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03 nov. 2025

Hébreux 5.7-11

Certaines personnes un peu machos sur les bords pensent encore qu’un homme viril, c’est comme un taureau, ça ne pleure pas. Mais qu’à cela ne tienne, Alfred de Musset a écrit des poèmes magnifiques où avec des mots simples il exprime des sentiments très humains. Dans « La nuit d’octobre », il écrit :

Les moissons pour mûrir ont besoin de rosée ;

Pour vivre et pour sentir, l’homme a besoin des pleurs.

Et dans L’Île mystérieuse, Jules Verne dit :

Te voilà donc redevenu homme, puisque tu pleures.

Les quatre évangiles rapportent un seul événement où il est explicitement écrit que Jésus a pleuré, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’autres occasions. Le Seigneur se trouve alors à l’entrée du village où habite une famille à laquelle il était très attaché. Elle se compose de deux sœurs et de Lazare leur frère qui vient tout juste d’être enterré. Dans l’évangile selon Jean, on lit :

Marie parvint à l’endroit où était Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. En la voyant pleurer, elle et ceux qui l’accompagnaient, Jésus fut profondément indigné et ému. – Où l’avez-vous enterré ? demanda-t-il. – Viens, Seigneur, lui répondirent-ils, tu verras. Jésus pleura (Jean 11.32-35).

Un passage de l’évangile selon Luc rapporte les lamentations de Jésus sur la ville de Jérusalem mais sans préciser s’il a pleuré. À cette occasion, le Seigneur a dit :

Ah, Jérusalem! Jérusalem! Toi qui fais mourir les prophètes et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu ! (Luc 13.34).

Enfin, à la veille de son exécution, Jésus est allé prier dans le jardin de Gethsémané (Matthieu 26.36-46) et le texte dit que « l’angoisse le saisit, sa prière se fit de plus en plus pressante, sa sueur devint comme des grumeaux de sang » (Luc 22.44 ; Autre). Il est alors profondément accablé et connaît une angoisse indescriptible parce qu’il sait que le lendemain il doit porter et expier les péchés du monde sur la croix. En fait, on ne peut pas se représenter ce que cela signifie pour lui, qui est saint, d’être noirci de cette façon. Il a crié et probablement aussi pleuré. Je continue maintenant de lire dans le chapitre cinq de l’épître aux Hébreux.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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