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10 sept. 2025

Daniel 3.19-30

Dans la vie, et plus précisément dans mes relations familiales, amicales ou professionnelles, je me suis parfois trouvé dans des situations très tendues parce qu’une autre personne et moi avions des points de vue irréconciliables car fondamentalement opposés. Dans ces circonstances fâcheuses, il est toujours préférable d’essayer de régler les différends à l’amiable, mais comme chacun sait pour en avoir fait l’expérience, ce n’est pas toujours possible.

Les trois jeunes Hébreux qui ont été déportés à Babylone avec le prophète Daniel se trouvent en très mauvaise posture. En raison d’événements indépendants de leur volonté, ils sont obligés de choisir entre demeurer fidèles à leur Dieu ou obéir au tyran Nabuchodonosor qui exige d’eux qu’ils se prosternent et adorent une statue plaquée or qu’il a fait ériger à sa gloire. Leur situation est critique parce que s’ils refusent, ils seront jetés dans une fournaise ardente ce qui signifie une mort certaine. Mais ayant rejeté toute compromission, ils ont dit leur dernier mot qui est :

Si nous sommes jetés dans la fournaise où brûle un feu ardent, notre Dieu que nous servons peut nous en délivrer, ainsi que de tes mains, ô roi ! Mais même s’il ne le fait pas, sache bien, ô roi, que nous n’adorerons pas tes dieux et que nous ne nous prosternerons pas devant la statue d’or que tu as fait ériger (Daniel 3.17-18).

Les trois amis ne mettent pas en doute la puissance de l’Éternel de les sauver, mais ils acceptent humblement sa souveraineté sur le plan moral, c’est à dire qu’il les délivrera s’il le juge bon. De toute façon, ils n’ont pas l’intention de céder et il va sans dire que Nabuchodonosor non plus. Étant donné que cette scène se joue devant tous les hauts fonctionnaires de son empire, il est hors de question pour le roi de perdre la face et de se couvrir de ridicule en faisant marche arrière. Il y a de l’électricité dans l’air et la tension du moment est palpable. Je continue de lire dans le chapitre 3 du livre de Daniel.

Alors Nabuchodonosor fut rempli de fureur contre Chadrak, Méchak et Abed-Nego, et son visage devint blême. Il reprit la parole et ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus que d’habitude. Puis il commanda à quelques soldats vigoureux de sa garde, de ligoter solidement Chadrak, Méchak et Abed-Nego et de les jeter dans la fournaise ardemment chauffée (Daniel 3.19-20).

Évidemment, la réaction du despote est entièrement prévisible. Étant donné son très mauvais caractère qui ne tolère pas le moindre désagrément, et face au défi lancé à son autorité, il fait une crise de nerfs et devient comme fou furieux. Il aboie alors des ordres demandant à ce qu’on monte le thermostat à fond, c’est ce que le chiffre sept veut dire, afin que la fournaise soit la plus ardente possible.

Nabuchodonosor a vraiment un gros problème de maîtrise de soi, mais pour sa défense, façon de parler, il faut dire qu’il n’a probablement jamais rencontré une résistance aussi nette et résolue à sa volonté. Alors, il veut que le châtiment des trois Hébreux soit exemplaire dans le but d’enseigner à tous ses dignitaires ce qu’il en coûte de se rebeller contre son autorité politique ou religieuse.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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