Les études

05 avril 2022

#01 Introduction – Dieu prend en compte les justes et les méchants

Les Psaumes sont d’une très grande diversité et toujours très appréciés parce qu’ils jouent sur toutes les touches du clavier des émotions humaines. Ils expriment les soupirs de l’âme et l’élan du cœur vers Dieu. Un de leurs charmes est leur spontanéité, et pourtant, ils sont écrits sous une forme poétique complexe qui répète la même idée, utilise beaucoup d’images et joue sur les sons et les jeux de mots. Le livre des Psaumes est celui qui est le plus souvent cité dans le Nouveau Testament. Sur les 219 citations de l’Ancien Testament, plus de la moitié proviennent des Psaumes.

En hébreu, le livre des Psaumes s’appelle : « Louanges » car pendant le culte au temple, ils étaient chantés ou récités par divers intervenants : des prêtres, le roi, le peuple, le chœur des Lévites où plusieurs chorales à tour de rôle. Le plus ancien Psaume est attribué à Moïse et les plus récents datent du retour d’exil au 6e siècle avant notre ère. Soixante-treize psaumes sont attribués au « doux chantre d’Israël », c’est à dire le roi David, mais il en a certainement composé d’autres parmi ceux dont l’auteur est inconnu.

Le livre des Psaumes s’est constitué au fil d’une dizaine de siècles. Il comprend cinq recueils qui proviennent de collections rassemblées à diverses époques par différents éditeurs, ce qui explique pourquoi certains Psaumes sont répétés en partie ou totalement d’un recueil à l’autre.

Certains Psaumes sont rangés ensemble à cause de leur thème ou de leur utilisation comme pour les grandes fêtes juives.

Les deux premiers Psaumes forment un tout et servent d’introduction à tout le psautier.

Le premier Psaume commence par le mot « Heureux » mais décrit la méchanceté de l’homme à l’égard de ses semblables. Le second Psaume se termine par « heureux » mais parle de la rébellion de l’homme contre Dieu. Shakespeare a bien compris que cet être insignifiant et corrompu joue un rôle minable car il fait dire à l’un de ses caractères :

La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur qui sur la scène s’agite et se pavane durant son heure, et qu’ensuite on n’entend plus. Racontée par un idiot, c’est une histoire pleine de bruit et de fureur mais qui ne signifie rien.

Le 150e Psaume répète 13 fois Alléluia qui veut dire « loué soit Dieu ! » et qui est le point d’orgue final du livre et son mot clé. Il faut savoir que le but du livre des Psaumes est avant tout d’exalter l’Éternel et de raconter sa gloire. Cependant, environ un tiers des Psaumes sont des prières de supplications qui ont été composées pendant une situation de détresse. Au travers les siècles des multitudes en ont fait leur prière. On a aussi les Psaumes de reconnaissance pour une délivrance, les Psaumes de louange et les Psaumes de sagesse. Ce livre est d’une immense richesse spirituelle car il enseigne la réponse appropriée de l’homme à son Dieu et la façon juste de diriger sa vie en toute circonstance. Il donne des exemples à suivre, des modèles à imiter et des mises en garde. Quelques Psaumes sont prophétiques, d’autres de repentance ou de méditation sur un événement de l’histoire d’Israël. Les Psaumes appelés : « cantiques de Sion » célèbrent Jérusalem. Les Psaumes messianiques prophétisent des événements de la vie du Christ, tandis que les Psaumes royaux, centrés sur David et sa dynastie, annoncent le règne du Messie. Enfin, on a aussi des Psaumes d’imprécation dans lesquels l’auteur prononce sur ses ennemis une malédiction terrible, choquante à nos oreilles. Ces menaces expriment une indignation légitime face au mal, à l’injustice et à ceux qui méprisent Dieu.

Psaume 1.

Heureux l’homme qui ne marche pas selon les conseils des méchants, qui ne va pas se tenir sur le chemin des pécheurs, qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs (Psaume 1.1).

Le livre des Psaumes étant le recueil liturgique du culte israélite, le psautier commence par un Psaume d’instruction qui présente deux façons de vivre. Ce verset est une béatitude, un genre littéraire que Jésus a utilisé dans le Sermon sur la Montagne. Dans les Écritures, est méchant ou impie celui qui vit sans tenir compte de Dieu. Marcher, se tenir debout et s’asseoir décrivent l’ensemble de l’activité humaine. Mal faire commence par la pensée puis vient la mise en pratique qui finit en un mode de vie. L’homme heureux ne fréquente pas les impies et n’imite pas leur comportement.

L’homme heureux prend son plaisir à méditer la Loi de l’Éternel jour et nuit. Il prospère comme un arbre planté près des eaux qui donne son fruit en sa saison. Son feuillage est toujours vert et tout ce qu’il fait réussit (Psaume 1.2-3 ; Cp Jérémie 17.7-8).

L’homme heureux médite les paroles de la Loi afin de régler sa conduite sur elle. Il prospère car il sait discerner ce qui est bien et il se détourne du mal. Il résiste aux tempêtes de la vie et surmonte les épreuves parce qu’il a confiance en l’Éternel.

Mais les impies sont comme de la paille emportée par le vent. Au jour du jugement, ils ne subsisteront pas et ne participeront pas au rassemblement des justes. L’Éternel connaît la conduite des justes mais celle des méchants les mène à la ruine (Psaume 1.4-6).

Cette image évoque la séparation qui aura lieu entre les incrédules et les justes. « Juste » est un terme relatif qui désigne simplement le croyant fidèle.

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