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24 févr. 2026

1 Pierre 4.15 – 5.1

Du temps où avec les copains je gambadais dans la campagne avec un lance-pierres, et qu’on chassait les oiseaux ou les lézards, il arrivait qu’une des lanières de l’engin me pète dans les doigts et ça faisait très mal. C’est un peu comme le boomerang qui revient en pleine figure, il fallait pas le lancer. Un peu dans le même ordre d’idée, si je vole une bagnole et que je me retrouve dans le panier à salade, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. Je continue de lire dans le chapitre quatre de la première épître de Pierre.

Qu’aucun de vous n’ait à endurer une punition parce qu’il aurait tué, volé ou comme malfaiteur, ou encore parce qu’il se serait mêlé des affaires d’autrui (1Pierre 4.15 ; Autre).

Dans le monde antique, le meurtre et le vol sont des délits graves et celui qui se rend coupable d’un méfait quelconque ne peut pas se plaindre du châtiment qu’il reçoit. Cette règle vaut pour tous ceux qui souffrent comme « malfaiteur » (kakopoios), un mot qui inclut tous les délits. Pierre enseigne ici que la persécution n’est pas une excuse pour faire fi de la loi. Il a déjà dit que les croyants ne doivent pas se venger (3.9) et complète ici cette idée en ajoutant que nul ne doit répondre à la violence verbale ou physique par le meurtre. C’est exactement ce dont Moïse s’est rendu coupable (Exode 2.12) et il en a pâti pendant quarante ans. Il ne faut pas non plus compenser la confiscation de ses biens par le vol ; peu importe l’exaction, le croyant ne doit pas réagir d’une façon qui le mette hors la loi (comparez 2.19 ; 3.17).

Enfin, nul ne doit mettre son nez dans des affaires qui ne le regardent pas. Il est notable que Pierre mette dans le même sac le meurtre et les commérages. Mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, cet homme est entier ; pour lui il n’y a pas de petites fautes et tous les péchés, qu’on les considère grands ou petits, privent le croyant de la consolation et du soutien du Saint-Esprit.

L’expression « se mêler des affaires d’autrui » (allotriepiskopos) n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament et veut littéralement dire « qui se mêle à des choses étrangères à son appel ». En d’autres mots, il s’agit d’un agitateur, un fauteur de trouble. Dans ses deux épîtres aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit :

Nous vous invitons, frères, à faire toujours plus de progrès en mettant votre point d’honneur à vivre dans la paix, à vous occuper chacun de ses propres affaires, et à gagner votre vie par votre propre travail, comme nous vous l’avons déjà recommandé (1Thessaloniciens 4.10, 11). Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée : ils ne travaillent pas et se mêlent des affaires des autres. Nous invitons ces personnes-là à suivre la recommandation suivante : au nom du Seigneur Jésus-Christ, travaillez dans la paix et gagnez vous-mêmes votre pain (2Thessaloniciens 3.11-12).

À lire les Écritures, on est convaincu que les auteurs sacrés voient d’un très mauvais œil tout activisme politique ou désordre civil et on peut affirmer sans se tromper qu’ils n’auraient jamais participé à une manifestation quelconque.

Pierre, qui pourtant parle à des croyants, balaie très large, ce qui semble indiquer que dans leur ferveur pour la vérité, certains disciples font de l’excès de zèle et dépassent les bornes, ce qui leur vaut des ennuis avec les autorités.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

sept. 28 2023

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