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12 juin 2023

Actes 6.1 – 7.16

Il est probable que tous les êtres humains aspirent à un monde parfait où d’un côté il n’y aurait plus : suit alors une longue liste dans laquelle chacun peut y mettre ce qu’il veut. D’un autre côté, dans ce monde parfait, il y aurait : suit alors une seconde liste et vous y écrivez ce que vous voulez. Ce jardin d’Éden a bel et bien existé mais seuls Adam et Ève en on profité, et depuis qu’ils en ont été chassés, il n’existe plus. D’une certaine manière, l’Église de Jésus-Christ est un tout petit avant-goût de ce qu’est le monde céleste mais ce n’est pas encore le ciel sur la terre ; preuve en est l’histoire qui nous est racontée dans le livre des Actes. Beaucoup de gens se convertissent à Jésus-Christ, mais dans l’Église primitive comme dans toute organisation humaine, plus il y a de monde et plus les relations sont difficiles. Je commence à lire le chapitre 6.

À cette époque-là, comme le nombre des disciples ne cessait d’augmenter, des tensions surgirent entre les disciples juifs de culture grecque et ceux qui étaient nés en Palestine : les premiers se plaignaient de ce que leurs veuves étaient défavorisées lors des distributions quotidiennes de nourriture (Actes 6.1).

Luc ne nous donne aucune date, mais plusieurs années se sont sans doute écoulées depuis la Pentecôte. Les croyants sont devenus très nombreux dans Jérusalem, sans doute entre 20 et 30 milles et la vie quotidienne des croyants dans l’Église est loin d’être parfaite. Ce n’est pas encore le paradis. Au tout début déjà, le couple Ananias et Saphira a essayé de tromper les apôtres, et voilà que maintenant apparaît la suspicion entre Juifs de cultures différentes, ceux de Palestine et surtout de la Judée s’estimant supérieurs à ceux des provinces de l’Empire. Comme je l’ai dit, quand des gens vivent ensemble, on peut être quasi certain que des tensions vont se créer, et plus encore s’ils sont nombreux. Les disciples juifs qui ne sont pas d’origine palestinienne forment un groupe minoritaire; ils ne parlent pas araméen, la langue maternelle de ceux nés en Israël. Cependant, tous parlent grec. Dans l’Empire romain, il y avait déjà des tiraillements entre les Hébreux de Palestine et ceux de l’étranger ; malheureusement, ces tensions se sont aussi introduits dans l’Église de Jérusalem.

Dans la société antique, les veuves se trouvaient souvent dans une situation matérielle très précaire. La Loi de Moïse leur accordait une protection exigeant qu’elles ne soient pas exploitées mais qu’on prenne soin d’elles. Dans l’Église, le principe de solidarité matérielle était de mise comme cela a été décrit précédemment. En ce qui concerne plus particulièrement les veuves, dans son épître, Jacques écrit :

La religion authentique et pure aux yeux de Dieu, le Père, consiste à aider les orphelins et les veuves dans leurs détresses (Jacques 1.27).

Ces veuves juives, dont il est question dans le chapitre 6 du livre des Actes, étaient de culture grecque et de la diaspora, mais elles habitaient maintenant Jérusalem.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 26 2024

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