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21 nov. 2025

Hébreux 10.28 – 11.1

On a coutume de dire : « Qui vole un œuf, vole un bœuf », mais ce n’est quand même pas pareil. Notre sens de la justice tout comme le code pénal fait une distinction entre les infractions à la loi, car on ne peut quand même pas mettre dans le même sac le gamin qui va piquer un œuf dans un poulailler et le paysan qui au milieu de la nuit va chercher le bovin dans le champ attenant de son voisin pour le vendre sur un marché éloigné ; ou encore un violeur-assassin d’une petite fille et un voleur de poules. Les Saintes Écritures aussi font une distinction entre les fautes en déclarant certaines plus graves que d’autres.

Je continue de lire dans le chapitre 10 de l’épître aux Hébreux.

Celui qui désobéit à la loi de Moïse est mis à mort sans pitié, si deux ou trois témoins déposent contre lui. À votre avis, si quelqu’un foule aux pieds le Fils de Dieu, s’il considère comme sans valeur le sang par lequel l’alliance a été consacrée, s’il outrage le Saint-Esprit, qui nous transmet la grâce divine, ne pensez-vous pas qu’il mérite un châtiment plus sévère encore ? (Hébreux 10.28-29 ; Autre).

Sous l’Ancienne Alliance, un Israélite qui dit du mal de la loi de Moïse devant témoins, est sommairement exécuté. L’auteur s’appuie sur cette règle pour dire que si le mépris de la loi de Moïse, qui est une alliance inférieure, entraîne un tel châtiment, qu’en sera-t-il de quelqu’un qui, par choix délibéré et persistant, se détourne complètement de ce qu’il sait être vrai de la Nouvelle Alliance, qui est parfaite et qui repose sur le sacrifice expiatoire du Fils de Dieu ?

La seule réponse possible et solennelle est qu’en premier lieu, il n’y a point de seconde voie pour l’expiation du péché, et ensuite, la condamnation prononcée dans le deuxième cas sera considérablement plus sévère que dans le premier cas, qui pourtant a déjà conduit à la peine capitale. Le pire crime que quelqu’un puisse commettre sous le régime de l’Ancienne Alliance n’est pas comparable à l’offense commise par celui qui comprend la signification de la croix et crache dessus en rejetant délibérément la grâce de Dieu.

Luc rapporte que Jésus a enseigné que le jugement, tout comme la culpabilité, est proportionnel au péché (Luc 12.47-48). Et Jean rapporte que le Seigneur a dit au gouverneur Pilate : « Celui qui me livre entre tes mains est plus coupable que toi » (Jean 19.11). La trahison de Judas est beaucoup plus grave que la décision politique de Pilate le poltron d’acquiescer à la requête des religieux juifs et de faire exécuter le Christ. Judas est un apostat parce qu’il sait que Jésus est le Fils de Dieu alors que le gouverneur ne le connaît pas. Pour cette raison, dans la Divine Comédie (1472, composée de cent chants), le poète italien Dante place Judas tout au fond, dans l’endroit le plus reculé de l’enfer et il pense le plus brûlant, en compagnie de Brutus, le principal assassin de Jules César, parce que tous deux sont des traîtres, qui se sont d’ailleurs suicidés.

Aujourd’hui, Dieu est moins tolérant qu’il ne l’était sous le régime de l’Ancienne Alliance parce que Jésus, la lumière du monde, est venu et les hommes sont donc sans excuse. Dans le livre des Actes, on lit que l’apôtre Paul a dit :

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts (Actes 17.30-31 ; LSG).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

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