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13 oct. 2026

Zacharie 8.21 – 9.1

L’une des caractéristiques principales de l’islam, son fer de lance pris au sens propre et figuré, est son esprit de conquête. Les Juifs par contre, n’ont jamais été particulièrement animés d’un zèle missionnaire. Ils suivent leurs rites dans leur coin sans rien dire à personne et le plus souvent ils on plutôt tendance à se cacher pour ne pas être persécutés. Et pourtant et bien malgré eux, avant la première venue du Christ, le judaïsme et avec lui une certaine connaissance de l’Éternel, s’est propagé aux quatre coins du globe comme l’atteste la longue liste de représentants de toutes les nations qui se trouvent à Jérusalem pour célébrer la pâque le jour même où Jésus est crucifié. Dans le livre des Actes des Apôtre, on lit :

Nous sommes Parthes, Mèdes ou Élamites, nous habitons la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont ou la province d’Asie, la Phrygie ou la Pamphylie, l’Égypte ou le territoire de la Libye près de Cyrène, ou bien, nous vivons à Rome, nous sommes Juifs de naissance ou par conversion, nous venons de la Crète ou de l’Arabie (Actes 2.9-11 ; comparez Esdras 6.21 ; Esther 8.17).

Je continue maintenant de lire dans le chapitre huit du livre de Zacharie.

Voici ce que dit le Seigneur des armées célestes : Des peuples et les habitants de villes nombreuses vont encore venir. Les habitants d’une ville iront dans une autre et s’inviteront en disant : “ Allons, mettons-nous en route pour implorer l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, et pour rechercher sa présence. ” Et on leur répondra : “ Oui, moi aussi, je veux y aller ! ” (Zacharie 8.20-21).

La prophétie de Zacharie rappelle les paroles d’Ésaïe (739-695 ?), qui environ deux siècles plus tôt a dit :

Oui, des peuples nombreux viendront et se diront les uns aux autres : “ Venez, montons au mont de l’Éternel, au Temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera les voies qu’il a prescrites ; nous suivrons ses sentiers. ” Car de Sion viendra la Loi, et de Jérusalem la Parole de l’Éternel (Ésaïe 2.3 ; comparez 66.20-23).

Le désir de Dieu est que tous les hommes viennent à lui, le cœur en fête et non pas avec des visages rembrunis. Zacharie voit les peuples païens dans la joie et qui s’invitent les uns les autres. Ils sont remplis d’enthousiasme et animés d’une même volonté : partir et aller au plus vite en pèlerinage à Jérusalem pour chercher à connaître l’Éternel et apprendre à l’adorer comme il se doit.

Dans l’évangile selon Jean, on lit que Jésus dit à la femme samaritaine :

L’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père par l’Esprit et en vérité ; car le Père recherche des hommes qui l’adorent ainsi. Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent par l’Esprit et en vérité (Jean 4.23-24).

Pendant le millénium, Jérusalem sera la capitale du royaume de Dieu ainsi que son centre économique et politique. La ville sainte verra un flot constant de gens de toutes les nations entrer par ses portes. Cependant, il ne sera pas nécessaire d’aller jusqu’en Palestine pour rendre un culte au Seigneur du ciel et de la terre parce qu’il peut et veut être adoré en esprit et en vérité, c’est à dire avec sincérité de cœur. En conséquence, où que je sois en ce bas monde, je peux adorer Dieu.

Ce n’est pas dire que les rites pratiqués pour honorer l’Éternel sont sans valeur, mais ils ne sont jamais indispensables et restent secondaires par rapport à la foi personnelle. Le baptême par exemple, est très important car c’est le moyen par excellence de témoigner, d’une part, de son appartenance à Jésus-Christ, et d’autre part, de son identification avec lui. Quelqu’un qui se dit croyant et refuse de se faire baptiser a un gros problème spirituel et il est probable qu’il n’a jamais vraiment reconnu qu’il est pécheur et qu’il doit accepter Jésus pour recevoir le pardon de ses fautes.

Le second rite que pratiquent la plupart des églises évangéliques et protestantes est la sainte cène. Cette petite cérémonie consiste à prendre un peu de pain et de vin en souvenir de la mort de Jésus sur la croix. Ces deux éléments représentent le corps brisé et le sang versé du Christ. Il est important de se remémorer ce que le salut des hommes a coûté au Seigneur et de le célébrer. Les deux rites que je viens de mentionner, le baptême et la sainte cène, doivent être pratiqués par ceux qui ont une foi personnelle en Jésus. Cependant, ce ne sont pas des moyens de recevoir la grâce de Dieu ; ils n’ajoutent rien à ce qu’un croyant possède.

À droite et à gauche de la croix du Christ, deux brigands sont crucifiés en même temps que lui. Celui qu’on appelle « le bon larron » a probablement suivi les rites du judaïsme quand il était enfant, mais devenu adulte, il mène une vie de bâton de chaise et de bandit de grands chemins qui lui vaut la croix. Il n’a jamais été baptisé et il est peu probable qu’il se soit comporté en Robin des Bois avec l’argent dérobé. À la fin de sa vie, il n’a strictement rien à faire valoir, et selon ses propres dires, il mérite la mort (Luc 23.41). Il vient donc à Jésus les poches vides comme un mendiant et sans aucune prétention. Il adresse la parole au Seigneur qui est là à côté de lui sur une croix comme lui et lui fait une seule requête ; il demande :

Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras régner. Et Jésus lui répondit : – Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis (Luc 23.42-43).

Si ce bon larron avait seulement dit : « Jésus, souviens-toi de moi » ça aurait suffi. À l’instant de sa mort, il se réveilla au paradis.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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