Les émissions

24 nov. 2026

Apocalypse 2.20-29

Personne n’est parfait et tout le monde a ses défauts. Voilà une bonne façon de définir Mr. Tout-le-Monde, vous et moi. Et ce qui est vrai pour une personne l’est également pour toute organisation humaine, même pour une église. Certains travers sont peu importants tandis que d’autres ont besoin d’être corrigés dans les délais les plus brefs. C’est le cas de l’église de Thyatire. Pourtant, à plusieurs niveaux, ces croyants sont un modèle de vie chrétienne au point où Jésus leur dit :

Je connais tes œuvres, ton amour, ta fidélité, ton service et ta persévérance. Je sais que tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières (Apocalypse 2.19).

Ces braves chrétiens croissent dans la grâce de Dieu, et par leur témoignage ils font avancer la cause de Jésus-Christ (comparez 2Pierre 1.8). Oui, mais le tableau n’est pas tout rose. Malgré ces preuves indéniables de vitalité et de témoignage, l’église de Thyatire a de graves problèmes. Comme pour Éphèse et Pergame, Jésus-Christ fait d’abord l’éloge de l’église de Thyatire avant d’exprimer sa désapprobation.

Je continue de lire dans le second chapitre du livre de l’Apocalypse.

Pourtant, j’ai un reproche à te faire : tu laisses cette femme, cette Jézabel qui se dit prophétesse, égarer mes serviteurs en leur enseignant à participer au culte des idoles, en se livrant à la débauche et en mangeant les viandes des sacrifices (Apocalypse 2.20).

Certains manuscrits ont : « ta femme Jézabel » ce qui voudrait dire qu’il s’agit de l’épouse du « messager » qui serait donc le responsable de l’église de Thyatire, c’est à dire une personne en chair et en os.

Après les Nicolaïtes et le devin Balaam, voilà un autre personnage des plus sinistre. Décidément les chrétiens de la province d’Asie les collectionnent. Cette femme du nom de « Jézabel » se fait passer pour une prophétesse mais comme les deux autres larrons, elle enseigne à ses zouaves à participer aux partouzes organisées par les païens dans le cadre de leur « culte des idoles », ainsi qu’à manger la viande des animaux qui leur sont sacrifiés. Ces fautes reviennent comme un refrain ; elles sont très graves et avaient été relevées par le concile de Jérusalem comme devant être absolument à éviter. Le problème de l’église de Thyatire ne vient pas de l’extérieur, de persécutions, mais de l’intérieur, de personnes corrompus qui noyautent l’assemblée ; le ver est dans la pomme en quelque sorte (comparez Actes 20.30).

Dans l’Ancien Testament, « Jézabel » est l’infâme épouse d’Achab, le roi des X tribus d’Israël Nord. C’est à cause de cette femme ignoble que le culte de l’idole Baal se répand en Israël (1Rois 16.30-31). La fausse prophétesse Jézabel enseigne cette philosophie grecque très à la mode, comme quoi tout ce qui est spirituel est bon mais ce qui est matériel ou physique est mauvais. Or, comme Dieu ne s’intéresse qu’à l’esprit, dit-elle, ce qu’on fait de son corps ne compte pas, ce qui est aussi l’enseignement des Nicolaïtes. Il s’ensuit que la débauche ou d’autres actes d’idolâtrie sont sans conséquence. De toute façon, dit encore Jézabel, peu importe si les chrétiens commettent des fautes, puisque dans sa grâce Dieu leur pardonne. Mais c’est oublier que l’apôtre Paul s’est élevé de toute sa hauteur contre un tel raisonnement quand il écrit aux Romains :

Que dire maintenant ? Persisterons-nous dans le péché pour que la grâce abonde ? Loin de là ! Puisque nous sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ? (Romains 6.1-2).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 02 2023

Émission du jour | Jean 1.20-51

Témoignage de Jean-Baptiste sur Jésus

Nos partenaires