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28 nov. 2025

Hébreux 11.23-31

Pendant des milliers d’années, les tribunaux considèrent que ce que dit un homme au moment de sa mort est digne de foi, car devant la dame à la faux, tromper ou le besoin de prétendre ce qu’on n’est pas, ne présente plus d’intérêt, et de toute façon, il est très difficile de donner le change quand on est au seuil de la mort.

Précédemment et afin de montrer la foi de Jacob et de Joseph, l’auteur de l’épître aux Hébreux a rappelé ce qu’ils ont fait et dit alors qu’ils sont sur le pas de l’éternité. Après les patriarches, l’auteur choisit Moïse qui est né à un très mauvais moment, car pour enrayer l’explosion de la population des Hébreux en Égypte, le Pharaon décrète que tout enfant mâle doit être jeté dans le Nil. Les parents de Moïse se trouvent alors devant un choix terrible : obéir au roi et sauver leur peau ou garder l’enfant et risquer la mort.

Je continue de lire dans le chapitre onze de l’épître aux Hébreux.

Par la foi, Moïse, après sa naissance, a été tenu caché pendant trois mois par ses parents, car en voyant combien cet enfant était beau, ils ne se sont pas laissés intimider par le décret du roi (Hébreux 11.23).

La vie consiste souvent à faire des choix. Certaines décisions sont anodines et on les prend sans réfléchir tandis que d’autres ont d’énormes implications et demandent un sérieux temps de réflexion. Et même si je reporte ma décision en faisant traîner les choses en longueur, je fais un choix qui aura des conséquences.

Dans la vie, il faut souvent forcer le destin. Napoléon a dit que chaque bataille comprend un moment décisif, une petite fenêtre d’un quart d’heure où se joue l’issue de la bataille ; prendre les bonnes décisions au bon moment signifie la victoire, mais rater ce coche et c’est la défaite.

Chez les Grecs anciens, on trouve une statue appelée « opportunité ». La partie frontale de la tête est couverte de longs cheveux ondulés, mais derrière, elle est chauve. L’enseignement de cette statue est qu’il faut saisir les opportunités quand elles se présentent à nous, car une fois passées, il est trop tard.

Depuis la création, Dieu demande aux hommes de prendre des décisions qui déterminent le cours de leur vie. Adam a fait le pire des choix qui a engendré la misère de toute l’humanité après lui.

Dans le livre du Deutéronome, on lit que dans le désert, Dieu a dit à Israël :

Je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants (Deutéronome 30.19 ; comparez 1Rois 18.21).

Abel offre le sacrifice que Dieu demande et est déclaré juste. Caïn par contre, en fait à sa tête et est rejeté par Dieu. Il devient alors fou furieux et dans sa fureur, il assassine son frère ce qui lui vaut d’être maudit par Dieu. Le problème de fond de Caïn est qu’il n’aime pas la façon dont Dieu veut qu’on s’approche de lui, et donc il rue dans les brancards.

Hénoc est agréable à Dieu et il est enlevé au ciel. Noé obéit à l’Éternel et il échappe au déluge. Abraham, Isaac, et Jacob croient à la Parole de Dieu et obtiennent les promesses pour leurs descendants. Celui qui élève le bouclier de la foi fait ricocher les traits enflammés, les tentations et les ruses de Satan (Éphésiens 6.16).

A la naissance de Moïse, ses parents décident d’abord de le cacher pendant trois mois, puis le mettent dans un panier étanche sur le Nil, à la grâce de Dieu et près de l’endroit où la fille de Pharaon a pour habitude de se baigner. La princesse le découvre et décide de l’élever comme son propre enfant. Marie, sœur de Moïse, observe la scène, et suggère à la princesse de confier l’enfant à une nourrisse hébreu ; et bien entendu, Marie cherche sa mère, qui peut alors élever son propre fils en toute liberté et aux frais de la Princesse, littéralement.

Dans l’esprit des Juifs, Moïse est associé aux commandements, aux rituels et cérémonies de la Loi. Comme il est l’un des personnages clés de l’Ancien Testament, si l’auteur montre qu’il a vécu par la foi et non par un système légaliste, il convaincra les Hébreux que la voie de Dieu a toujours été par la foi.

Dans le livre des Actes, le diacre Étienne dit que « les parents de Moïse trouvaient que leur fils était beau aux yeux de Dieu » (Actes 7.20 ; LSG), c’est-à-dire qu’il avait une destinée particulière dans le plan divin. C’est par la foi qu’ils cachent leur fils, puis le mettent dans un panier sur le Nil. Ils ne peuvent pas être sûr s’il sera trouvé et épargné, et il leur est alors évidemment impossible de savoir ce que leur fils deviendra, ce que Dieu fera avec lui, mais ils placent en Dieu leur espérance.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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