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04 déc. 2025

Hébreux 12.3-5

C’est en 1896 que fut créée l’épreuve du marathon en l’honneur d’un coureur grec. À l’origine, Marathon est le nom d’une ville, puis de la bataille (en 490 av. J-C) dans laquelle les Perses sont battus à plat de couture par l’armée grecque. Après cet exploit, un messager (Phillipides) court à toutes jambes la distance d’un peu plus de 40 km qui sépare Marathon d’Athènes pour annoncer le plus vite possible la nouvelle de cette victoire. À son arrivée, il s’écrie : « Réjouissons-nous, nous avons vaincu », puis il tombe raide mort d’épuisement. Dans sa course effrénée, il a donné tout ce qu’il avait, et parce qu’il ne se préoccupait que de la victoire militaire qu’il a hâte d’annoncer à ses compatriotes, il n’a fait aucun cas de ses souffrances ni même de sa vie.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre 12 de l’épître aux Hébreux.

Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu (Hébreux 12.2).

Dans les anciens Jeux isthmiques grecs, à côté de la ligne d’arrivée se trouve une couronne sur un piédestal destinée au vainqueur de l’épreuve. En général, ceux qui participent à une course désirent recevoir une récompense même si ce n’est qu’un petit objet sans valeur. Dans les grands championnats comme la coupe d’Europe ou les Jeux olympiques, les athlètes aspirent à une médaille, de préférence en or. Et pour ceux qui gagnent, cette victoire est suivie de toutes sortes d’avantages, la célébrité et même la fortune grâce en particulier à l’utilisation de leur nom dans les publicités.

Quand Jésus est venu sur terre, c’était pour s’engager dans un combat sans merci dans lequel il perdrait la vie. Pour lui, devenir homme et habiter parmi nous fut une rude épreuve. Certes, il a certainement éprouvé une grande satisfaction à la vue de la joie des gens qu’il guérissait ou réconfortait, mais la plupart du temps il était en proie à diverses luttes ; il a dû subir la tentation et l’opposition farouche de Satan, le mépris des chefs religieux et l’incompréhension de ses contemporains et même de ses disciples. Finalement il est trahi puis renié par deux de ses douze apôtres, avant d’être torturé et crucifié par les Romains. Jésus savait parfaitement que son parcourt ici-bas ne serait guère réjouissant et pourtant, cette connaissance ne l’a pas empêché de quitter sa position céleste où il est vénéré par tous les anges, pour descendre sur terre parce qu’il sait qu’à l’issue de ses trois ans et demi de ministère, une grande joie et une gloire supplémentaire à la droite de Dieu l’attendent. Jésus a pleinement manifesté les attributs de son Père, il a parfaitement obéi à sa volonté et surtout il a accompli sa mission, la rédemption du monde. En conséquence, il a retrouvé intégralement ce qu’il possède depuis toujours (comparez Jean 17.4-5) mais avec un gros plus qu’il n’avait pas auparavant, car il a gagné la reconnaissance de tous les élus et sera glorifié par eux pour l’éternité. En effet, les anges rendent à Dieu ce qui lui est dû, mais comme ce sont des êtres saints et parfaits, ils n’ont jamais expérimenté la miséricorde et la grâce de Dieu tandis que les élus en ont bénéficié quand Dieu les a tirés du purin de leurs péchés. Jésus a donc gagné le droit d’être adoré par les êtres humains qu’il a rachetés.

De toute éternité, le Christ est assis à la droite de Dieu. Après sa mort et sa résurrection, il est retourné à sa place légitime sur son trône, mais là encore avec un gros plus. En effet, cette position d’autorité qui est due à son rang de Seigneur de l’univers, désormais il l’a méritée. Dieu et tout ce qui est en rapport avec l’éternité ne peuvent évoluer ; par contre, ce qui a lieu dans l’espace-temps est soumis au changement. En termes humains, on peut donc dire qu’aujourd’hui et d’une certaine façon, la condition de Jésus est améliorée par rapport à ce qu’elle était avant qu’il ne devienne homme et ne rachète l’humanité. Depuis le sacrifice de Jésus, le type de relation que les hommes entretiennent avec leur Créateur est différent de ce qu’il était avant et après la faute d’Adam.

Jésus-Christ est le champion de l’humanité puisqu’il l’a racheté et a combattu pour elle contre Satan. En conséquence, tout ce qui lui appartient de droit, et ce qu’il a obtenu par ses mérites appartiennent aussi à ceux qui ont placé leur confiance en lui. Dans l’éternité future, Dieu, Jésus et les croyants seront un. Aux Colossiens, l’apôtre Paul écrit :

Il n’y a plus que le Christ, lui qui est tout et en tous. – Et lorsque tout se trouvera (ainsi) amené sous l’autorité du Christ, alors le Fils lui-même se placera sous l’autorité de celui qui lui a tout soumis. Ainsi Dieu sera tout en tous. – Il y a un seul Dieu et Père de tous qui règne sur tous, qui agit par tous et qui est en tous (Colossiens 3.11 ; 1Corinthiens 15.28 ; Éphésiens 4.6).

Tout comme Jésus qui « avait en vue la joie qui lui était réservée », l’apôtre Paul anticipe sa récompense dans les cieux pour son fidèle service. Aux Philippiens et dans sa première épître aux Thessaloniciens, il dit :

Mes frères bien-aimés, vous que je désire tant revoir, vous qui êtes ma joie et ma récompense. N’êtes-vous pas, en effet, vous aussi, notre espérance, notre joie et le prix de notre victoire, dont nous serons fiers en présence de notre Seigneur Jésus au jour de sa venue ? (Philippiens 4.1 ; 1Thessaloniciens 2.19).

La condition à remplir pour recevoir un prix céleste est la fidélité à Dieu. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Or, en fin de compte, que demande-t-on à des intendants ? Qu’ils accomplissent fidèlement la tâche qui leur a été confiée (1Corinthiens 4.2).

Tous ceux qui restent fidèles au Seigneur jusqu’à la fin de leur vie, de leur témoignage et service, peuvent se réjouir d’avance des récompenses qu’ils recevront dans les cieux.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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