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06 déc. 2022

Luc 7.1-48

Certains guérisseurs poussent la fumisterie jusqu’à prétendre qu’ils peuvent guérir à distance. Il suffit de leur envoyer une mèche de cheveux ou un mouchoir appartenant au malade et ils se chargent du reste. Mais il y a mieux encore, j’ai entendu des télé-évangélistes dire que la personne souffrante n’a qu’à mettre sa main sur l’écran du téléviseur et elle sera guérie. Bien sûr si elle envoie un chèque à l’adresse indiquée ce sera à la gloire de Dieu. Souvent, Jésus guérissait les gens qui venaient à lui en leur imposant les mains, mais c’était uniquement parce que c’est ce à quoi la personne s’attendait. On a déjà vu que le Seigneur a rendu la santé à un homme qui avait une main paralysée en lui demandant simplement de la tendre (Luc 6.10). Il n’a rien dit d’autre et n’a rien fait. Jésus est le Seigneur de l’univers, il lui suffit de vouloir quoique ce soit et cela arrive. Je commence maintenant le chapitre 7 de l’Évangile selon Luc.

Après avoir dit au peuple tout ce qu’il avait à lui dire, Jésus se rendit à Capernaüm. Un officier romain avait un esclave malade, qui était sur le point de mourir. Or, son maître tenait beaucoup à lui. Quand il entendit parler de Jésus, l’officier envoya auprès de lui quelques responsables juifs pour le supplier de venir guérir son esclave. Ils vinrent trouver Jésus et ils le prièrent instamment : — Cet homme, disaient-ils, mérite vraiment que tu lui accordes cette faveur. En effet, il aime notre peuple : il a même fait bâtir notre synagogue à ses frais (Luc 7.1-5).

Après avoir donné le Sermon sur la Montagne, Jésus retourne à Capernaüm, son quartier général. Cette ville comptait beaucoup de soldats romains et cet officier est un centurion, c’est à dire qu’il a une centaine d’hommes sous ses ordres. Il s’agit probablement d’un prosélyte qui s’est converti au judaïsme et qui honore donc l’Éternel, le Dieu d’Israël. Comme tout personnage important, cet  officier possède des esclaves qui font partie de sa maisonnée, une pratique courante dans l’antiquité. Etant donné que les officiers romains n’avaient pas pour habitude d’emmener leur famille avec eux pendant leur tour de service, ce serviteur est de la région et peut-être aussi la seule personne à laquelle le centurion est attaché, d’où sa supplique. De toute évidence, il sait que Jésus a le don de guérison et donc qu’il peut venir en aide à son esclave mourant. Cependant, il ne pense pas que le Seigneur acceptera de recevoir un soldat romain, alors il envoie des responsables juifs pour formuler sa requête.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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