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08 janv. 2026

Jacques 1.19-22

On raconte l’histoire vraie ou fictive d’un jeune homme qui demande à un célèbre orateur romain de lui enseigner l’art de parler en public. Le jeune homme se lance dans une discussion interminable sans laisser la possibilité à l’orateur de placer un mot. Enfin, il s’arrête et demande combien coûteront les leçons. L’orateur lui répond : – Jeune homme, pour vous instruire dans l’art oratoire, je vais devoir vous demander un double tarif… – Hein, quoi, comment, pourquoi, répondit le jeune homme. – Eh bien, parce que je devrai vous enseigner deux facultés. La première : tenir votre langue ; et la seconde, l’utiliser ».

Je continue de lire dans le premier chapitre de l’épître de Jacques.

Vous savez tout cela, mes chers frères. Mais que chacun de vous soit toujours prêt à écouter, qu’il ne se hâte pas de parler, ni de se mettre en colère (Jacques 1.19).

En appelant ses lecteurs « mes chers frères », Jacques exprime son affection et la préoccupation sincère qu’il a pour leur bien-être spirituel. Il ne cherche pas seulement à les convaincre du bien-fondé de son enseignement en alignant des arguments logiques, il veut aussi toucher leur cœur. Or, celui qui désire être écouté de ses auditeurs doit d’abord les aimer.

Jacques donne trois exhortations : premièrement, chacun doit être « toujours prêt à écouter » ce qu’on peut lui dire avant de réagir, que ce soit l’enseignement de la Parole de Dieu, un discours, un exposé, ou une argumentation, surtout si les relations entre les individus sont tendues, ce qui semble être le problème que Jacques soulève ici. Toute personne qui est engagée dans un dialogue doit ouvrir toutes grandes ses oreilles afin de prêter attention à ce qu’il entend. Soit dit en passant, qu’on peut se faire une assez bonne idée de la maturité de quelqu’un à sa capacité d’écoute et de maîtrise de sa langue. Or, vous avez sans doute remarqué comme moi que relativement peu de gens écoutent vraiment et ont la patience d’attendre jusqu’à ce que leur interlocuteur ait fini d’exprimer sa pensée, parce qu’ils préparent mentalement leur argumentation. Pourtant, c’est en écoutant et non en parlant qu’on apprend et qu’on résout les problèmes.

Deuxièmement, « que chacun ne se hâte pas de parler ». C’est le corollaire de l’affirmation précédente, car il est évident que celui qui sait écouter va commencer par se taire. De toute façon, il n’est guère possible de faire attention à ce que l’autre dit si vous parlez en même temps que lui ou si vous réfléchissez à ce que vous allez dire. Cette façon de se comporter rend toute discussion vaine et improductive.

Les Écritures font beaucoup d’éloges à ceux qui savent tenir leur langue en bride. Dans le livre des Proverbes, on lit que le roi Salomon a dit :

As-tu déjà vu un homme qui parle sans réfléchir ? Il y a plus à espérer d’un sot que de lui (Proverbes 29.20). Le sot lui-même passe pour sage s’il sait se taire ; qui tient sa bouche close est intelligent (Proverbes 17.28). Qui veille sur ses paroles préserve sa vie, mais celui qui ouvre grand la bouche court à sa ruine (Proverbes 13.3).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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