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17 juin 2024

Galates 5.22-26

Si je venais vous voir avec un micro et que je vous demande : « Quel est le premier mot qui vous vient à l’esprit quand je dis : le christianisme c’est ? » Je peux imaginer des tas de réponses comme : « l’église, la messe, Dieu, Jésus, les protestants, les catholiques, la bible, le Nouveau Testament », et d’autres termes pas très élogieux. Je me demande combien de personnes répondraient « l’amour ». Très peu je suis sûr parce que l’histoire de la chrétienté ne fait pas pencher la balance en faveur de cette réponse. Sans trop réfléchir, je pense aux croisades, à l’inquisition et aux guerres de religion, des contre exemples de l’amour.

À cause de la conduite de ceux qui au travers des siècles se sont dit chrétiens et qui étaient pervertis jusqu’à la moelle, les bonnes gens ont bien du mal à établir un parallèle entre le christianisme et l’amour du prochain. Pourtant, selon l’enseignement du Nouveau Testament, ça devrait être la principale vertu des croyants. En effet, dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples : Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Oui, comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres (Jean 13.34-35). Et dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul compose un célèbre hymne à l’amour. Il ne l’a pas écrit pour que certains copient ses paroles sur un poster, l’ornent d’un beau cadre brillant et accrochent le tableau sur l’une des cloisons de leur maison. Certes, il n’y a pas de mal à décorer ses murs avec la Parole de Dieu mais encore faut-il la mettre en pratique.

Dans l’épître aux Corinthiens, cet hymne à l’amour fait partie du contexte particulier des dons de l’Esprit. Paul en parle longuement puis déclare que l’exercice de ces dons doit être impérativement accompagné d’amour. C’est le thème du chapitre 13 de sa première épître aux Corinthiens ; je lis la première partie : Supposons que je parle les langues des hommes et même celles des anges : si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien de plus qu’une trompette claironnante ou une cymbale bruyante. Supposons que j’aie le don de prophétie, que je comprenne tous les mystères et que je possède toute la connaissance ; supposons même que j’aie, dans toute sa plénitude, la foi qui peut transporter les montagnes : si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Si même je sacrifiais tous mes biens, et jusqu’à ma vie, pour aider les autres, au point de pouvoir m’en vanter, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. L’amour est patient, il est plein de bonté. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère (1Corinthiens 13.1-7). Je trouve ce passage fantastique bien sûr, mais aussi accusateur parce que si je mesure mon comportement à cet étalon, je ne lui arrive pas à la cheville. L’amour ne tire jamais la couverture à soi mais cherche toujours à bénéficier autrui. Les croyants sont exhortés à exercer leurs dons et talents naturels pour le bien-être des autres et premièrement des frères et sœurs en Jésus-Christ car ils constituent le corps mystique du Christ. Nous devons être au service les uns des autres tout comme chaque partie de mon corps est nécessaire et au service de toutes les autres. Par exemple, Jésus a dit : Les yeux sont comme une lampe pour le corps ; si donc tes yeux sont en bon état, ton corps entier jouira de la lumière (Matthieu 6.22).

C’est grâce à mes yeux que je sais où je vais, que je peux garder l’équilibre, éviter les obstacles et que mes mains peuvent saisir des objets. Il est inconcevable qu’un beau jour mes yeux décident de sortir de leurs orbites, quittent mon corps et disent : Nous voulons aller nous promener, alors on va te laisser pendant un petit moment. C’est ridicule. Pareillement, les croyants doivent toujours agir pour le bien commun, se mettre au service des autres par amour pour eux.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

Émission du jour | Jean 4.1-30

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