Les études

16 juin 2022

#02 Le décret de Cyrus (Esdras 1.1-3.11)

Esdras ne s’intéresse qu’aux événements qui ont un lien avec le culte de l’Éternel, ce qui est la même approche avec le même style et les mêmes expressions que l’auteur des Chroniques, et il commence ce livre exactement où se terminent les Chroniques.

La première année du règne de l’empereur Cyrus de Perse, l’Éternel accomplit la parole du prophète Jérémie en agissant sur l’esprit de Cyrus qui ordonne à travers tout son empire : l’Éternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et il m’a chargé de lui construire un temple à Jérusalem en Juda (Esdras 1.1-2 ; cp Jérémie 29:10; 25:11-12).

Le livre d’Esdras nous montre bien que Dieu agit dans les coulisses des chancelleries des grands de ce monde et c’est lui qui tire les ficelles. Nous sommes en l’an 536 avant J.-C et au terme des soixante-dix ans d’exil qui ont commencé en l’an 606, lors de la première prise de Jérusalem par Nabuchodonosor sous Yehojakim, roi de Juda. Cyrus respecte le Dieu d’Israël mais c’est un polythéiste dans l’âme.

Que ceux qui font partie de son peuple partent à Jérusalem pour reconstruire le temple de l’Éternel. Que les gens de ce peuple apportent argent et or, bétail et dons en nature pour le temple du Dieu qui est à Jérusalem. Alors les chefs de Juda et de Benjamin, les prêtres et les lévites, et tous ceux en qui Dieu agissait, se préparèrent à partir. Leurs voisins leur donnèrent argent et or, objets précieux et divers biens. Cyrus fit chercher les 5 400 ustensiles d’or et d’argent du temple que Nabuchodonosor avait pillés et il les remit à Zorobabel (Sheshbatsar) chef de Juda qui les ramena à Jérusalem (Esdras 1.3-11).

C’est bien sûr l’Éternel qui motive Cyrus, les Juifs et même leurs voisins d’agir ainsi. Comme jadis d’Égypte, les Juifs partent enrichis par les païens. Il fallait quand même du courage pour entreprendre un voyage de 4 mois et retourner dans un pays en ruines. Le chapitre 2 donne les noms des colons dirigés par Zorobabel : d’abord ceux des Juifs dont la filiation est connue, puis les prêtres et lévites et enfin ceux qui ne peuvent prouver leur état civil, ainsi que les descendants des serfs de corvée qui charriaient le bois et l’eau pour le temple. Ces listes donnent aussi le nombre d’habitants de chaque ville. Ainsi, on a : « Ressortissants d’Anatoth : 128 personnes (Esdras 2.23). Il s’agit d’un petit bourg insignifiant sauf qu’au moment de l’exil final, sur l’ordre de l’Éternel, le prophète Jérémie y avait acheté un champ (Jérémie 32.6-15), une façon de prédire qu’un jour le peuple reviendrait dans son pays. Sont aussi comptabilisés les chantres et les chanteuses, les chevaux, mulets, ânes et chameaux.

Le peuple revenu d’exil comprenait 42 360 personnes sans compter les serviteurs et servantes, musiciens et chanteuses. Ils avaient aussi des chevaux, mulets, chameaux et des ânes. Dès leur arrivée à Jérusalem, des chefs firent des offrandes pour la reconstruction du temple de Dieu, puis tout le peuple s’établit dans leurs villes d’origine (Esdras 2.64-70).

En additionnant tous les chiffres, on obtient plus de 8 000 animaux et presque 50 000 hommes, mais avec femmes et enfants, la colonie doit compter environ 150 000 personnes et c’est dans l’ancien royaume de Juda qu’ils s’établissent.

Je commence le chapitre 3.

Le septième mois, le peuple se rassemble à Jérusalem. Malgré leur peur des populations locales, ils avaient rétabli l’autel et offrent les holocaustes des solennités consacrées à l’Éternel, puis ils célèbrent la fête des Cabanes (Esdras 3.4-5).

Nous sommes en septembre-octobre de l’année 537 av. J-C, au 7e mois du calendrier religieux juif, environ 3 mois après l’arrivée des colons. Le 7e mois est le plus important car il compte trois célébrations : la fête des Trompettes, le Grand Pardon ou Yom Kippour, puis la fête des Cabanes (Lévitique 23.33-43). La reconstruction du temple commence en avril-mai 536, soit 70 ans après la première déportation des habitants de Judée par les Babyloniens.

La seconde année de leur arrivée, les colons se mettent à l’œuvre. On donne de l’argent aux tailleurs de pierre et aux charpentiers et des victuailles aux Phéniciens pour qu’ils acheminent du bois de cèdre depuis le Liban. Quand les maçons posèrent les fondations du temple de l’Éternel, les prêtres revêtus de leurs habits de cérémonie avec trompettes en mains et les lévites avec les cymbales, louèrent l’Éternel selon le protocole du roi David. Ils chantaient en disant : louez l’Éternel car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! Et tout le peuple poussait de grands cris de joie pour louer l’Éternel (Esdras 3.9-11).

L’auteur ne donne aucun détail de la construction proprement dite parce que l’important est le résultat final, marqué par une célébration très enthousiaste et deux chœurs qui se répondent l’un à l’autre.

févr. 02 2023

Émission du jour | Jean 1.20-51

Témoignage de Jean-Baptiste sur Jésus

Nos partenaires