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20 mai 2022

Genèse 45.25 – 46.28 – Lévitique 19 – Éphésiens 5

Il y a quelques années, un éminent cancérologue américain du nom de Carl Simonton a écrit un livre intitulé : Guérir envers et contre tout publié aux éditions ÉPI, sur les aspects psychologiques des cancers. Il dit qu’une des étapes obligatoires vers la guérison est la décision de pardonner à tous ceux qui vous ont fait du mal. Il est même brutal puisqu’il déclare : Pas de pardon, pas de guérison ! Le pardon est une vertu que je devrais pratiquer ne serait-ce que pour mon propre bénéfice. La rancœur, l’amertume et tous les autres sentiments négatifs sont une telle source de problèmes psychologiques, physiques et relationnels qu’ils empoisonnent littéralement notre existence.

Dans son livre Malaise dans la civilisation, Freud avertit ses lecteurs que la vengeance comme possibilité de réponse à une offense appelle davantage de vengeances et accumule des maux sans fin. Le roi Salomon, un des écrivains sacrés a écrit :

Un cœur paisible contribue à la vie du corps ; mais l’envie, la jalousie, la colère, ou l’emportement est la carie des os (Proverbes 14.30).

On a coutume de dire que la plus noble conquête de l’homme est le cheval. En tout cas, c’est bien plus facile que de maîtriser sa langue, ce tout petit organe qui critique et déchire, et qui fait du mal à son prochain. Pour ma part, je crois que la plus noble des conquêtes que je puisse faire est de prendre sur moi les offenses et de pardonner. Dans le fameux Sermon sur la Montagne qui est la charte constitutionnelle du Royaume de Dieu, Jésus précise les conditions requises pour y entrer ; je le cite :

Aimez vos ennemis, faites du bien, prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, vous serez les fils du Très-Haut, parce qu’il est lui-même bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre père est miséricordieux. Ne vous posez pas en juges d’autrui, et vous ne serez pas vous-mêmes jugés. Ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés. Pardonnez, et vous serez vous-mêmes pardonnés (Luc 6 35-38).

Cela dit, pardonner ne remplace pas la démarche saine qui consiste à aller voir celui qui vous a offensé, et lui exposer avec franchise vos griefs. Cette façon de faire permet de résoudre les malentendus et d’attribuer les responsabilités de part et d’autre. Je cite un passage tiré de l’Ancien Testament :

Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur, mais tu reprendras ton compatriote, afin de ne pas te charger d’une faute à cause de lui. Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel (Lévitique 19.17-18).

En agissant ainsi, j’exprime la vérité avec amour dans mes relations avec les autres comme nous le prescrit le Nouveau Testament :

Ne vous abusez point ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi (Éphésiens 4.15).

Psychologiquement, cette démarche m’évite de nourrir des mauvais sentiments et me permet de mettre fin à une affaire douloureuse en tirant un trait sur le passé. Mais si je ne pardonne pas et cherche à me venger, je deviens moi-même coupable d’arrogance, car comme le dit un passage de l’Ancien Testament :

Toutes les querelles proviennent de l’orgueil (Proverbes 13.10).

Facile à dire, mais pas à faire ! C’est pourquoi, il m’est bien plus facile de pardonner, si j’ai moi-même expérimenté le plus grand des pardons, celui que Jésus-Christ accorde à quiconque vient à lui. Si vous avez la haine au cœur contre quelqu’un, je recommande la lecture d’un tout petit ouvrage, qui s’appelle : Le pardon, une puissance qui libère, aux Éditions Compassion et écrit par le pasteur Hatzakortzian.

Joseph, le fils de Jacob qui avait pourtant été vendu comme esclave par ses 10 demi-frères ne leur en tient pas du tout rigueur parce que pardonner faisait partie de sa façon de vivre. Pourtant, en tant que grand vizir d’Égypte, il aurait facilement pu se venger. Au contraire, il les a renvoyés chez eux au pays de Canaan pour chercher leur père, leur famille et tous leurs troupeaux afin qu’il vienne s’installer dans le delta du Nil.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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