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01 déc. 2026

Apocalypse 1.17 – 2.3

Il y a de cela bien des années, j’ai été sollicité par une veuve parce qu’elle était effrayée par une apparition de l’autre monde. Elle me raconte alors qu’elle invoque son défunt mari à l’aide d’un vêtement lui ayant appartenu, mais au lieu que ce soit lui qui apparaisse, c’est une figure grotesque, un être maléfique. Je me souviens encore qu’à l’écouter, j’en avais la chair de poule.

L’apôtre Jean aussi a une apparition venue de l’autre monde mais il s’agit du Christ ressuscité, pourtant Jean est terrifié. Je continue de lire dans le premier chapitre du livre de l’Apocalypse.

Quand je le vis, je tombai à ses pieds, comme mort. Alors il posa sa main droite sur moi en disant : – Cesse d’avoir peur. Moi, je suis le premier et le dernier, le vivant. J’ai été mort, et voici : je suis vivant pour l’éternité ! Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts (Apocalypse 1.17-18 ; auteur).

Pendant son ministère terrestre, Jésus doit tranquilliser plusieurs fois ses disciples terrorisés, comme lors de sa transfiguration (Matthieu 17.2 ; comparez Marc 9.3), quand il marche sur les eaux (Matthieu 14.27), ou lorsqu’il apparaît soudainement au milieu d’eux après la résurrection (Luc 24.37-40).

Quand Jésus décline son identité à Jean, il utilise un « je suis » emphatique parce qu’il s’identifie au « Je suis » (celui qui suis) de l’Éternel quand il se présente à Moïse dans l’histoire du buisson ardent qui ne se consume pas, histoire qu’on lit dans le livre de l’Exode (3.14). Jésus déclare donc à Jean son égalité avec le Père. Jésus dit aussi : « je suis le premier et le dernier », une expression équivalente à « je suis l’alpha et l’oméga » qui désigne Dieu et décrit l’Éternel dans l’Ancien Testament. En effet, dans une prophétie d’Ésaïe, Dieu dit :

Moi, je suis le premier et je suis le dernier, et en dehors de moi, il n’y a pas de dieu (Ésaïe 44.6 ; comparez Ésaïe 48.12).

Jésus va se présenter encore deux fois comme « le premier et le dernier » (Apocalypse 2.8 ; 22.13).

Finalement, en disant : « Moi, je suis… le vivant », Jésus revendique son égalité avec Dieu car dans toutes les Écritures « le vivant » est un titre pour l’Éternel car lui seul n’a pas été créé et subsiste de lui-même. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus dit à ses adversaires :

Comme le Père possède la vie en lui-même, il a accordé au Fils d’avoir la vie en lui-même (Jean 5.26).

Dans les Écritures, Jésus est souvent identifié à l’Éternel, à Dieu, ou à l’Ange de l’Éternel. Quand toutes les fausses divinités auxquelles beaucoup d’être humains vouent un culte auront disparu, seul Jésus demeurera. Il a toujours été et continuera d’être pour l’éternité. Dans toutes les Écritures, la dignité du Christ ressuscité est la même que celle de Dieu, mais cette élévation ne l’empêche pas d’être proche des siens et de prendre soin d’eux.

Jésus déclare aussi : « je détiens les clés de la mort et du séjour des morts », une prérogative qui appartient à Dieu seul. Il a autorité sur les morts et sur le lieu où ils sont enfermés. La mort, notre plus grande ennemie, et la résurrection, notre espérance, sont entre les mains du Seigneur de gloire qui dans son humanité a trouvé la mort mais l’a vaincue, et maintenant il est ressuscité et « le vivant » aux siècles des siècles.

L’auteur de l’épître aux Hébreux affirme qu’en se revêtant de chair, Jésus s’est identifié à nous et que « il l’a fait pour réduire à l’impuissance, par la mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et pour délivrer tous ceux qui étaient réduits à l’esclavage leur vie durant par la peur de la mort (Hébreux 2.14-15). Comme c’est Jésus qui a autorité sur la mort et le séjour des morts, les croyants n’ont aucune raison de la craindre. De plus, dans l’évangile selon Jean, on lit que le Seigneur déclare :

Je suis la résurrection et la vie. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt (Jean 11.25).

Beaucoup d’entre nous font un complexe de culpabilité, et parfois il se manifeste sous forme de maladies. En effet, je crains que quelqu’un me montre du doigt et dise : « Tu es coupable ! » Évidemment que je le suis, mais dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul répond à cette peur existentielle quand il dit :

Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous (Romains 8.33-34).

Et dans son épître aux Philippiens, Paul écrit que mourir, c’est à dire : « quitter cette vie pour être avec le Christ est de loin le meilleur » (Philippiens 1.23 ; comparer 2Corinthiens 5.8).

Le Christ glorifié tel qu’il est décrit par Jean, Matthieu et Marc, lors de la transfiguration, est très différent de l’homme de douleur dont parle Ésaïe (53.3) et présenté dans les évangiles. Aux Philippiens, Paul écrit :

Lui qui, dès l’origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points […]. Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.6-8).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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