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15 févr. 2027

Apocalypse 20.14 – 21.3

Le 28 mars 2011, le satellite Swift de la NASA capture pour la première fois un phénomène impressionnant. Dans la constellation Draco à presque 4 milliards d’années-lumière de votre cuisine, une étoile qui passait près d’un trou noir s’est littéralement fait aspirer et a explosé. Un trou noir est une étoile mais comme elle n’émet aucun rayonnement ni aucune lumière, elle est invisible. Sa caractéristique la plus impressionnante est sa masse.

Notre soleil a un diamètre de près de 1,4 million de kilomètres (1 392 000 km). Eh bien, un trou noir ayant la même masse que le soleil (serait 464 000 fois plus petit) ne ferait que 3 km de diamètre. À cause de sa masse phénoménale, le trou noir avale tout ce qui passe à proximité y compris l’espace-temps. C’est donc une prison à toute épreuve, quasi éternelle et faite de ténèbres. Dieu a créé les trous noirs pour nous donner un aperçu de ce qu’est la seconde mort, l’abominable endroit où sont jetés les damnés.

Je finis de lire le chapitre 20 de l’Apocalypse.

Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie (Apocalypse 20.14-15).

La mort et le séjour des morts sont ici personnifiés et à juste titre car la dame à la faux ne manque pas de venir chercher tous les êtres vivants ; aucun n’est oublié. Il est vrai que Dieu arracha Hénoc (Genèse 5.24) et le prophète Élie (2Rois 2.11) de ses griffes mais ces deux hommes sont des exceptions car tous les autres reçoivent tôt ou tard la visite de la dame à la faux. Eh bien ici, elle et sa faux sont jetées dans l’étang de feu à tout jamais, ce qui fait qu’elle n’accomplira plus sa sinistre besogne. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : La victoire totale sur la mort a été remportée (1Corinthiens 15.54).

« Le séjour des morts » tient emprisonnées en son sein des multitudes de petits et grands. Ils sont en transit mais subissent déjà la colère de Dieu. « La mort et le séjour des morts » sont jetés dans « l’étang de feu » qui est la destination finale, l’oubliette éternelle, le trou noir de l’éternité. Il se peut que ce lieu infernal existe déjà. Matthieu rapporte que Jésus dit aux boucs à sa gauche :

Retirez-vous loin de moi, vous que Dieu a maudits, et allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges (Matthieu 25.41).

On sait aussi que les deux premiers occupants sont la première bête, l’Antichrist, et la seconde bête, le faux prophète (Apocalypse 19.20).

Dans le Nouveau Testament, le mot le plus courant pour désigner l’enfer ou l’étang de feu est « la géhenne ». Elle tire son nom de l’expression hébraïque « ge-hinnom » qui veut dire « vallée de Hinnom ». C’est en cet endroit, aussi appelé « Topheth » (2Rois 23.10 ; Jérémie 7.31, 32) et qui se trouve au sud-ouest de Jérusalem, qu’à certaines époques de leur histoire les Israélites idolâtres offrent leurs enfants en sacrifice aux faux dieux Baal et surtout Molok (Jérémie 19.2-6). À l’origine, c’est une spécialité des Ammonites mais elle fait des émules parmi les Israélites.

Au premier siècle, la vallée de Hinnom sert de décharge publique à la ville de Jérusalem ; on y jette même les corps des criminels exécutés. Ce lieu est plein de vermines, infesté de vers, et les ordures y brûlent jour et nuit dans un feu permanent. Il s’en dégage une fumée âcre et nauséabonde. Cette vallée devient la carte postale du séjour éternel des condamnés, une image que Jésus utilise souvent (Matthieu 5.22, 29, 30 ; 10.28 ; 18.9 ; 23.15, 33 ; Marc 9.43, 45, 47 ; Luc 12.5). Tous ceux qui meurent sans avoir reçu le pardon de leurs péchés ici-bas devront les expier eux-mêmes dans l’Au-delà.

Les Écritures décrivent le lieu final de jugement de plusieurs façons. C’est un lieu de ténèbres où les damnés sont isolés les uns des autres (Jude 7) et dans un feu qui brûle en permanence, ce qui exprime peut-être un soupir jamais satisfait, une passion jamais assouvie. L’expression : « le ver rongeur ne meurt point et le feu ne s’éteint jamais » qu’on trouve dans l’évangile selon Marc (9.48) décrit probablement une mauvaise conscience qui accuse continuellement.

Enfin, c’est aussi un lieu de bannissement éternel rempli « de pleurs et de grincements de dents », une description qu’on trouve 7 fois dans les évangiles. Les damnés auront un corps indestructible mais totalement différent du corps glorieux que posséderont les rachetés dans les cieux.

La doctrine de la condamnation éternelle a toujours été un problème affligeant pour les croyants parce que c’est tellement terrible et inexorable. Certains théologiens essaient de trouver des passages bibliques qui nuancent cette doctrine, mais si on prend l’enseignement du Nouveau Testament tel qu’il est donné, on ne peut pas nier l’horreur du lieu de perdition.

Selon les apôtres et surtout Jésus, il n’existe que deux destinées possibles pour les âmes des hommes : soit être avec le Seigneur dans le royaume des cieux, soit être séparé de Dieu dans l’étang de feu. Moi aussi je trouve ça dur, dur. D’un autre côté, cette vérité sinistre doit rappeler aux croyants que Dieu est prêt à gracier les coupables. Il nous faut donc absolument faire connaître la Bonne Nouvelle du pardon des péchés en Jésus à tous ceux que nous rencontrons, même s’il nous faut aller jusqu’aux extrémités de la terre, et quels que soient le coût et les sacrifices.

Malheureusement, il est facile de se laisser gagner par l’insouciance et l’indifférence ou de se laisser amuser par les divertissements et les gâteries narcissiques que nous offre notre culture dépravée. L’heure est grave et le temps presse. C’est maintenant qu’il faut se donner entièrement à la cause du Christ, informer nos contemporains qu’ils sont en train de glisser vers un trou noir, et les inviter à placer leur confiance en Jésus avant que la dame à la faux ne vienne les chercher, car alors les dés son jetés pour l’éternité.

Nous sommes tous des pécheurs maudits, mais il existe un moyen, un seul, d’échapper à la condamnation : reconnaître sa culpabilité devant Dieu et accepter le sacrifice de Jésus pour le pardon de ses péchés.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

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