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18 déc. 2024

Philippiens 4.1-4

Beaucoup de gens bien intentionnés se rendent au chevet d’une personne bien malade et essaient de lui remonter le moral en lui disant quelque chose comme : « Tu vas voir, ça ira mieux demain ou bien : Tu devrais prendre ces pilules et tu seras sur pieds en moins de deux ». Par contre, il serait de très mauvais goût de lui dire : « Allez debout, te laisse pas aller, sors donc de ton lit, ne reste pas couché ! ». Jésus seul avait le pouvoir d’ordonner : « Lève-toi et marche ». Il a bien transmis cette capacité de guérir et de faire des miracles aux apôtres, mais ce don tout à fait extraordinaire n’a pas duré et ce n’est pas la seule façon dont le Dieu créateur révèle sa toute-puissance.

Dans le 4e chapitre de l’épître aux Philippiens, Paul parle de la joie comme source d’énergie et dynamique de la marche du croyant. Dans le premier chapitre, l’apôtre nous a fait part de la philosophie de la vie chrétienne quand il a dit :

Pour moi vivre c’est Christ et la mort est un gain (Philippiens 1.21).

Dans le second, il a donné le modèle de la vie chrétienne quand il a dit :

Ayez-en vous la pensée qui était en Christ-Jésus (Philippiens 2.5).

Trois hommes, Paul, Timothée et Épaphrodite, illustrent ce principe. Dans le troisième chapitre, l’apôtre explique que son objectif est de remporter le prix attaché à une vie productive pour Dieu. Il dit :

Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis ma course afin de le saisir… je fais une seule chose : oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je cours vers le but (Philippiens 3.12-14).

Nous arrivons donc maintenant au 4e chapitre dans lequel Paul enseigne que c’est en se confiant en Dieu que le croyant expérimente la joie qui est une source d’énergie de la vie chrétienne.

Dans l’Ancien Testament un prêtre au nom d’Esdras a dit au peuple d’Israël : « La joie de l’Éternel est votre force » (Néhémie 8.10), à un moment crucial de leur histoire mouvementée. Après le retour de la captivité babylonienne et après bien des difficultés, les Hébreux ont réussi à reconstruire les murs d’enceinte de Jérusalem. Puis à l’une des entrées de la ville, Esdras se met à lire les livres de Moïse depuis le matin jusqu’au soir. Les Israélites sont massés devant Esdras et l’écoutent attentivement parce que ce qu’ils entendent est nouveau pour eux. En effet, comme ils ont été captifs pendant 70 ans, la plupart n’ont jamais ni lu, ni entendu la loi de Moïse. Ils n’en connaissent que les quelques portions, quelques bribes que leur ont enseignées leurs parents et qui ont forgé leur culture. Mais en entendant les préceptes de Moïse, les promesses et surtout les avertissements sévères de la Loi, ils se sont mis à pleurer à chaudes larmes. Je lis la suite :

Alors Néhémie le gouverneur, Esdras le prêtre et spécialiste de la Loi, et les lévites qui donnaient les explications au peuple dirent à tous : — Ce jour est un jour de fête consacré à l’Éternel votre Dieu. Ce n’est pas le moment de pleurer et de prendre le deuil ! Puis Esdras ajouta : — Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Éternel est votre force (Néhémie 8.9-10).

La joie est l’une des sources d’énergie du croyant qui lui donne la force de vivre par la foi pour Jésus-Christ, de manifester les fruits de l’Esprit et de remporter la course et le prix à gagner.

Quand Paul a débuté le chapitre trois en disant :

Finalement, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur (Philippiens 3.1).

On est en droit de penser qu’il va terminer cette lettre sur une note de remerciement pour le soutien financier et moral que les Philippiens lui ont apporté. Mais dans la souveraineté de Dieu, l’apôtre continue à écrire, une pensée suit une autre et c’est dans le chapitre 4 qu’il dit :

Je peux tout grâce à celui qui me fortifie (Philippiens 4.13).

Paul veut montrer que la joie du Christ est l’énergie, la force du croyant et que le moyen de l’obtenir est la compagnie de Jésus dans la prière.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 26 2024

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