Les études

16 juin 2022

#07 Job demande à Dieu d’abréger ses souffrances (Job 14.7-16.21)

Comme ses amis, Job croit que Dieu le punit. S’il connaissait les péchés qui lui sont reprochés, il pourrait se repentir. Mais jusqu’à présent Dieu ne lui répond pas et lui continue à souffrir sans savoir pourquoi. Dans le chapitre 14, Job émet une complainte sur les misères humaines en général et sur les siennes en particulier.

L’homme né de la femme, sa vie est courte et sans cesse agitée. Il naît, il est coupé comme une fleur puis il disparaît comme une ombre. Et c’est lui que tu pourchasses. Puisque tu as fixé le nombre de ses jours, accorde-lui quelque répit. Même coupé, un arbre conserve une espérance car il peut renaître et produire de nouveaux rejetons. Mais quand l’homme meurt où va-t-il ? il ne se relève plus et ne sortira pas de son dernier sommeil. Si seulement tu voulais me cacher dans le séjour des morts jusqu’à ce que ta colère soit passée. Si seulement tu me fixais un terme après lequel tu penserais à moi ! Si l’homme mort pouvait revivre, j’aurais de l’espoir (Job 14.7-15).

Parce qu’après une courte vie vient la mort, Job demande à Dieu un peu de miséricorde au lieu du sévère châtiment qu’il subit. S’il pouvait se réfugier dans le séjour des morts, là au moins Dieu le laisserait tranquille. « L’homme mort, où va-t-il et peut-il revivre », sont deux questions auxquelles Jésus a répondu.

Job termine sa longue complainte sur une nouvelle note de désespoir puis nous arrivons au chapitre 15 et au second cycle des discours.

Éliphaz dit alors : un sage réplique-t-il par des paroles en l’air, des mots futiles et de vains discours ? Toi, tu n’as aucun respect pour Dieu. C’est ton iniquité qui inspire ta bouche et c’est elle qui te condamnera car tu n’écoutes pas nos paroles modérés (Job 15.1-14).

Blessé dans son orgueil parce que Job ne fait aucun cas de la sagesse des trois amis, Éliphaz devient incisif et accuse Job d’être un moulin à paroles, un sac gonflé d’air, et de ne pas vénérer Dieu. Puis il énonce six calamités qui frappent immanquablement le méchant.

Si Dieu n’a pas confiance en ses anges et si les cieux ne sont pas purs, combien moins l’être abominable et pervers, l’homme qui boit l’iniquité comme l’eau ! (Job 15.15-16).

Pour contrer Job qui se dit juste, Éliphaz souligne la totale corruption de l’homme, ce qui est vrai, mais cet argument ne s’applique pas du tout au cas de Job. Ensuite, faisant appel au paroles des sages des siècles passés, il se lance dans un monologue interminable sur le destin final des impies.

Nous arrivons au chapitre 16 où Job lui répond.

Vous êtes tous de bien piètres consolateurs ! Si les rôles étaient inversés, je pourrais tenir des discours contre vous. Je vous soulagerais en remuant les lèvres avec de belles phrases. Que je parle ou me taise, ma souffrance n’en est pas soulagée. Oui, Dieu m’a poussé à bout. Oui, tu as ravagé toute ma maisonnée. Oui, tu m’as terrassé ! (Job 16.1-8).

Éliphaz a durci le ton et Job fait de même. Il repousse avec sarcasme ses paroles puis se tourne à nouveau vers Dieu pour se plaindre de ses souffrances physiques et morales.

Dans sa colère, Dieu me déchire et on m’insulte. Dieu me livre à la merci des impies. Je vivais tranquille et il m’a secoué. Il m’a saisi par la nuque et m’a brisé. Il m’a pris pour cible et ses flèches transpercent mes reins. Il m’inflige blessure sur blessure. J’ai cousu un sac sur ma peau et j’ai roulé ma tête dans la poussière. Les pleurs ont altéré mon visage et l’ombre de la mort est sur mes paupières (Job 16.9-16).

Job compare l’Éternel à un animal qui s’est brusquement jeté sur lui sans raison et à un archer qui le prend pour cible et cherche à lui faire le plus de mal possible. Pour exprimer sa profonde détresse, il porte sur lui les signes traditionnels du deuil.

Et pourtant, je n’ai commis aucune violence et ma prière est pure. Ne couvre pas mon sang, ô terre, et que mon cri ne soit pas étouffé (Job 16.17-18).

Job subit le martyr, mais le pire est sa souffrance morale car il subit une injustice sans savoir pourquoi. Il ne veut pas disparaître dans l’anonymat mais désire que sa mort non méritée soit connue et qu’ainsi justice lui soit faite.

Dès à présent : j’ai un avocat au ciel, un médiateur, quelqu’un qui va me défendre. Mes amis se moquent de moi mais c’est Dieu que j’implore. Qu’il intercède entre l’homme et Dieu (Job 16.19-21).

Job se dit abandonné par Dieu et l’accuse même d’être l’auteur de ses malheurs, et pourtant il se tourne vers lui. Dans un sursaut de foi, Job exprime sa conviction que devant le tribunal céleste, un divin avocat compatit à ses souffrances et prendra sa défense. Cette aspiration de Job annonce déjà que nous avons un « avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste » (1Jean 2.1).

févr. 02 2023

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