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13 nov. 2026

Malachie 3.2-7

Quand j’ai dû choisir un lycée, ma décision a été vite prise parce que je voulais aller avec l’un de mes meilleurs copains. Or, comme il choisit la filière qui à l’époque s’appelle « techniques mathématiques », c’est aussi là que je m’engouffre. Seulement, avec 8 heures de maths et 4 heures de dessin industriel avec géométrie descriptive par semaine, c’est une galère pas possible parce que ces matières sont loin d’être mes points forts.

Je suppose qu’il arrive à tout le monde de vouloir absolument obtenir quelque chose sans bien mesurer les conséquences si on l’obtient. C’est en tout cas au temps de Malachie, la situation de beaucoup d’Israélites qui désirent ardemment la venue de l’Éternel pour qu’il les débarrasse de leurs ennemis, mais ces mêmes Israélites ne réalisent alors pas qu’ils seront les premiers visés par le Dieu vengeur.

Je continue de lire dans le troisième chapitre du livre de Malachie.

(Le voici, il vient le Seigneur que vous attendez.) Mais qui supportera le jour de sa venue ? Ou qui tiendra quand il apparaîtra ? Car il sera semblable au brasier du fondeur, au savon de potasse des blanchisseurs (Malachie 3.2).

Ce passage est lourd de menaces parce qu’il annonce les événements terribles du « Jour de l’Éternel », jour qui se lèvera sur des châtiments d’une extrême sévérité, et qui frapperont le monde entier. Dieu ne retiendra plus son bras vengeur comme il le fait encore aujourd’hui, mais détruira tous ceux qui s’opposent à lui.

Les images qu’emploie Malachie ne sont pas nouvelles mais toujours aussi parlantes, un peu trop même car elles font froid dans le dos.

On obtient le « savon de potasse » dont il est question ici en brûlant une plante qui donne des cendres riches en carbonate de soude. Cette image signifie que le Seigneur brûlera puis nettoiera tout ce qu’il considère corrompu. Quant au « fondeur », il prend du minerais à l’état brut et le fait chauffer à blanc dans son creuset jusqu’à ce que le métal se sépare des scories, qui elles montent à la surface du magma et sont éliminées. C’est aussi par le feu des persécutions que Dieu séparera les boucs des brebis.

Les Juifs qui désirent la venue du Seigneur ne se rendent pas compte de ce que son apparition représente pour eux. Ils croient naïvement que le jugement ne tombera que sur les autres peuples. Il est vrai que les prophètes établissent souvent un lien entre « le Jour de l’Éternel » et le châtiment des nations païennes, mais Malachie ne les mentionne pas du tout. Au contraire, il ne parle que de la purification du peuple de Dieu, une idée bien présente chez plusieurs prophètes. Par exemple, Ésaïe dit :

Je tournerai ma main contre toi, ô Jérusalem, je fondrai tes scories, je te purifierai comme avec de la soude, et je vais supprimer tous tes déchets (Ésaïe 1.25 ; comparez Zacharie 13.9).

Et Amos et Joël écrivent :

Malheur à vous qui désirez que le jour de l’Éternel vienne ! Mais savez-vous ce qu’il sera pour vous, le jour de l’Éternel ? Ce sera un jour de ténèbres et non pas de lumière. Oui, ce sera un jour d’obscurité profonde sans aucune clarté (Amos 5.18, 20 b). Le jour de l’Éternel est grand et terrible à l’extrême ! Qui pourra l’endurer ? (Joël 2.11 ; comparez Ésaïe 2.12 ; Joël 4.11-12).

Seuls ceux dont la vie est droite échapperont au jugement. Mais qui sont-ils ? Il s’agit des Juifs et des païens qui ont placé leur foi en Jésus-Christ pendant cette période historique appelée « Tribulation », et qui sera l’heure de gloire de l’Antichrist.

L’annonce par Malachie du jugement d’Israël est confirmée par Jean Baptiste qui est lui-même prophète. En effet, quand il proclame la venue de Jésus, il est animé de la même intuition que tous les prophètes qui annoncent le jugement de Dieu. Matthieu rapporte que Jean Baptiste dit :

Attention : la hache est déjà sur le point d’attaquer les arbres à la racine. Tout arbre qui ne produit pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. […] Quelqu’un vient après moi. […] Il tient en main sa pelle à vanner il va nettoyer son aire de battage et amasser le blé dans son grenier. Quant à la bale, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteindra jamais (Matthieu 3.10-12 ; comparez Matthieu 25.32-33).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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