneur, et, unis au Christ, vous avez été intégrés ensemble à cette construction pour former une demeure où Dieu habite par l’Esprit (Éphésiens 2.19-22 ; comparez Hébreux 3.6).

Paul appelle l’Église, un temple (comparez 1Corinthiens 3.16), une demeure ou habitation.

Le temple de l’Ancienne Alliance symbolise la présence de Dieu mais c’est un édifice temporel, matériel construit en pierres de taille (Luc 21.5 ; Jean 2.20), tandis que sous la Nouvelle Alliance, ce sont les croyants eux-mêmes qui forment la maison spirituelle de Dieu. Celle-ci est construite avec des « pierres vivantes » qui ensemble constituent le peuple et la famille de Dieu (1Timothée 3.15).

Les croyants sont joints à Jésus-Christ en tant qu’éléments d’une structure spirituelle dont lui, Jésus, est la pièce maîtresse. Ils deviennent ainsi participants de la nature divine. Tous ceux qui viennent à Jésus en tant que pécheurs et qui implorent sa grâce, sont sauvés et intégrés d’office à l’édifice de Dieu qui est l’Église universelle.

Dans ce temple spirituel qui est la communauté chrétienne mondiale, les croyants sont comme les prêtres de l’Ancien Testament, ils n’ont pas besoin de médiateurs autres que Jésus pour s’approcher directement de Dieu et lui offrir des sacrifices, sauf qu’au lieu d’animaux, ils offrent des « sacrifices spirituels », une expression qui signifie « les louanges du peuple de Dieu » (Hébreux 13.15) et plus particulièrement la « célébration de ses œuvres merveilleuses » (v. 9). Mais après avoir rendu des actions de grâces et dit sa reconnaissance à Dieu, le croyant est aussi tenu d’intercéder pour lui-même et pour les autres.

Au début du 5e siècle de notre ère, un certain Jean fut surnommé Chrysostome, ce qui signifie « bouche d’or », à cause de la puissance de ses prédications. Père de l’Église et nommé archevêque de Constantinople (Istanbul), c’est aussi un homme de prière. Il dit :

La puissance de la prière a dompté la fureur des incendies ; calmé la rage des lions ; fait taire la clameur de l’anarchie ; éteint des conflits ; apaisé les éléments ; chassé les démons ; brisé les chaînes de la mort ; élargi les portes du ciel, calmé les maladies, éradiqué la fraude, sauvé des cités de la destruction, arrêté le soleil dans sa course et stoppé le vol de l’éclair. La prière est un arsenal complet, un trésor intarissable, une mine inépuisable, un ciel toujours lumineux, un firmament que ne trouble jamais le moindre orage. C’est la maîtresse racine, la source jaillissante, la mère de milliers de bénédictions (cité à la fin du commentaire de MacArthur sur 1Pierre 2.5).

Le premier des sacrifices spirituels que le croyant doit offrir à Dieu est la consécration totale de soi (Romains 12.1), ensuite la louange, puis après la prière vient le service chrétien (Romains 15.16 ; Philippiens 2.17 ; 4.18 ; Hébreux 13.15), la bienfaisance, la libéralité et l’entraide (Romains 12.13 ; Galates 6.10 ; Tite 3.14 ; Hébreux 13.2, 16 ; 3Jean 5-8) mais pas nécessairement dans cet ordre.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

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