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09 févr. 2027

Apocalypse 19.9-17

Au 5e siècle avant Jésus-Christ, le poète tragique grec Sophocle (496-406) devient célèbre pour son style de vie qui est un modèle de tranquillité et d’équilibre. Parmi ses nombreuses maximes, il a dit : « Ne proclamons heureux nul homme avant sa mort ». Ça ferait un super sujet de bac philo parce que ce n’est pas très clair. Est-on heureux parce qu’on a une belle mort ou une belle vie, et qu’est-ce que ça veut dire ? Selon les Écritures, quelqu’un est dit « heureux » pour diverses raisons. Cependant, il y en a une qui surpasse toutes les autres et c’est aussi la quatrième des sept béatitudes que contient le livre de l’Apocalypse. Je continue de lire dans le chapitre 19 du livre de l’Apocalypse.

L’ange me dit alors : – Écris : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau (Apocalypse 19.9 a).

Ici, comme pour chaque message adressé aux sept églises, Jean reçoit l’ordre solennel de mettre par écrit ce qui va lui être révélé.

Cette quatrième béatitude est parallèle à la seconde qui est :

Heureux, dès à présent, ceux qui meurent unis au Seigneur (Apocalypse 14.13).

Ces bienheureux font partie des « invités au festin de noces de l’Agneau » qui débute sur terre au moment où Jésus établit son royaume. Mais parmi les convives sont également présents les rescapés de la Tribulation et tous les croyants ressuscités de l’Ancien Testament (Matthieu 8.11 ; Ésaïe 26.19).

« Les noces de l’Agneau » ne sont qu’une image de la réalité mais elles reflètent bien l’union intime de Dieu avec ceux qui lui appartiennent. D’une certaine manière, ces noces sont le coup d’envoi du millénium, le royaume de Dieu sur terre. Le prophète Ésaïe écrit :

Le Seigneur des armées célestes préparera lui-même pour tous les peuples là, sur cette montagne, un festin de vins vieux, et de mets succulents, des mets tout pleins de moelle arrosés de vins vieux et dûment clarifiés. Et il déchirera là, sur cette montagne, le voile de tristesse qui couvre tous les peuples, la couverture recouvrant toutes les nations. Il fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé (Ésaïe 25.6-8).

Dans ce paradis retrouvé, il n’y a pas de citoyen de seconde classe et tout le monde est content de son sort. Quel contraste avec la situation de la fin du premier siècle quand l’apôtre Jean reçoit ces révélations. Il est alors banni sur l’île de Patmos, l’Église est stressée, sous pression, persécutée de l’extérieur et truffée d’hérésies à l’intérieur.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

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