Les émissions

21 mars 2024

2 Corinthiens 5.1-9

Il me semble me souvenir avoir déjà dit qu’à l’origine, la maxime républicaine française était : « Liberté, égalité, propriété ». Mais comme cette troisième évocation a froissé certaines âmes sensibles, aujourd’hui nous avons « fraternité » à sa place. Il n’empêche que contre vents et marées, le marché de l’immobilier, dont la maison individuelle, se porte souvent bien, et quand il va mal on fait tout pour qu’il reprenne des couleurs parce que quand le bâtiment, tout va, ou presque. En effet, le rêve et l’objectif de la plupart des jeunes ménages est d’avoir son propre pied à terre avec un petit bout de terrain pour les enfants et le jardin. Le droit à la propriété fait partie de tous les systèmes démocratiques et même de certains régimes autocratiques. Ce désir de « devenir propriétaire », comme on dit, est tout à fait légitime et remonte d’ailleurs à la plus haute Antiquité. En fait, c’est l’Éternel qui a donné à son peuple Israël le droit fondamental de posséder un patrimoine, un lieu où reposer sa tête avec des champs, des arbres fruitiers et de la vigne. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce droit va jusque dans l’au-delà et explique pourquoi, à la veille de sa mort, Jésus a dit à son cercle d’intimes qu’il retournait dans les cieux pour leur préparer un lieu d’habitation. Je cite le passage :

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis (Jean 14.1-3).

Il existe une petite chanson chrétienne pour les enfants qui se fredonne avec des gestes et dont les paroles très simples sont : « J’ai une maison là-haut dans le ciel — au-delà du soleil ».

Dans ses écrits, l’apôtre Paul fait lui aussi allusion à cette habitation dans le royaume de Dieu ; c’est le cas ici dans le chapitre 5 de la seconde épître aux Corinthiens que je commence à lire.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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