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05 juil. 2024

Psaumes 18.1-51

Les infos du soir et la manchette des journaux du matin essaient toujours de capter l’attention des braves gens en leur secouant les puces, en donnant en priorité ou exclusivement des mauvaises nouvelles. La raison tient au fait que dans leur majorité, les êtres humains aiment bien connaître le malheur des autres. Ça les distrait de leurs problèmes tout en leur procurant le sentiment euphorique d’avoir échappé à un malheur. Il n’est donc pas étonnant que les journalistes s’attardent sur les catastrophes ou les scandales plutôt que sur ce qui va bien.

C’est là qu’entre en scène le roi David, un exemple à suivre. Bien connu pour maintes raisons dont une vie particulièrement mouvementée, il a aussi reçu le titre de doux chantre d’Israël parce qu’il est passé maître dans l’art d’exprimer sa reconnaissance à Dieu par des chants et des poèmes. David ne considère pas ses bénédictions avec légèreté comme si elles lui étaient dues, mais y distingue des bienfaits de Dieu.

Le Psaume 18 est un hymne de louange qui est une adaptation d’un chapitre d’un livre historique écrit par le prophète Samuel (2Samuel 22), qui conclut les récits concernant le règne de David. La plupart des commentateurs en ont conclu que David l’a composé vers la fin de sa vie. Cependant, l’époque qui convient le mieux à la composition de ce poème est celle qui a suivi ses premières grandes victoires (2Samuel 8). Jetant alors un regard rétrospectif sur son passé si difficile et son inconcevable élévation, David offre à Dieu ce psaume comme son sacrifice d’actions de grâces. Malheureusement, le repos dont il jouit alors l’expose à sa plus grande chute : l’adultère avec Bathshéba et l’assassinat de son mari Urie le Hittite.

Dans le Psaume 18, David exprime donc sa reconnaissance à l’Éternel pour l’avoir délivré de tous ses ennemis. Ce poème fait partie des psaumes royaux composés pour rendre gloire à Dieu pour sa bonté envers les rois descendants de David. La royauté, assurée par sa lignée, est une préfiguration du Christ, qui un jour viendra établir le millénium, un règne de 1 000 ans.

Les psaumes royaux sont non seulement d’actualité au moment de leur rédaction, mais possèdent également un caractère prophétique. Concernant l’application du Psaume 18 à la vie de David, quelqu’un l’a résumé de la façon suivante :

Dans ce magnifique cantique, le poète royal trace à grands traits l’histoire de sa vie : le récit de ses délivrances admirables et des victoires que l’Éternel lui a accordées ; il rappelle également les sentiments de son cœur, son affection authentique envers Dieu, ainsi que la sincérité qui a toujours dirigé sa conduite. Durant sa vie tumultueuse, et avant d’accéder au trône, il a d’abord été poursuivi avec acharnement par Saül. Une fois devenu roi, il fut constamment harassé par des rivaux qui contestaient son autorité. Son propre fils réussit à séduire le cœur de son peuple, forçant son père à fuir pour sa vie. Une fois de retour à Jérusalem, il a dû soutenir de nombreuses guerres longues et terribles contre une succession de nations qui l’attaquèrent. Mais malgré les difficiles circonstances de sa vie, la présence et l’amour de l’Éternel ne l’ont jamais quitté. Et c’est grâce à Dieu qu’il vainquit tous ses ennemis. Arrivé à la fin de ses jours, David se penche sur son passé et exprime son immense gratitude en chantant ce cantique de louange au Dieu de sa vie.

Tout ce que dit ce commentateur est parfaitement exact, sauf qu’il situe ce psaume à la fin de la vie de David. De plus, il n’a donné que l’interprétation contemporaine du Psaume 18, alors qu’il a aussi une signification plus profonde. Comme je l’ai dit, certaines paroles sont prophétiques et font référence à Jésus-Christ, délivré de la mort (v.5 LSG et Actes 2.24) et célébré par toutes les nations (v. 49 LSG et Romains 15.9).

Quelqu’un a nommé ce cantique, « le chemin parcouru entre les antres de la mort et le trône de l’Éternel ». Outre l’introduction et la conclusion, il comporte 3 grandes parties :

  • Premièrement, David est secouru par l’Éternel,
  • Deuxièmement, il explique les raisons de cette délivrance.
  • Finalement, David se réjouit des bénédictions dont il est l’objet de la part de Dieu.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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