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10 mai 2023

Juges 1.1-35

Les philosophes et politiciens de toute tendance ont beaucoup réfléchi pour comprendre ce qui fait la force d’une nation. De gros livres ont été écrits sur ce sujet et les réponses sont multiples. Mais le Général Douglas Mac Arthur, commandant suprême des forces alliées du Pacifique, a vu juste quand il a dit : « Il n’y a pas d’exemple historique d’une nation sujette à la déchéance morale qui n’ait pas été suivie d’une dégradation politique et économique. Soit il y a eu un réveil spirituel qui a triomphé de la décadence morale, soit la détérioration progressive a débouché sur un désastre national ». Au début de son livre, le prophète Ésaïe décrit les trois étapes qui sont à l’origine de la chute des nations : premièrement l’apostasie spirituelle, qui est logiquement suivie par la décadence morale, puis celle-ci amène alors une certaine anarchie politique dû à des luttes pour le pouvoir, ce qui se traduit par le déclin économique. La nation d’Israël avait tout pour réussir et pourtant elle a misérablement échoué, ce qui est exprimé deux fois de la façon suivante :

En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qu’il jugeait bon (Juges 17.6 ; 21.25).

Il n’y a pas besoin d’avoir fait les grandes écoles pour savoir qu’une telle déclaration signale une période d’affaiblissement à la fois spirituel, politique et militaire d’Israël. L’existence même du peuple de Dieu en tant que nation ne tient qu’à un fil à cause de la dégradation de ses mœurs. En fait, les Israélites on fait pire que les Cananéens ce qui leur a valu des séries de châtiments par l’Éternel jusqu’aux déportations massives, Jérusalem rasé, un antisémitisme endémique avec pogroms et camps d’extermination, et une diaspora qui dure toujours. Le jugement de Dieu fut terrible. En quoi ces châtiments me concernent-ils ? L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Prenez donc garde : ne refusez pas d’écouter celui qui vous parle. Les Israélites qui ont refusé d’écouter celui qui les avertissait sur la terre, n’ont pas échappé au châtiment. À combien plus forte raison en sera-t-il de même pour nous, si nous nous détournons de celui qui nous parle du haut des cieux (Hébreux 12.25)

C’est par les Saintes Ecritures que Dieu parle, mais est-ce que je prête vraiment attention à ce qu’il me dit ? A chacun de répondre.

Le livre des Juges est l’histoire de 12 chefs-juges choisis par l’Éternel pour délivrer la partie de son peuple qui est alors sous le joug de la servitude, un châtiment que Dieu lui a imposé pour le punir de son idolâtrie. Mais comme je l’ai déjà dit, au fil du temps, la décrépitude spirituelle et morale du peuple élu empire tellement que sa déchéance devient un état permanent, et les juges-chefs successifs manifestent progressivement des travers de plus en plus grossiers. La décadence d’Israël est en grande partie due à l’influence néfaste causée par le maintien d’une forte présence cananéenne en Palestine. Au lieu de chasser ces peuplades, les Israélites adoptent leurs divinités et leurs mœurs. Ayant rejeté le culte unique de l’Éternel, les tribus n’ont pas d’autres liens pour les unifier ce qui conduit inévitablement à une fragmentation politique et militaire de la nation au point où on peut se demander si elle ne va pas être simplement rayée de la carte. Cette situation lamentable appelle un nouveau régime politique capable de réaliser l’unité des tribus d’Israël, de mettre un terme à la pression que leurs ennemis exercent sur elles en achevant la conquête du pays, de stopper la chute spirituelle et morale du peuple et de le conduire sur une voie d’obéissance à l’Éternel.

Vers la fin du livre, l’auteur répète quatre fois : « À cette époque, il n’y avait pas de roi en Israël », une autre façon de dire : « Voilà pourquoi de telles catastrophes arrivèrent » ! En s’exprimant ainsi, l’auteur, qui est très probablement le juge Samuel, penche assez nettement du côté de la monarchie. Plusieurs chefs-juges, malgré des défauts grossiers, comme Samson que j’ai déjà cité, font partie des héros de la foi. En effet, mus par l’Esprit de Dieu, et grâce à leur action à un moment critique de l’histoire d’Israël, ces hommes ont empêché Israël de faire naufrage, de disparaître à tout jamais et d’annuler ainsi le plan divin. En libérant le peuple de Dieu de ses ennemis, ces juges-chefs annoncent le grand libérateur, Jésus-Christ. Il va cependant de soi qu’il les surpasse infiniment ; déjà, par sa vie d’obéissance parfaite à Dieu son Père, mais aussi par l’ampleur de sa victoire sur la croix où il a triomphé à la fois sur le péché, le mal et Satan. De plus, à la fin des temps, à la dernière bataille d’Harmaguédon, Jésus vaincra définitivement et une fois pour toutes tous les ennemis du peuple de Dieu.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 02 2023

Émission du jour | Jean 1.20-51

Témoignage de Jean-Baptiste sur Jésus

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