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08 avril 2026

2 Pierre 3.11-18

En théorie, la façon de vivre de tout homme reflète ses valeurs et ses priorités, et ce qu’il croit concernant le passé, le présent et l’avenir. Le problème est que peu de gens sont cohérents avec eux-mêmes ; ils disent croire une chose mais en font une autre. Pour cette raison, beaucoup de passages du Nouveau Testament exhortent les croyants à être cohérents avec eux-mêmes et donc à vivre selon la foi qu’ils professent.

Je continue de lire dans le troisième chapitre de la seconde épître de Pierre.

Puisque tout l’univers doit ainsi se désagréger, quelle vie sainte vous devez mener et combien vous devez être attachés à Dieu, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue ! Ce jour-là, le ciel en feu se désagrégera et les éléments embrasés fondront (2Pierre 3.11-12 ; Autre).

De profession, Pierre n’est pas astrophysicien pour un sou puisqu’il est un simple pécheur de poissons sur la mer de Galilée. Mais cette humble occupation ne l’empêche pas d’affirmer sans sourciller que tout ce qui existe va tout simplement disparaître. En d’autres mots, un jour, cet univers dont les savants essaient de percer les secrets, sera totalement anéanti ; il fondra sous le poids de la colère de Dieu dans un holocauste final d’une intensité qui défie l’imagination. Pour les ennemis du Seigneur, ce jugement final est un cauchemar auquel ils n’échapperont pas. Par contre, pour les enfants de Dieu, ce jugement signifie la fin de l’Histoire humaine et l’accomplissement de l’espérance chrétienne, car Dieu créera des nouveaux cieux et une nouvelle terre où il n’y aura plus ni péchés ni souffrances ni mort.

Dans la perspective de l’éternité qui comprend le jugement à venir et le futur glorieux que Dieu réserve à ses bien-aimés, Pierre donc exhorte ses lecteurs en disant : « quelle vie sainte vous devez mener et combien vous devez être attachés à Dieu ». La façon dont ce monde finira a des implications pratiques qui doivent se manifester à la fois dans l’attitude intérieure des croyants et dans leurs comportements. Ils sont appelés à rechercher les valeurs éternelles et à mener une vie sainte conforme à leur espérance, à ce qu’ils disent croire ; ils doivent se séparer de la mondanité et se consacrer à Dieu. Pierre utilise le temps du présent afin d’exprimer l’idée que la sainteté et la consécration doivent être constamment présentes dans la vie quotidienne des croyants.

Quand on lit les épîtres de l’apôtre Paul, on constate que la certitude d’une récompense à venir et la nécessité de rendre des comptes au Seigneur ont fortement influencé la façon dont il mène sa vie. Le fait de savoir qu’un jour il devra se tenir devant Jésus-Christ l’a puissamment motivé à marcher d’une manière droite et digne de l’appel que Jésus-Christ lui a adressé (Éphésiens 4.1). Dans sa seconde épître aux Corinthiens, il écrit :

Que nous restions dans ce corps ou que nous le quittions, notre ambition est de plaire au Seigneur. Car nous aurons tous à comparaître devant le tribunal du Christ, et chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou mauvais, qu’il aura accomplis par son corps (2Corinthiens 5.9, 10).

Par contraste, les railleurs qui n’acceptent pas l’enseignement du retour du Seigneur, qui se moquent d’un jugement des vivants et des morts, qui rejettent l’idée d’une nouvelle création, ont une conduite impie.

Les croyants doivent mener une vie sainte « en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue » « Le jour de Dieu » désigne non pas le royaume de mille ans, mais l’état éternel que nous connaîtrons une fois que la nouvelle terre et les nouveaux cieux seront créés.

Le verbe « en attendant » (prosdokôntas) décrit une attitude expectative, et l’ajout du verbe « en hâtant » renforce cette idée. Plutôt que de craindre l’avenir à cause du jugement, les croyants doivent l’anticiper avec joie car ils n’ont absolument rien à craindre de la part du Père qui les aime (1Jean 4.18). Ainsi donc, à l’instar de Paul, ils peuvent dire « Maranatha : Viens, Seigneur ! » (1Corinthiens 16.22 ; Apocalypse 22.20).

« En hâtant sa venue ». Ce dernier mot (parousian) est courant en grec et signifie littéralement « présence ». Dans le Nouveau Testament, il décrit l’arrivée en personne de Jésus.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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