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30 juin 2025

1 Timothée 2.5-15

Dans une équipe de foot, il y a l’arrière-droit, l’avant-centre, le gardien de but et tous les autres joueurs. Et puis on a aussi l’arbitre qui suit le jeu de très près ; il siffle les coups-francs, distribue les cartons jaune ou rouge et parfois décide l’issue du match en refusant ou acceptant un but. Alors dès qu’il se manifeste, il polarise l’attention de tout le stade.

Un avocat aussi est une sorte d’arbitre, et il existe bien d’autres professions dont le rôle est d’être un intermédiaire entre deux ou plusieurs parties. Je continue à lire dans le deuxième chapitre de la première lettre de Paul à Timothée.

En effet, il y a un seul Dieu, et de même aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus-Christ (1 Timothée 2.5).

L’un des enseignements fondamentaux des Textes Sacrés est qu’il y a un seul Dieu (Deutéronome 4.35, 39 ; 6.4 ; Ésaïe 43.10 ; etc.). Tous les peuples antiques, les Grecs et les Romains honorent un panthéon de divinités. L’homme moderne, même s’il n’est pas religieux, est aussi en adoration devant beaucoup de dieux comme le divertissement, le sport ou encore les vacances. Une majorité de gens rêvent de devenir vedette de télé ou de cinéma et accepteraient n’importe quelle dégradation si cela leur ouvre la porte du septième art. Les stades sont pleins à craquer de fanatiques qui sont prêts à tout casser, que leur équipe gagne ou perde le match. Peu importe, ce qui compte est de casser. Tous ces gens sont des idolâtres qui adorent le pouvoir et le sentiment d’être important.

Le concept biblique du Dieu unique va à l’encontre du pluralisme religieux de nos sociétés occidentales qui rejettent absolument la notion d’une vérité absolue. La croyance communément répandue est que les dieux des chrétiens, Juifs, musulmans, hindous bouddhistes, et j’en passe, sont aussi valables les uns que les autres ce qui est très cohérent avec l’idée que « Tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil ». Mais si tous ces dieux sont pareils, c’est qu’il existe différents chemins et toutes sortes de manières de trouver le salut. Dans ce cas, à quoi bon annoncer le salut en Jésus-Christ au monde ? Selon les Écritures, il n’y a qu’un seul Dieu et c’est en lui qu’on doit croire afin d’être sauvé. Aux Juifs, l’apôtre Pierre a dit :

C’est en (Jésus-Christ) lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12).

Un seul Dieu implique un seul médiateur, c’est-à-dire celui qui intervient entre deux parties adverses pour résoudre leur conflit ou pour ratifier une alliance. Le médiateur est un intermédiaire, un arbitre en somme.

Sous le régime de l’Ancien Testament, s’approcher de Dieu est un véritable parcours du combattant. Dans le temple juif, un épais rideau sépare le Saint des saints du Lieu saint. Seul le grand-prêtre peut pénétrer dans le Saint des saints où se trouve le coffre sacré, symbole de l’Éternel, et cela une seule fois par an lors de la fête des expiations appelée Yom Kippour. Quant au Lieu saint, seuls les prêtres y ont accès. L’Israélite, lui doit rester hors du sanctuaire et offrir un sacrifice par l’intermédiaire du prêtre pour avoir un contact avec Dieu. Mais aujourd’hui il n’existe plus aucun de ces obstacles. Quand Jésus est mort sur la croix, il est écrit :

Le rideau du Temple se déchira en deux, de haut en bas (Matthieu 27.51).

Depuis ce jour mémorable, il est absolument interdit de passer par des anges, des saints, un être humain, ou un rite pour accéder à Dieu, parce qu’il laisse toujours la porte de la salle du trône céleste grande ouverte, pour ainsi dire, et chacun peut en toute liberté venir à lui, à condition qu’il se présente en compagnie de Jésus-Christ, le médiateur. Car c’est Jésus et lui seul, qui est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Nous ne sommes plus dans la triste situation du patriarche Job qui s’est lamenté disant :

Dieu n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réplique ou pour que nous allions ensemble au tribunal. Il n’y a pas d’arbitre pouvant s’interposer et trancher entre nous (Job 9.32-33).

Aujourd’hui nous avons un arbitre en Jésus-Christ, car il est à la fois Dieu et homme et il a payé avec son sang le prix de la rançon pour nous racheter. Il nous comprend, il connaît nos faiblesses et nos fautes, mais en lui Dieu nous pardonne et ses bras sont toujours grand ouverts pour nous accueillir. Un des attributs qui est aussi l’une des merveilleuses caractéristiques du Seigneur de l’univers est sa compassion. Concernant les Israélites dans le désert, Ésaïe écrit :

Dans toutes leurs détresses, il a été lui-même dans la détresse, et l’ange qui se tient en sa présence les a sauvés. Dans son amour et dans sa compassion, il les a libérés, il les a soutenus et il les a portés tous les jours d’autrefois (Ésaïe 63.9).

Voyez-vous, Dieu nous tend la perche, mais elle s’appelle Jésus-Christ et il n’y en a pas d’autre.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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