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16 juil. 2026

Nahoum 1.10 – 2.1

Les succès militaires des légions romaines sont dû à leur tactique de combat. Les soldats se rangent les uns contre les autres et s’abritent sous leurs grands boucliers de façon à constituer un ensemble uniforme qui a l’aspect et les caractéristiques d’une carapace de tortue. Ils forment ainsi une masse impénétrable par les flèches et les lances. Puis ils avancent lentement comme un char d’assaut. Les ennemis les chargent mais se font empaler ou tailler en pièces. C’est un peu de cette manière que le prophète Nahoum décrit la puissance assyrienne. Je continue de lire dans son premier chapitre.

Même s’ils étaient enlacés comme des épines, ivres de leurs boissons, ils seront dévorés comme de la paille toute sèche (Nahoum 1.10 ; auteur).

Les Assyriens sont décrits comme un buisson impénétrable prêt à repousser toute attaque, un peu comme les légionnaires romains dont j’ai parlé, mais Dieu dit : « qu’à cela ne tienne, rien n’empêchera ou ne retardera le jugement de Ninive ». Le prophète Ésaïe utilise l’image similaire d’un buisson de ronces également pour représenter l’empire assyrien, et plus loin comme métaphore pour l’ennemi qui à la fin des temps se lèvera contre Dieu. Je lis ces deux passages :

Voici ce qui arrivera, dit le Seigneur : […] j’interviendrai contre le roi de l’Assyrie à cause de ses pensées orgueilleuses et de son regard arrogant. – C’est pourquoi l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, va faire dépérir ses guerriers corpulents ; sous l’effet de sa gloire, un feu s’embrasera, telle une flamme. Car la lumière d’Israël deviendra comme un feu, et le Saint d’Israël comme une flamme qui brûlera et qui consumera les épines, les ronces en un seul jour (Ésaïe 10.12, 16-17). Ma colère est passée, et s’il se trouve des ronces, des épines, je marcherai contre elles pour leur faire la guerre et j’y mettrai le feu (Ésaïe 27.4).

Comme les Assyriens se croient invulnérables, ils font des excès en tous genres : abus de boissons et de viandes même avant de partir au combat. Au premier siècle avant notre ère, un historien grec (Diodore de Sicile) rapporte que les Mèdes et les Babyloniens échouent trois fois de suite à prendre Ninive. Suite à quoi, le roi assyrien (Sinsharishkun) est tellement euphorique qu’il organise une fête à tout casser et permet à son armée de célébrer sa résistance aux assauts ennemis par une partouze digne de figurer dans le livre des records. L’historien écrit :

Le roi assyrien […] distribua à ses soldats de la viande et du vin en quantité […]. Tandis que toute l’armée faisait la fête, les amis d’un satrape mède (Arbakes) apprirent de quelques déserteurs le laisser-aller et la beuverie qui prévalaient dans le camp ennemi et en profitèrent pour monter une attaque inattendue de nuit (Diodore de Sicile, Histoire universelle 2.26.4).

Les Mèdes, qui sous la direction de leur roi Cyaxares attendent l’occasion propice, attaquent alors une nouvelle fois la ville et cette fois-ci la prennent. Un autre historien (Xénophon) parle d’un orage monstre qui a lieu en même temps que la ville est capturée, ou peu de temps auparavant (Anabase 3.4.12). Or, on sait que suite à ces pluies diluviennes sans précédent, le fleuve Tigre emporta une partie de la muraille nord, mais comme les historiens antiques manquent de rigueur dans leurs descriptions, il est difficile de situer cet événement par rapport à tous les assauts que montèrent les Babyloniens et les Mèdes contre Ninive. En tout cas, il est certain que l’orage vient de Dieu et que c’est grâce à lui que la capitale assyrienne est prise et détruite et ses habitants « dévorés comme de la paille toute sèche » en accord avec la prophétie de Nahoum.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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