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29 janv. 2026

Joël 2.2-9

Je suppose que tout le monde a vu ou au moins entendu parler du célèbre film qui retrace l’invasion de la Normandie par les forces alliées. S’il s’appelle « Le jour le plus long » c’est parce que d’une part, il a fallu deux ans pour le tourner, et d’autre part, dès que les soldats ont quitté leur base relativement tranquille en Grande-Bretagne, leur vie est en danger, ce qui fait que le mélange d’angoisse, de peur, d’incertitude et d’appréhension qu’ils éprouvent leur donne l’impression que chaque minute, ce sont des heures qui s’écoulent. Dans le livre des Proverbes, le sage écrit :

Pour l’affligé, tous les jours sont mauvais (Proverbes 15.15).

Et on peut ajouter : « long à n’en plus finir ». En effet, dans les malédictions prévues par la loi de Moïse, il est dit que si les Hébreux se rebellent contre l’Éternel, alors :

La terreur envahira votre cœur à cause de tout ce que vous aurez constamment sous les yeux, de sorte que le matin vous direz : Si seulement c’était le soir ! Et le soir : Quand donc viendra le matin ? (Deutéronome 28.67).

Cette parole menaçante fait penser à la première phase du « jour de l’Éternel » quand Dieu jugera ce monde. Je continue de lire dans le chapitre deux du livre de Joël.

(Il arrive le jour de l’Éternel, il est tout proche !) C’est un jour de ténèbres, un jour d’obscurité. C’est un jour de nuages et de nuées épaisses. Comme l’aurore qui se répand sur les montagnes, voici un peuple très nombreux et puissant. Il n’y en a pas eu de semblable par le passé, et après lui, il n’y en aura plus jamais dans les générations les plus lointaines (Joël 2.2).

Le « jour de l’Éternel » est souvent décrit accompagné de ténèbres. Le prophète Amos dit :

Mais savez-vous ce qu’il sera pour vous, le jour de l’Éternel ? Ce sera un jour de ténèbres et non pas de lumière (Amos 5.18).

De toute évidence, Joël utilise la même métaphore qu’Amos ; la lumière c’est la joie et le salut, tandis que les ténèbres c’est le désespoir et le jugement. Dans les Écritures, Dieu s’enveloppe souvent de ténèbres afin qu’on ne puisse pas le voir. En effet, dans le livre de l’Exode, il dit à Moïse :

Tu ne pourras pas voir ma face, car nul homme ne peut me voir et demeurer en vie (Exode 33.20).

Et dans le psaume 18, le psalmiste écrit :

Il (l’Éternel) s’enveloppe de ténèbres pour se cacher dans leurs replis, dans l’obscurité de l’orage et dans des nuages opaques (Psaumes 18.12).

Dans le livre du Deutéronome on lit que quand Dieu donne la Loi sur le mont Sinaï, Moïse écrit :

À ce moment-là, vous vous êtes approchés du pied de la montagne et vous vous êtes tenus là alors qu’elle était embrasée d’un feu qui montait jusqu’au ciel, cerné de ténèbres et d’épais nuages (Deutéronome 4.11).

Et dans le premier livre des Rois, on lit que lors de la dédicace du temple par Salomon, après que Dieu en ait pris possession, le roi dit au peuple :

L’Éternel a déclaré qu’il demeurerait dans un lieu obscur (1Rois 8.12).

La neuvième des 10 plaies infligées à l’Égypte consiste en d’épaisses ténèbres opaques qui recouvrent tout le pays. Dans le livre de l’Exode, on lit :

Pendant ces trois jours, on ne se voyait plus l’un l’autre et personne ne bougeait de l’endroit où il se trouvait (Exode 10.23).

Cette neuvième plaie fait suite au fléau des sauterelles et est suivie par la dernière : la mort de tous les premiers-nés égyptiens, hommes et bêtes.

Joël dit :

Comme l’aurore qui se répand sur les montagnes, voici un peuple très nombreux et puissant.

Quand le jour se lève, les premiers rayons du soleil couvrent rapidement de leur éclat tout l’espace qui s’étend devant soi. Mais ce jour particulier de l’Éternel dont parle Joël, les reflets jaunâtres sont sinistres car ils ne proviennent pas du soleil. Un moine portugais (François Alvarez, cité par Jean Godet) raconte que : « Un jour avant l’arrivée des sauterelles, nous pouvions constater leur approche par un reflet jaune renvoyé de leurs ailes sur le ciel. Une autre fois, ce phénomène se produisit d’une façon si intense que le reflet jaunâtre se répandit sur terre. Le ciel est tout d’abord obscurci par ces nuées d’insectes et tout à coup, comme s’ils venaient de recevoir un ordre, ils s’abattent sur la contrée et détruisent toute végétation ».

Précédemment, Joël a dit :

Un peuple attaque mon pays, il est puissant, on ne peut le compter (Joël 1.6).

Le prophète compare constamment cette attaque par les sauterelles à une armée de soldats qui s’étend à perte de vue. Ils sont en rang, marchent tous à la même cadence et chacun regarde devant soi, un peu comme dans les films à grand spectacle. Mais ce que Joël a vécu n’est pas du cinéma car il a vu de ses yeux ces nuées d’insectes arriver en vagues successives, couvrir tout espace vert et le dévorer (Joël 1.4).

La pire de toutes les plaies de sauterelles qu’a connues l’Égypte est celle que l’Éternel a infligée par l’entremise de Moïse. Pareillement, Joël a été le témoin de la plus grande catastrophe due à ces insectes en Juda au point où non seulement les feuilles mais aussi l’écorce des arbres ont été dévorées.

Ces sauterelles qui s’avancent toutes en bataillons rangés (Proverbes 30.27) sont dévastatrices mais au bout de quelques jours, le vent les emmène dans la mer où elles se noient et servent de festin à la faune marine. Cependant, leur venue présage « le jour de l’Éternel, grand et terrible » de la fin des temps, quand au lieu de sauterelles, ce seront de vrais soldats qui envahiront la Palestine.

En ce qui concerne l’invasion d’Israël, Matthieu rapporte que Jésus a dit :

À ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance (Matthieu 24.21).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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