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22 nov. 2022

Lévitique 27.1 – 34

Il existe plusieurs dictons qui dans le langage populaire, expriment le besoin de persévérance, comme par exemple : Petit à petit l’oiseau fait son nid! Et bien ça y est, il est pratiquement fini puisque nous arrivons au dernier chapitre du Lévitique, un livre pour le moins insolite et choquant au regard de la culture occidentale du 21ème siècle. Certaines fois, autant la lecture que l’explication du texte a été aussi rude qu’un parcours du combattant. Au premier abord, cette dernière section du Lévitique semble être un appendice, un post-scriptum en quelque sorte et c’en est un. Alors que jusqu’à présent, le livre a traité la Loi avec ses obligations interminables et contraignantes, le dernier chapitre concerne les vœux volontaires. Après les commandements vient la spontanéité qui jaillit d’un cœur reconnaissant. Quand le cœur est touché par la grâce et la bienveillance divines, il s’ouvre tout naturellement à son Créateur. Cet enseignement se trouve partout dans les Textes Sacrés mais surtout dans le Nouveau Testament parce que comme l’écrivent respectivement les apôtres Jean et Paul :

En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (Jean 1.17). En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour Dieu (Tite 2.11-12).

Je disais donc que contrairement aux prestations légales, le dernier chapitre du Lévitique concerne les vœux. La coutume de prendre un engagement solennel envers la divinité qu’on révère existe parmi tous les peuples de la terre et n’est donc pas spécifique aux Hébreux. Dans le livre de la Genèse, Jacob a fait le vœu suivant :

– Si Dieu est avec moi, s’il me protège au cours du voyage que je suis en train de   faire, s’il me fournit de quoi manger et me vêtir, et si je reviens sain et sauf chez mon père, alors l’Eternel sera mon Dieu. Cette pierre que j’ai dressée comme stèle      deviendra un sanctuaire de Dieu et je t’offrirai le dixième de tous les biens que tu           m’accorderas (Genèse 28.20-22).

Le voeu est le moyen naturel pour l’homme religieux d’obtenir la bénédiction de son Dieu. Il faut savoir que selon l’Enseignement des Ecritures, nul n’est tenu de faire un vœu. Cependant, si, pour quelque raison que ce soit, je choisis d’en faire un, je m’engage aux yeux de Dieu et je suis lié. Dans le livre du Deutéronome, on lit :

– Quand tu auras fait un vœu à l’Eternel votre Dieu, tu n’en différeras pas l’accomplissement, car l’Eternel ton Dieu ne manquerait pas de t’en demander       compte, et tu porterais la responsabilité d’une faute. D’ailleurs, tu n’es pas tenu de prononcer un vœu ; si tu t’en abstiens, tu ne seras pas coupable pour cela. Mais si une         promesse a franchi tes lèvres, tu dois la tenir et accomplir le vœu que tu auras    librement fait à l’Eternel ton Dieu de ta propre bouche (Deutéronome 23.22-24).

Les mots : « de ta propre bouche », sont à prendre à la lettre, car le vœu engage la personne que s’il a été articulé; une simple résolution intérieure n’est pas un vœu selon la Loi.

Dans le livre de l’Ecclésiaste, le roi Salomon écrit :

Si tu as fait un vœu à Dieu, accomplis-le sans tarder, car les insensés déplaisent à Dieu. Ce que tu as promis, tiens-le. Il vaut mieux ne pas faire de vœu qu’en faire et ne pas s’en acquitter. Ne laisse pas tes paroles te charger d’une faute et ne va pas dire au représentant de Dieu : « Mon vœu était une erreur. » Pourquoi irriter Dieu par tes paroles et faire échouer tes entreprises ?(Ecclésiaste 5.3-5; comparer Proverbes 20.25).

Selon le point de vue des Ecritures, ce que dit quelqu’un doit être considéré comme une parole d’honneur, pour ainsi dire, et donc la pure vérité. Ce concept qui est celui de Dieu décoiffe quand on songe que dans toutes les cultures humaines, et je n’exagère pas, c’est le mensonge, sous une forme ou sous une autre, qui mène la danse, qui est l’élément distinctif et qui définit les communications et relations humaines. Si dans les Textes Sacrés, la parole d’une personne est vue comme une affirmation vraie, un vœu le sera encore bien davantage, qu’il exprime une promesse ou un renoncement. De toute façon, que ce soit la parole donnée ou un vœu, Dieu est honoré si je fais ce que je dis, si je tiens mes engagements .si je suis fidèle à ma parole même si cela doit me coûter cher. Mon « oui » doit vouloir dire oui, et mon « non » doit signifier non; c’est en tout cas l’enseignement des Ecritures. Jésus, dans le Sermon sur la montagne, et Jacques, dans son épître, disent respectivement :

Dites simplement « oui » si c’est oui, « non » si c’est non. Tous les serments qu’on y ajoute viennent du diable (Matthieu 5.37). Avant tout, mes frères, ne faites pas de    serment, ni par le ciel, ni par la terre, ni par n’importe quoi d’autre. Que votre oui soit un oui authentique et votre non un non authentique, afin que vous ne tombiez pas sous le coup de la condamnation (Jacques 5.12).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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