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16 janv. 2026

Jacques 3.9-18

Un couteau est un objet tranchant qui est fort utile pour accomplir d’innombrables tâches comme préparer les repas, couper ses aliments, dépecer un animal, écailler un poisson, tailler une branche. Mais c’est aussi une arme qui peut tuer. Pareillement, la langue est un organe que je peux utiliser pour faire le bien ou le mal. Je continue de lire dans le chapitre 3 de l’épître de Jacques.

Nous nous en servons (de la langue) pour louer le Seigneur notre Père, et nous nous en servons aussi pour maudire les hommes, pourtant créés à l’image de Dieu (Jacques 3.9 ; Autre).

Le titre pour Dieu, « le Seigneur notre Père », n’est utilisé qu’ici dans le Nouveau Testament. Le « nous » de Jacques montre qu’il ne se place au même niveau que tous les hommes et donc qu’il ne vaut pas mieux.

Ici, il compare la langue humaine à la langue fourchue d’un serpent car d’un côté elle est capable de rendre gloire à Dieu, et de l’autre elle crache du venin, des malédictions à l’encontre des hommes. De nature, la langue humaine est hypocrite, pleine de duplicité, toujours prête à tromper afin de tirer quelque avantage d’une situation. Les Juifs en général et donc ceux à qui Jacques écrit, sont habitués de louer l’Éternel car cet acte religieux fait partie de leur culture. Le roi David est célèbre pour les psaumes de louange qu’il a écrits et mis en musique. À une occasion, après avoir recueilli du peuple les offrandes destinées à la construction du temple, David a commencé une longue action de grâces. Dans le premier livre des Chroniques, on lit :

Loué sois-tu à tout jamais, ô Éternel, Dieu de notre ancêtre Israël ! (1Chroniques 29.10).

Puis à la fin de sa prière, David dit à tout Israël :

Louez l’Éternel, votre Dieu ! Alors toute l’assemblée loua l’Éternel, le Dieu de ses ancêtres. Ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Éternel et devant le roi (1Chroniques 29.10, 20).

Au premier siècle, tous les Juifs louent l’Éternel régulièrement ; chaque jour ils récitent dix-huit louanges qui se terminent par : « Sois béni, ô Dieu ! » Malheureusement, ces mêmes Juifs utilisent aussi leur langue pour dire du mal, pour mal dire, maudire et blasphémer. Pour cette raison, Jacques dit :

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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