Les émissions

11 déc. 2026

Apocalypse 3.11-15

Au coup de sifflet du départ d’une épreuve de course, certains font un faux départ et d’autres démarrent en trombe, mais on les observe de près pour voir s’ils vont tenir la distance, parce que au final, ce qui compte vraiment, c’est l’arrivée. Dans le chapitre trois du livre de l’Apocalypse, Jésus-Christ adresse une lettre à l’église de Philadelphie et il est remarquable qu’elle a non seulement bien commencé la course chrétienne, mais malgré les difficultés que ses membres rencontrent, cette assemblée persévère dans la foi coûte que coûte. Jésus lui dit alors :

Je viens soudainement, retiens fermement ce que tu as pour que personne ne te ravisse ta couronne (Apocalypse 3.11 ; auteur).

Aux églises précédentes, quand le Seigneur dit qu’il va venir (Apocalypse 2.5, 16 ; 3.3) c’est une menace, une mise en garde contre un jugement imminent qu’il a l’intention de leur administrer parce que les chrétiens lui sont infidèles et vivent dans le péché. Par contre, ici, Jésus vient pour venir en aide et récompenser ses fidèles en butte aux païens et surtout aux Juifs qui les haïssent. Dans chaque cas, la raison de la venue du Seigneur est en rapport avec le comportement des croyants auxquels il s’adresse.

Son retour peut donc être pour punir, pour délivrer, pour enlever son Église de ce monde et dans les cieux (1Thessaloniciens 5) ou pour détruire tous ses adversaires à la fin des sept années de Tribulation (2Thessaloniciens 2.1). Aujourd’hui, nous attendons que le Seigneur vienne dans les airs pour chercher et prendre avec lui tous les siens. En vue de son retour imminent, le croyant doit garder ce qu’il a, c’est-à-dire persévérer et rester fidèle à son Seigneur. C’est aussi ce que Jésus demande à chaque membre de l’église de Philadelphie. Dieu donne aux véritables croyants la foi, le courage et la fermeté de persévérer jusqu’à la fin. Dans son épître aux Colossiens, l’apôtre Paul écrit :

Dieu vous a réconciliés avec lui par le sacrifice de son Fils, qui a livré à la mort son corps humain, pour vous faire paraître saints, irréprochables et sans faute devant lui. Mais il vous faut, bien sûr, demeurer dans la foi ; elle est le fondement sur lequel vous avez été établis : tenez-vous y fermement sans vous laisser écarter de l’espérance qu’annonce l’évangile (Colossiens 1.22-23).

Ceux qui abandonnent la foi en cours de route, quelle qu’en soit la raison, révèlent qu’ils n’ont peut-être jamais vraiment compris en quoi consiste la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, et donc n’ont pas accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur. Le pire est quelqu’un qui se dit chrétien et qui non seulement retourne sa veste, mais en plus, se dresse de toute sa hauteur contre Jésus et les croyants. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres (1Jean 2.19).

Par contre, le Seigneur réserve une « couronne » aux membres de l’église de Philadelphie ainsi qu’à tous ses fidèles (1Corinthiens 9.25). Le mot grec ne désigne pas la couronne de la royauté qui est « diadema » en grec, et d’où vient le mot « diadème ». Non, Jésus parle de « la couronne décorée » « stephanos » en grec, et qu’on remet alors au vainqueur d’une épreuve sportive. Dans le Nouveau Testament, quand il est question de « couronne », c’est toujours de « stephanos » dont il est question. Il en existe plusieurs sortes, mais elles font toutes partie des récompenses que recevront certains croyants pour leur consécration au Seigneur.

Dans la lettre à l’église de Smyrne, Jésus a déjà mentionné « la couronne de vie », littéralement « la couronne qui est la vie » (Apocalypse 2.10). Ici, le Seigneur dit simplement : « ta couronne ». Il est intéressant de remarquer que cette couronne particulière est promise aux membres des églises de Smyrne et de Philadelphie, les deux seules églises auxquelles Jésus ne fait aucun reproche.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

Émission du jour | Jean 2.1 – 2.25

Premier miracle de Jésus en Galilée

Nos partenaires