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26 juin 2024

Psaumes 3.1 – 4.9

La première fois que je suis allé à un concert de musique classique, ce fut une expérience inoubliable. Non pas que je suis particulièrement friand de ce genre, mais la façon dont la soirée commence est tout à fait remarquable. D’abord, les musiciens sont arrivés en bras de chemise et ont commencé à accorder leur instrument. Ceux à corde grinçaient à déchausser les dents et les trompettes faisaient un vacarme à vous donner la chair de poule. C’était horrible. Après ce tapage nocturne, ils ont tous disparu. Mais 5 minutes plus tard, les revoilà en vestons, tout beaux tout neufs, impeccables. Puis, c’est le silence complet, et soudainement, sous les feux du projecteur apparaît le chef d’orchestre ce qui suscite les applaudissements du public. Il se courbe bien bas, nous tourne le dos, lève sa baguette et une fois encore, c’est le silence le plus complet. Mais dès qu’il abaisse sa baguette, ça y est c’est parti ; les musiciens commencent à jouer leur partition en unissons et c’est sublime.

Voilà retracée en gros l’Histoire de la race humaine du tout début jusqu’à la fin dans l’éternité. Depuis qu’Adam et Ève ont été chassés du paradis, tout est discordant. Chacun fait sa propre soupe dans son coin tout en essayant de voler celle du voisin. C’est une vraie pagaille à tous les niveaux. Mais un jour, les projecteurs se fixeront sur le conducteur, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Quand le Christ reviendra, il lèvera son sceptre de fer et tout ce qui est incompatible avec sa justice sera éliminé. Puis, il l’abaissera et tout l’univers marchera à sa cadence. Mais en attendant ce jour, la souffrance est le lot de chacun d’entre nous. C’est ce qu’ont retracé les psalmistes et surtout le roi David. Au moment où il compose les Psaumes 3 à 7, il subit la roche tarpéienne, c’est-à-dire une série d’épreuves interminables. Elles sont aussi l’archétype, d’une part, des malheurs et des fautes du peuple d’Israël depuis que leurs ancêtres étaient en esclavage en Égypte, et d’autre part, des détresses de tous les croyants de tous les temps. C’est pour cela que les premiers chrétiens priaient : Marana Tha ! Viens Seigneur !

Les 3e et 4e Psaumes font référence au soutien divin dont jouit le psalmiste à toute heure du jour et de la nuit. Ces deux psaumes ont toujours été utilisés et le sont encore, respectivement, comme une prière du soir et une du matin. La protection de Dieu en toute circonstance est un des grands enseignements du psautier et aussi de l’expérience que David partage avec nous.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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