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11 sept. 2025

Daniel 3.31 – 4.15

L’histoire de l’humanité se résume à une longue suite de tyrans qui, les uns après les autres, détiennent le pouvoir et oppriment une ou plusieurs nations. Parmi eux, Nabuchodonosor est tout aussi cruel et despotique que les autres. Pourtant, il est l’objet de la grâce de Dieu qui, à plusieurs reprises, s’adresse à lui par des rêves ou des événements extraordinaires. Ce roi se fait construire une immense idole plaquée or et ordonne à tous les hauts fonctionnaires de son royaume de l’adorer, mais comme les trois amis de Daniel refusent tout net, il voit rouge et les fait jeter dans une fournaise ardente. Malgré tout, il est très impressionné par le courage et consécration de ces jeunes gens qui sont prêts à perdre leur vie plutôt que de transgresser la Loi de Moïse en se prosternant devant son idole. Alors, il rend hommage à leur fidélité à Dieu et à leur fermeté dans la foi en les appelant « serviteurs du Dieu très-haut » (Daniel 3.26).

En effet, même si ces trois hommes sont au service du roi de Babylone, leur allégeance première est à l’Éternel leur Dieu. La délivrance miraculeuse dont ils font l’objet atteste, ici encore, la souveraineté du Dieu des cieux. Non seulement il limite la durée des royaumes de ce monde, mais aussi le pouvoir de leurs potentats en intervenant dans les affaires humaines et en faveur des siens. Marqué par la puissance de l’Éternel, Nabuchodonosor fait connaître sa nouvelle conviction à son égard en décrétant :

Tout homme de quelque peuple, nation ou langue quel qu’il soit qui parlera d’une manière irrespectueuse du Dieu de Chadrak, de Méchak et d’Abed-Nego sera mis en pièces et sa maison sera réduite en un tas de décombres, parce qu’il n’existe pas d’autre Dieu qui puisse sauver ainsi les hommes (Daniel 3.29).

Je continue de lire dans le chapitre 3 du livre de Daniel.

Le roi Nabuchodonosor adressa à tous les peuples, à toutes les nations et aux gens de toutes langues qui habitent la terre entière le message suivant : Que votre paix soit grande ! (Daniel 3.31).

Dans certaines versions c’est le chapitre 4 qui commence ici.

Cette proclamation universelle fait suite au jugement divin qui a frappé Nabuchodonosor et qui est raconté dans le chapitre suivant. Le roi de Babylone a été confronté à plusieurs prodiges ; il a tout d’abord été obligé de reconnaître que l’Éternel a la puissance de délivrer ceux qui lui font confiance en lui obéissant. Mais maintenant, il va bien plus loin dans ses convictions puisqu’il fait circuler dans tout l’empire une lettre officielle qui est un témoignage personnel suite à une expérience particulièrement douloureuse qu’il a vécue. Il veut faire profiter tous ses sujets du nouvel éclairage spirituel qu’il a reçu de la part de l’Éternel.

Assez curieusement de la part d’un dictateur, il commence la proclamation par « Que votre paix soit grande ! » Qu’entend-il dire par là ? Il n’exprime pas le souhait de voir les divers peuples sur lesquels il règne vivre en paix les uns avec les autres, car sa puissante armée fait cesser toute dispute et établit une pax romana ou plutôt pax babylonia dans tout l’empire. Ici, il parle de la paix de l’âme ou du cœur, la tranquillité intérieure, et ce ne sont pas des paroles en l’air, car après être passé par une difficile et longue période de graves troubles mentaux, il a trouvé la sérénité suite à sa conversion au culte du seul vrai Dieu.

Le cœur de tout homme aspire à cette paix que Nabuchodonosor a découverte, mais elle ne s’obtient qu’en faisant confiance au seul vrai Dieu. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Une fois que nous sommes déclarés justes en raison de notre foi, nous avons la paix avec Dieu par l’intermédiaire de notre Seigneur Jésus-Christ (Romains 5.1 ; Autre).

Cette paix a été conclue avec Dieu le Père par Dieu le Fils au nom de tous les croyants. Il l’a obtenu pour nous après avoir purgé notre peine, c’est-à-dire expié nos fautes par le don de sa vie sur la croix. Dorénavant Dieu est favorable à tous ceux qui viennent à lui au nom de Jésus (Jean 14.6).

Le péché est à l’origine de toutes les difficultés, tous les malheurs et tragédies qui affligent ce bas monde ; c’est le péché qui explique pourquoi les choses ne vont pas comme on veut et pourquoi les relations avec les autres sont si difficiles. Un jeune lycéen a exprimé son désarroi en disant : « Je ne suis pas en paix avec moi-même ; je ne suis pas en paix avec mes parents ; je ne suis pas en paix avec mes profs ; je suis en paix avec personne ». Le problème fondamental de l’homme est qu’il n’est pas en paix avec son Créateur ». Mais après avoir accepté la paix que Dieu lui offre en Jésus-Christ, il peut commencer à régler tous les conflits qui bouillonnent en lui et autour de lui. Un grand nombre de difficultés émotionnelles et de maladies dites « mentales » peuvent être guéries en apportant la paix du Christ et en faisant connaître la Parole de Dieu aux personnes affligées. Matthieu rapporte que Jésus a dit aux foules qui le suivaient :

Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère (Matthieu 11.28-30).

Nabuchodonosor est connu pour avoir été un puissant empereur et une brute épaisse qui s’emportait pour un rien. Mais il a changé du tout au tout quand il a fait la paix avec Dieu.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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