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23 avril 2026

Jonas 2.2-10

En février 1891, le bateau appelé « Star of the East » (Étoile de l’Orient) est au large des îles Falkland lorsque l’équipage repère un cachalot qui fait entre 25 et 30 mètres de long. Les marins mettent alors deux chaloupes à la mer afin de se lancer à la poursuite de l’animal afin de le capturer. Arrivés à proximité du monstre, l’un des matelots lance son harpon qui blesse sérieusement le cachalot. Celui-ci devenu fou furieux fait alors volte-face et charge les chaloupes qui faillissent se retourner. Mais finalement, ils ont raison de la bête et la ramènent à leur bateau-usine.

Une fois tout le monde sur le pont, ils s’aperçoivent que l’un des marins, James Bartley, n’est plus parmi eux. Ils concluent que pendant le feu de l’action, il a dû tomber à l’eau et s’est noyé. Six heures plus tard, les matelots commencent à dépecer le monstre mais comme à minuit ils n’ont toujours pas fini cette lourde tâche, ils vont tous se coucher. Le lendemain matin ils reprennent leur travail et c’est alors que se produit un événement tout à fait inattendu. Les marins ont la surprise de découvrir que quelque chose bouge dans l’estomac du cachalot. Ils découpent alors rapidement la chair tout autour et trouvent James Bartley, le matelot manquant, inconscient et dans la position fœtale.

On le place tout de suite dans un bain chaud d’eau de mer qui le ramène à lui mais il délire. Alors on l’installe dans la cabine du capitaine. Une fois qu’il eut complètement repris tous ses esprits, James Bartley raconte se souvenir avoir été heurté par la queue du cachalot puis être entouré de profondes ténèbres alors qu’il glisse le long d’une paroi lisse qui semble bouger et le pousser en avant. Ses mains touchent une substance gélatineuse qui se rétracte à son contact. Il peut facilement respirer mais la chaleur est tellement suffocante qu’elle sape toute son énergie. Ensuite plus rien jusqu’à ce qu’il reprenne ses esprits dans la cabine du capitaine. Mis à part son visage, son cou et ses mains qui ont pris l’aspect du blanc délavé, Bartley ressort intact de ce tragique accident.

S’il est possible à un homme de survivre après avoir été englouti par un cachalot, un prédateur armé de dents de 20 cm de long, l’histoire de Jonas est tout à fait plausible même pour les plus sceptiques.

En dehors du requin-baleine et de la baleine bleue dont j’ai déjà parlé et qui sont les meilleurs candidats pour sauvegarder un homme à la mer, il existe un autre animal qui pourrait à la rigueur avoir été le protecteur de Jonas ; il s’agit du requin-taureau qu’on trouve aujourd’hui en Méditerranée, sauf qu’il est relativement petit puisqu’il ne fait jamais plus de quatre mètres de long. Sa très grande gueule armée de dents très effilées et recourbées lui donne un air très agressif bien qu’en général, il ne le soit pas. Il aurait pu avaler Jonas sans problème et sans le croquer. En effet, selon le témoignage de Samuel Gobat (1799-1879) qui au 19e siècle est évêque de Jérusalem, un jour près d’Alexandrie, et alors qu’il assiste au dépeçage d’un requin-taureau, on y trouva le cadavre intact d’un homme qui avait dû mourir asphyxié.

Le commentateur biblique Godet écrit aussi qu’on lui a raconté l’histoire extraordinaire d’un matelot qui en 1758, tomba dans la Méditerranée et fut à l’instant même englouti par un requin. Le capitaine fit aussitôt ouvrir le feu sur lui, qui atteint par le boulet, rejeta sa proie et le matelot fut ramené vivant à bord de la chaloupe (Commentaire sur Jonas 2.1).

Le miracle de Jonas ne consiste pas tellement dans la conservation de son corps mais plutôt dans la présence de l’animal aquatique au bon moment, quand le prophète est jeté à la mer, puis dans la conservation de sa vie. De toute façon, quand on accepte que l’Éternel est le Dieu tout-puissant, les événements extraordinaires, qu’ils soient miraculeux ou naturels, ne sont jamais une source de difficultés.

Je continue maintenant de lire dans le second chapitre du livre de Jonas.

Dans le ventre du poisson, il adressa cette prière à l’Éternel son Dieu (Jonas 2.2).

Ces paroles de Jonas servent d’introduction à une action de grâces suite à la délivrance qu’il a vécue. Cette prière s’inspire largement du livre des Psaumes auquel la plupart des paroles sont textuellement empruntées. De plus, comme cette prière est écrite sous forme poétique, c’est que Jonas l’a travaillée pendant une période de réflexion qui a suivi sa délivrance. Cette action de grâces ne correspond certainement pas mot pour mot au cri de détresse de Jonas alors qu’il est en train de se noyer, cependant l’esprit est le même et cette prière est inspirée. Jonas, qui est l’auteur du livre qui porte son nom, veut associer le lecteur aux impressions et sentiments qu’il a éprouvés à partir du moment où il a été jeté par-dessus bord.

Alors qu’il est à l’intérieur de l’animal aquatique, qu’il soit poisson ou mammifère, Jonas remercie Dieu de l’avoir préservé d’une mort certaine.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 03 2023

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