Les études

16 juin 2022

#05 Discours de Bildad : Dieu est juste (Job 7.13-9.33)

Job est convaincu qu’il va mourir mais il ne comprend pas pourquoi Dieu s’acharne contre lui comme s’il était dangereux, alors il continue sa plainte.

Quand je dis : “ Mon lit m’apaisera ”, alors tu m’épouvantes par des cauchemars. La mort vaudrait bien mieux que vivre dans ces os. Laisse-moi donc tranquille car ma vie est si fragile. Qu’est-ce que l’homme, pour que tu fasses un si grand cas de lui et pour que tu lui prêtes tant d’attention ? (Job 7.13-17).

Pour Job, Dieu ne s’intéresse à lui que pour lui faire du mal, mais pour le roi David qui a repris ces dernières paroles de Job dans deux Psaumes (8.4 ; 144.3), c’est pour s’émerveiller de la bienveillance de l’Éternel envers l’homme.

Quand détourneras-tu enfin tes yeux de moi ? Ne lâcheras-tu pas un instant ton étreinte ? Et puis même si j’ai péché, pourquoi ne veux-tu pas pardonner mon offense ? (Job 7.17-21).

Ce n’est pas par conviction, mais faute de trouver une meilleure explication à ses souffrances, que Job accuse Dieu de le tourmenter sans relâche à cause de son péché. Nous arrivons au chapitre 8 où Bildad, le second ami de Job, prend la parole et il est plutôt brutal.

Combien de temps encore tiendras-tu ces discours ? Le Tout-Puissant fausse-t-il la justice ? Si tes fils ont péché, il a dû les livrer aux conséquences de leurs fautes (Job 8.1-4).

En d’autres mots, toi et tes gosses vous avez ce que vous méritez.

Mais si tu as recours à Dieu, si tu es pur et droit, il te rétablira et ta prospérité passée semblera peu de chose, tant sera florissante ta condition nouvelle (Job 8.5-7).

Cette prédiction de Bildad se réalisera mieux qu’il ne le pense, non pas suite à une quelconque repentance de Job mais parce qu’il se sera humilié devant la volonté souveraine de Dieu.

Interroge les générations passées et médite la sagesse des pères. Les anciens t’instruiront. Sans eau, le jonc ne peut pousser et il se dessèche. Telle est la destinée de ceux qui oublient Dieu. En effet, il ne rejette pas l’homme intègre et il te remplira encore d’allégresse mais la tente des méchants disparaîtra (Job 8.8-22).

Bildad fait d’abord appel à la sagesse des anciens qui ont enseigné que tout effet a une cause, puis il dit que la souffrance de Job provient d’un péché caché et d’avoir abandonné Dieu. Son erreur de jugement contraste avec la déclaration par Dieu qui a dit deux fois aux êtres célestes que Job est un homme intègre.

Nous arrivons au chapitre 9 où Job répond à Bildad.

Oui, certes, comment un homme serait-il juste devant Dieu ? Qui osera contester avec lui ? Il est sage et tout-puissant, qui pourrait lui résister ? Il accomplit des œuvres grandioses, insondables et des prodiges innombrables. Si Dieu passe près de moi, je ne le vois pas. Qui peut lui retirer la proie qu’il prend de force ? Quels mots choisir pour plaider avec lui ? (Job 9.1-14).

Job ne conteste pas que Dieu soit juste mais il est pris entre le marteau et l’enclume, car d’un côté il ne peut pas avouer des fautes qu’il n’a pas commises et de l’autre, ses malheurs semblent prouver qu’il est coupable devant Dieu. Est-ce que la justice de Dieu est le droit du plus fort ? Dieu fait ce qu’il veut et il a toujours raison face à l’homme impuissant. Nul ne peut contester avec Dieu car il sera réduit au silence par une foule de questions que Dieu lui posera et qui lui fera sentir sa petitesse. C’est exactement ce qui va se passer.

Même si je suis juste, je ne peux qu’implorer la pitié de mon juge. Sans cause, il a multiplié mes blessures et il ne me permet pas de reprendre mon souffle. Recourir à la force ? Mais il est le plus fort. Faire appel au droit ? Qui l’assignera en justice ? Si j’étais juste ou innocent, c’est ma bouche qui me condamnerait (Job 9.15-20).

Job ne prétend pas être sans péché mais il dit que ses souffrances sont sans rapport avec des péchés cachés, et si Dieu est d’un avis contraire, il est inutile de le contredire car il est le plus fort et nul ne peut contester avec lui.

Je ne sais pas si je suis vraiment intègre, mais peu importe car j’ose dire que Dieu détruit aussi bien l’innocent que l’impie. Quand survient un fléau qui tue soudainement ou qu’il livre un pays au pouvoir des méchants, Dieu se rit de la souffrance des justes. Et si ce n’est pas lui, alors, qui est-ce donc ? (Job 9.21-24).

Rien n’arrive en dehors de la volonté de Dieu et Job est la cible d’une souffrance inexplicable. Alors, ne sachant que penser de ce Dieu implacable, Job se laisse aller à dire des propos inconsidérés que Dieu qualifiera plus tard de « sans intelligence », et lui les regrettera.

De toute façon je serai tenu coupable et il n’est pas un homme pour que je lui réplique ou pour que nous allions ensemble au tribunal. Il n’y a pas d’arbitre qui puisse s’interposer et trancher entre nous (Job 9.29-33).

Job croit que Dieu ne lui accorde aucun répit parce qu’il l’a déclaré coupable. Au fond du trou et désespéré, il en conclut qu’il est inutile d’essayer de se défendre. Cependant, sa mention d’un arbitre annonce déjà l’incarnation du Fils de Dieu.

févr. 03 2023

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