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27 mars 2025

Esaïe 40.1 – 31

Je n’ai encore jamais entendu parler d’une grève dont le but était de faire éclater sa joie sur la situation présente ; non, c’est toujours le contraire ! On manifeste et on proteste pour exprimer son mécontentement. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’injustices dans la vie, autant pour les individus que pour les nations.

Quand le prophète Ésaïe écrit la deuxième grande section de son livre, il met l’accent sur la gloire à venir d’Israël afin d’encourager ses compatriotes et les générations suivantes parce que le royaume de Juda va être confronté à un avenir incertain et un siècle de grosses difficultés qui seront suivies d’une captivité de 70 ans à Babylone. Rien de très réjouissant !

Mais Ésaïe garde constamment devant lui le but final de l’Histoire qui est la réalisation pleine et entière du règne de Dieu. C’est à la lumière de cet avenir glorieux qu’il considère la misère présente et à venir de son peuple, et l’obscurité spirituelle où se trouve le monde païen. Son regard se porte toujours vers l’accomplissement final des promesses de Dieu, et dans chaque événement particulier qui les prépare, il entrevoit déjà le salut glorieux du petit reste rescapé d’Israël.

Dès le chapitre 40, qui comme je l’ai dit, commence la deuxième grande section du livre d’Ésaïe, le prophète place cet objectif suprême : « le salut final glorieux d’Israël » devant les yeux du peuple élu afin de le consoler et c’est à partir de ce point focal loin dans l’avenir qu’il revient en arrière dans l’histoire d’Israël pour parcourir les différentes étapes que le peuple devra franchir avant d’atteindre cet avenir glorieux.

Cette deuxième section d’Ésaïe (chapitres 40-66) est structurée en trois parties de 9 chapitres chacune. L’objet principal de la première section est la délivrance de la captivité de Babylone (Ésaïe 40-48) et l’agent de cette libération est le roi perse Cyrus. Sa victoire sur les Chaldéens idolâtres qui oppriment Israël est également le triomphe de Dieu sur les idoles ; aussi cette œuvre est présentée comme une manifestation de la toute-puissance de l’Éternel. Le thème qui parcourt cette première partie est la gloire de Dieu vue à travers la défaite de Babylone et de ses fausses divinités, et en second lieu, la délivrance de son peuple Israël.

Mais le retour de l’exil n’est pas le salut complet, il en est seulement le point de départ et la condition. Il faut encore que le peuple élu soit transformé intérieurement et cette rédemption spirituelle est l’objet de la seconde partie de cette deuxième section du livre d’Ésaïe (chapitres 49 à 57) et l’agent de ce salut est « le Serviteur de l’Éternel ; c’est lui qui sera l’instrument de cette œuvre spirituelle nouvelle comme Cyrus l’a été pour la délivrance temporelle d’Israël de Babylone.

Ésaïe décrit la personne, l’œuvre, les humiliations et l’élévation de ce « Serviteur », grâce à qui le salut de Jérusalem est assuré. Le point focal de cette prophétie est le chapitre 53, qui se trouve placé précisément au milieu, non seulement de cette portion du texte, mais de toute la deuxième section du livre d’Ésaïe.

Dans la troisième partie de la deuxième section d’Ésaïe (chapitres 58 à 66), le prophète commence par encourager le peuple à accepter le salut qu’il vient de lui présenter, puis au milieu d’exhortations et de promesses, il déploie devant nous une série de tableaux éblouissants qui représentent la venue du Messie, ainsi que la gloire réservée à la future Jérusalem et au reste d’Israël qui la possédera. Ce reste rescapé sera accompagné des païens de toutes les nations convertis à l’Éternel. Cette portion de texte réunit les deux aspects du salut du peuple de Dieu développés dans les deux premières parties de la deuxième section : sa délivrance temporelle, c’est à dire le retour d’exil, et deuxièmement sa transformation spirituelle.

Chacune de ces trois parties de la seconde section du livre d’Ésaïe se termine par un avertissement solennel adressé aux malfaisants ; les deux premières par la même phrase : « Mais, a dit l’Éternel, il n’y a pas de paix pour les méchants » ! (Ésaïe 48.22 ; 57.21). La troisième partie finit aussi sur la même pensée, mais sous une forme plus développée et bien plus menaçante qui est :

Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant (Ésaïe 66.24).

Cette triple répétition de la même idée constitue une sorte de refrain qui appose un point final à la fin de chacune des trois parties de la seconde section du livre d’Ésaïe.

Nous arrivons donc au chapitre 40 où nous nous éveillons, pour ainsi dire, au-delà du désastre de l’exil babylonien. Ce chapitre sert d’introduction au reste du livre d’Ésaïe où le ton est celui de la consolation sachant qu’à l’affliction présente succédera le salut le plus glorieux (Ésaïe 40.1-11). Cet avenir glorieux est certain parce qu’il est promis par le Dieu infiniment grand devant qui les adversaires ne sont que néant (Ésaïe 40.12-26). Qu’Israël reprenne donc confiance ! (Ésaïe 40.27-31).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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