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16 nov. 2022

Lévitique 23.26 – 24.4

J’aime encore bien la musique des Beatles et d’autres groupes des années 60, mais il faut dire que je suis presque de leur génération. Parmi les nombreux succès de cette période, il y a le tube « turn turn turn », en anglais, qui est presque entièrement tiré du livre de l’Ecclésiaste écrit par le roi Salomon et qui dit, en français :

            Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le ciel. Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant, Il y a aussi un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps          pour se lamenter et un temps pour danser (Ecclésiaste 3.1,2,4)

 

Dans la vie, il y a un temps pour danser et un temps pour se lamenter. Le chapitre 23 du livre du Lévitique parle des nombreuses fêtes qui étayent le calendrier religieux d’Israël; je sais bien que j’en parle depuis longtemps mais ce n’est pas facile de s’y retrouver, alors je vais les rappeler. C’était un temps mis à part et de durée variable. En Israël, on avait déjà le sabbat hebdomadaire, la fête de la nouvelle lune au début de chaque mois, la fête des trompettes le 1er jour du 7e mois, le jour des expiations ou « Yom Kippour », le 10e jour de ce 7e mois (Lévitique 23:3,24,27). Ensuite, la loi de Moïse ordonne 3 fêtes annuelles appelées solennités ou rassemblements. La première est la Pâque le soir du 14e jour du 1er mois, elle est immédiatement suivie de la fête des pains sans levain qui commence le 15e jour et dure 7 jours (Lévitique 23:5-8), et au début de celle-ci, le 16e jour, il y a la fête des Premiers Fruits. La seconde solennité est la fête des Semaines, ou fête de la moisson, ou encore jour des prémices (Exode 23:16; 34:22 ; Nombres 28:26) qu’on appellera plus tard Pentecôte, parce qu’elle est célébrée le 50e jour après la Pâque (Actes 2:1). Enfin et en troisième lieu, on a la fête des Tabernacles ou des récoltes ou des cabanes, qui commence le 15e jour du 7e mois et dure 7 à 8 jours (Lévitique 23:34-44). Ces 3 rassemblements étaient jugées suffisamment importants pour que tout adulte homme capable de marcher et sans infirmité, devait se rendre à ces fêtes afin de se présenter devant l’Eternel au temple de Jérusalem (Exode 23:17 ; Deutéronome 16:16). Toutes ces occasions de fête sont données aux Israélites pour qu’ils se reposent, se réjouissent et littéralement pour qu’ils fassent la fête, à une exception près et c’est de celle-ci qu’il va être maintenant question. Je continue à lire dans le chapitre 23 du Lévitique :

L’Éternel parla encore à Moïse en ces termes : — Le dixième jour de ce septième mois est le Jour des expiations ; ce sera un jour d’assemblée cultuelle, vous humilierez vos âmes et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. Vous ne ferez aucun travail ce jour-là, car c’est le Jour des expiations destiné à faire l’expiation pour vous devant moi, l’Éternel votre Dieu. Toute personne qui n’humilierait pas son âme en ce jour-là sera exclue de son peuple. Et j’en ferai moi-même disparaître celui qui fera un travail quelconque ce jour-là. Vous ne ferez aucune sorte de travail. C’est une ordonnance en vigueur à perpétuité pour toutes les générations dans tous les lieux où vous habiterez. Ce sera pour vous un grand jour de repos, au cours duquel vous humilierez vos âmes. Dès le soir du neuvième jour du mois jusqu’au lendemain soir, vous observerez ce repos (Lévitique 23.26-32).

Le Jour des expiations ou Yom Kippour ou Grand Pardon, a déjà été commenté en détail précédemment. Ici, ce qui ressort du texte, est sa sévérité. À deux reprises, l’Éternel dit : « vous humilierez vos âmes », et il ne plaisante pas. Le deuxième point souligné ici avec insistance est le repos absolu. Même si le texte ne le dit pas explicitement, on sait aussi que ce jour très solennel de pénitence était accompagné d’un jeûne. Les Israélites étaient dans l’obligation de se repentir à cause de leurs fautes et leur culpabilité devant Dieu. Ceux qui violaient ces ordonnances — l’humiliation et le sabbat — étaient punis de la peine capitale. Qu’en est-il pour nous qui sommes sous la Nouvelle Alliance ? Pour les chrétiens, le Jour des expiations est le Vendredi saint qui commémore la mort du Christ, mais on peut y ajouter sa résurrection car par elle Dieu déclare « justes » tous ceux qui placent leur confiance en lui et en lui seul, en s’humiliant sincèrement. L’apôtre Paul écrit :

Il (Jésus) a été livré pour nos fautes, et Dieu l’a ressuscité pour que nous soyons   déclarés justes (Romains 4.25).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 02 2023

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