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13 janv. 2026

Jacques 2.6-19

Que pensait l’intelligentsia romaine du christianisme au second siècle de notre ère ? Eh bien, un certain Celse, philosophe de son état, prend violemment à parti les chrétiens (en 178), déclarant que ce sont des traîne-misère sans instruction. Dans sa diatribe, il les traite de « vulgaires » et les compare à une nuée de chauves-souris, à des fourmis rampantes qui sortent de leur nid, et à des grenouilles réunies en colloque dans un marais boueux. Tout ça parce qu’une majorité de croyants sont effectivement de condition humble.

Mais le vrai scandale éclate quand dans les assemblées de croyants, certains méprisent les plus pauvres tout en usant de favoritisme envers les riches dans le but de leur soutirer quelque denier. On peut les imaginer faisant des courbettes et beaucoup de chichis. Remarquez bien que de telles minauderies sont toujours en vogue. Je continue de lire dans le second chapitre de l’épître de Jacques.

Ce sont pourtant les riches qui vous oppriment et qui vous traînent en justice devant les tribunaux. Ce sont encore eux qui outragent le beau nom que l’on a invoqué sur vous (Jacques 2.6b-7).

Le verbe pour « oppriment » (katadunasteuô) signifie « tyranniser ». Les gens riches ont en effet les moyens d’utiliser la loi pour saisir le peu de biens que possèdent les misérables, trop pauvres pour pouvoir se défendre. Pire encore, ils « outragent », littéralement, « blasphèment » « le beau nom » ; il s’agit bien sûr de Jésus-Christ que les ennemis de l’Évangile diffament.

Sous l’Ancienne Alliance, quand le nom de l’Éternel est invoqué sur un homme, il devient la possession de Dieu. Le nom de Jésus est donc hautement significatif pour des chrétiens, et ce sont surtout les riches et les puissants qui se moquent de Jésus et des croyants, et qui sont à l’origine de l’hostilité envers les chrétiens.

À cette époque, ceux qui font partie de la classe des Sadducéens sont de riches aristocrates très sécularisés sous un vernis religieux. Comme ils persécutent l’Église primitive (Actes 4.1-3 ; 5.17-18), il est fort possible que Jacques les a dans son collimateur. Les Sadducéens prétendent adhérer à la loi de Moïse mais c’est de la frime car en réalité ils ne croient ni à l’existence des anges ni à la résurrection (Matthieu 22.23) ni à l’immortalité de l’âme ni au jugement et ni au ciel.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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