Les émissions

22 mars 2023

Jean 18.33 – 19.16

Quand une nation est conquise par une autre, c’est toujours la loi du vainqueur qui est la meilleure. Les vaincus perdent leur souveraineté et sont obligés de se soumettre en tout à leurs nouveaux maîtres. Ce scénario banal mais douloureux s’est répété maintes et maintes fois depuis le début de l’humanité partout dans le monde et en France on connaît ça.

Après avoir été envahis et emmenés en captivité par les Babyloniens, les Juifs ont été tour à tour sous la tutelle des Perses, des Grecs, des Égyptiens, puis des Romains. Au premier siècle de notre ère, Israël jouit d’un certain degré de liberté dans le domaine religieux, et parfois, dans certaines circonstances, les chefs de la nation exécutaient l’un des leurs à coups de pierres, mais ils devaient agir en catimini parce que le gouverneur romain seul, avait le droit de prononcer la peine capitale. Pour cette raison, les autorités religieuses viennent voir Ponce Pilate pour lui demander de mettre à mort Jésus-Christ. Les exécutions juives à coups de pierres broient la victime tandis qu’à cette époque, les Romains crucifient les criminels. Or, il fallait que la mort du Seigneur ait lieu sur la croix pour plusieurs raisons. D’abord pour accomplir plusieurs prophéties, l’une étant qu’aucun de ses os ne serait brisé ; deuxièmement afin que selon la classification biblique, les deux groupes de l’humanité, les Juifs et les païens, se rendent coupables de ce crime ; Troisièmement, pour que Jésus soit élevé comme le fut le serpent de bronze que fabriqua Moïse dans le désert, une histoire très chargée de symbolisme (Nombres 21.5-9). Enfin, toute personne maudite par Dieu doit être exposée pendue, pour signifier que son crime, son péché, est expié. Or, Jésus a été maudit parce qu’il a pris sur lui la malédiction de Dieu contre vous et moi, et contre tous les hommes.

Pilate aurait bien aimé finir sa nuit tranquille, mais elle a été brutalement interrompue par les chefs religieux qui lui mettent une affaire sur le dos dont il essaie de se débarrasser. Il dit donc tout d’abord aux Juifs de juger Jésus eux-mêmes, mais justement, s’ils sont là au prétoire, c’est parce qu’ils ont prononcé une sentence de mort contre le Seigneur et qu’ils n’ont pas le droit de l’exécuter. Je continue à lire dans le chapitre 18 de l’évangile selon Jean.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 02 2023

Émission du jour | Jean 1.20-51

Témoignage de Jean-Baptiste sur Jésus

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