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04 févr. 2026

Joël 4.2-21

Un des enseignements religieux classiques est le jugement dernier. Tout le monde en a au moins vaguement entendu parler. Ce qui est moins connu est qu’il aura lieu à la fin du millénium et que seuls les non-croyants seront appelés à la barre. Mais bien avant ce rendez-vous fatidique aura lieu le jugement des nations.

Je continue de lire dans le chapitre 4 du livre de Joël.

Je rassemblerai tous les peuples, je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat ; alors là j’entrerai en jugement contre eux au sujet de mon peuple, celui qui m’appartient, Israël, qu’ils ont dispersé au milieu des nations, et au sujet de mon pays qu’ils se sont partagé (Joël 4.2).

Plus de huit siècles avant l’ère chrétienne, Josaphat roi de Juda, remporte une brillante victoire (2Chroniques 20.16ss) contre une coalition de nations voisines, les Édomites, Moabites et Ammonites, qui avaient attaqué le royaume de Juda. Le lieu de la confrontation est alors surnommé « vallée de la bénédiction » parce qu’au lieu de tirer l’épée, les Israélites entonnent des cantiques de louange, suite à quoi l’Éternel sème la zizanie dans les rangs ennemis qui s’entre-tuent (2Chroniques 20.22, 26). Joël fait allusion à cette victoire en renommant cet endroit « vallée de Josaphat », un nom qui veut dire : « l’Éternel juge ».

Le mot que Joël utilise pour « vallée » (émek) signifie « très large vallée ». Il pourrait s’agir de la partie ouest du Cédron aussi appelée « vallée de la plaine » ou « vallée du roi » (Genèse 14.17). Cependant, « la vallée de Josaphat » est avant tout un nom symbolique car pour Joël, ce n’est pas le lieu géographique qui compte mais ce qu’il évoque. Nous avons donc ici une grande victoire du passé de Juda que Joël tisse à l’intérieur d’une prophétie qui s’accomplira « le Jour de l’Éternel ». Tout comme Dieu avait alors délivré Israël de la coalition des peuples voisins, à la fin des temps le Messie anéantira la fédération de nations liguées contre son peuple.

Tôt ou tard, l’Éternel finit toujours par prendre la défense d’Israël. Ici, la raison invoquée est liée à la façon dont les gens du Proche-Orient ancien conçoivent le monde spirituel. Dans leur mentalité, faire la guerre à un peuple c’est aussi attaquer ses dieux. Même si c’est l’Éternel en personne qui a incité les nations étrangères à frapper son peuple, celles-ci sont coupables de ne pas avoir reconnu la souveraineté du Dieu unique et vrai, et en plus, elles portent la responsabilité d’avoir été cruel envers le peuple de Dieu. Il s’ensuit que tous ceux qui s’en prennent à Israël, qui le dispersent au milieu des nations et qui se partagent son pays (Lamentations 5.2 ; Michée 2.4) ont maille à partir avec l’Éternel car il est son Dieu protecteur.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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