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18 juin 2024

Galates 6.1-2

Quand j’ai fait la préparation militaire, on allait crapahuter dans la montagne sous un soleil de plomb face à un vent à décorner un bœuf. Non seulement ce n’était pas une promenade dominicale, mais ce séjour avait un vague goût désagréable de déjà vu. En effet, quand j’étais enfant à l’âge de dix ans et je crois onze ans, je suis allé en colonie à Port Vendres pendant un mois. Or le style de ces vacances était moitié caserne et moitié maison de redressement. Tous les jours, c’était sieste obligatoire dans le silence complet. Puis on allait souvent à la plage où à coups de sifflet on entrait dans l’eau et on en sortait. Puis on nous donnait du pain mou avec du chocolat noir de qualité inférieure. Ce n’est pas tout. Quelquefois, pour des raisons qui m’ont toujours échappé, le moniteur nous emmenait en montagne où on devait marcher dans une chaleur accablante sur un terrain aride et plein d’arbustes épineux. Alors pour nous encourager, comme à l’armée, on nous faisait chanter. C’est là que j’ai appris le fameux refrain : La meilleure façon de marcher, c’est encore la nôtre, c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer. Finalement, tout ça a eu du bon puisque j’aime encore bien les courses de montagne.

Les différentes façons de marcher, qu’elles soient titubantes ou d’un pied sûr, soutenue et régulière, ou rapide de commando avec fusil et paquetage, ont toutes des points communs. En fait, même la marche selon l’Esprit, telle qu’elle est décrite dans le Nouveau Testament, est comparable aux tout premiers pas que nous avons faits en tant que bébé ; c’est d’ailleurs ce que l’apôtre Paul explique aux Galates.

Dans la dernière partie de la section pratique de cette épître, il les exhorte à se soumettre au Seigneur en toute humilité et à se laisser diriger par lui. C’est ce qui s’appelle la sanctification de l’Esprit ou la marche en nouveauté de vie. Certains Galates se sont mis dans de très vilains draps en suivant les conseils empoisonnés des perturbateurs Judaïsants. Ils avaient pourtant tous très bien commencé la vie chrétienne en plaçant leur foi en Jésus-Christ. Mais comme envoûtés, quelques uns d’entre eux essaient maintenant d’atteindre une sorte de perfection en suivant les préceptes de la Loi de Moïse. Ce comportement est évidemment un non-sens puisque d’une part, ils ne sont pas israélites, et d’autre part, le régime de la Loi a été aboli quand Jésus est mort sur la croix. Preuve en est, le rideau qui sépare la partie sainte du Temple et le Saint des saints s’est séparé tout seul en deux de haut en bas, comme s’il avait été déchiré par une main invisible. Je lis la description de cette scène dans l’évangile selon Matthieu : Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : — Eli, Eli, lama sabachthani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? À ce moment, Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l’esprit. Et voici qu’au même instant, le rideau du Temple se déchira en deux, de haut en bas ; la terre trembla, les rochers se fendirent (Matthieu 27.46, 50-51).

En essayant d’obéir à la Loi, les Galates renégats sont non seulement déchus de la grâce, mais en plus, ils essuient un échec cuisant dans leur vie chrétienne, aussi bien à titre personnel que communautaire puisque leurs églises sont divisées. Il semble que dans les églises de Galatie, comme dans celle de Corinthe d’ailleurs, la principale cause de dissension est la recherche d’une « vaine gloire » par certains qui en pratiquant certains aspects de la Loi de Moïse, cherchent à s’élever au-dessus des autres, ce qui ne peut que provoquer des dissensions dans l’assemblée. Après leur avoir montré leur folie et expliqué que seuls ceux qui se soumettent au Seigneur lui sont agréables, l’apôtre s’adresse surtout à ceux qui sont restés fidèles à ses enseignements, et qui ne sont donc pas tombés sous le joug du légalisme.

Afin de produire des fruits dignes de son appel d’enfant de Dieu, le croyant est exhorté à vivre et à marcher selon l’Esprit, et à persévérer dans cette marche, et s’il tombe, il doit se relever et repartir. Mais parfois, quand on est parterre, on a besoin d’aide pour se remettre sur pied. C’est là que doivent intervenir ceux qui sont spirituels, qui sont plus avancés dans la marche par la foi et qui vivent selon l’Esprit. Or, cet Esprit se manifeste par de l’amour envers les plus faibles qui commettent une faute. Les personnes spirituelles doivent alors redresser celui qui est tombé mais avec douceur et humilité car il faut prendre garde à sa propre faiblesse.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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