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24 mars 2025

Esaïe 34.1 – 35.10

Les histoires de famille sont comme des paniers à crabes, et commencer à en parler c’est ouvrir la boîte de Pandore, qui, selon la mythologie grecque, contient tous les maux de l’humanité qui se sont répandus sur terre et nous affligent toujours et encore. La haine et la jalousie font partie de ces maux et des vices qu’on trouve dans les familles. Dans le livre des Proverbes, on lit :

Des frères sont plus intraitables qu’une ville forte, et leurs querelles sont comme les verrous d’un palais (Proverbes 18.19 ; LSG).

Ces paroles conviennent parfaitement à Jacob et à son frère Ésaü. Quand le père Isaac a dit à ce dernier qu’il habiterait une région inhospitalière et qu’il vivrait de la pointe de son épée (Genèse 27.39-40), Ésaü a pris Jacob en grippe et cette inimitié s’est propagée à ses descendants, les Édomites, qui sont des adversaires perpétuels des Israélites (comparez Amos 1.11 ; Abdias 10 ; Jérémie 49.7-22 ; Ézéchiel 25.12-14 ; 35). Pour cette raison, dans les prophéties, Édom, comme Moab d’ailleurs (comparez Ésaïe 24-27 ; 25.9-12), est le porte-parole des ennemis du peuple juif (Ésaïe 34). Bien que ciblé sur Édom, le jugement annoncé revêt un caractère universel et c’est le monde entier qui est visé. C’est le sujet du chapitre 34 du livre d’Ésaïe, qui avec le suivant présente un double tableau, mais forme un tout, qui est quelquefois appelé « la petite apocalypse » d’Ésaïe. Décidément, selon ses prophéties, les choses ne s’arrangent guère puisqu’après avoir terminé « le livre des malheurs », nous abordons « la petite apocalypse ». Si les chapitres 34 et 35 portent ce nom, c’est parce que le premier prédit le jugement des nations et le second l’exil d’Israël.

Comme dans des prophéties antérieures, la prophétie d’Ésaïe commence ciblée puis s’élargit rapidement en traversant les siècles pour inclure le monde entier jusqu’à « la grande tribulation » et l’établissement du royaume de Dieu sur terre avec Jésus comme souverain.

Aujourd’hui, nous ne regardons pas encore en direction d’un roi terrestre mais d’un Sauveur céleste dont nous attendons la manifestation. Dans sa lettre à Tite, l’apôtre Paul écrit :

Notre bienheureuse espérance (est) la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur (Tite 2.13).

Une fois que l’Église universelle composée de tous les croyants en Jésus Christ sera enlevée dans les airs, ceux qui restent sur terre subiront le jugement de « la tribulation » qui finira par la bataille d’Armaguédon.

Les chapitres 34 et 35 ont été composés vers la fin de la carrière prophétique d’Ésaïe, un peu après la déroute de l’armée assyrienne. Le chapitre 34 contredit la philosophie humaniste selon laquelle, par son ingéniosité, l’homme croit encore pouvoir instaurer le royaume de Dieu sur terre. Indépendamment de son Créateur, il cherche à établir le Millénium même s’il l’appelle autrement. L’homme pense qu’avec le temps les choses iront en s’améliorant, que les inégalités disparaîtront au profit de l’harmonie. Depuis des siècles : « En avant toute, toujours mieux, de progrès en progrès » sont les ordres de marche de l’humanité, des concepts qui s’étendent à tous les domaines de la vie. Mais cette course contre la montre est un mirage, une utopie qui va à l’encontre de la seconde loi de la thermodynamique, et surtout de l’expérience quotidienne et cumulée de tous les êtres humains. Selon les Écritures, la planète terre aura un futur glorieux, mais il ne proviendra pas des efforts conjugués des hommes, car tout ce qu’ils ont construit, matériellement et moralement, sera consumé par le feu du jugement de Dieu. Le péché intrinsèque au cœur de tout être humain sera personnifié dans « l’homme du péché », l’Antichrist qui établira son propre royaume.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

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