Les études

16 juin 2022

#10 Différentes impuretés (Lévitique 13.47-15.24)

Le Lévitique parle non seulement des maladies de la peau mais aussi de celles qui attaquent les choses inertes.

« Si une moisissure apparaît sur un vêtement ou sur un objet en cuir, et si après avoir été enfermé sept jours, la tache s’est étendue, on brûlera l’objet. Mais si elle ne s’est pas étendue, on lavera l’objet puis on l’enfermera une deuxième semaine. Si la tache n’a pas changé, l’objet sera brûlé. Mais si elle s’est estompée, le prêtre l’arrachera, lavera l’objet une seconde fois et il sera pur. Mais si la tache réapparaît plus tard, tu brûleras l’objet » (Lévitique 13.47-58).

Une moisissure persiste quand elle a pénétré les fibres et donc l’objet doit être détruit.

Nous arrivons au chapitre 14 qui donne les lois de purification des personnes déclarées guéries par le prêtre, ainsi que les lois de réparation de leur transgression involontaire, due à leur impossibilité de rendre un culte à l’Éternel. La première cérémonie a lieu hors du camp et donne droit au malade guéri de revenir au camp. La seconde, célébrée sept jours plus tard dans le parvis du tabernacle, rend au malade les privilèges de l’alliance avec l’Éternel. Puis :

« Le malade guéri apportera en vue de sa purification deux petits oiseaux, un bout de bois de cèdre, un fil de laine rouge éclatant et une branche d’hysope » (Lévitique 14.4).

L’hysope en touffe attaché par le fil à la branche de cèdre forme un goupillon. Suit alors une cérémonie très inhabituelle. Un oiseau est égorgé sur un récipient en terre cuite pleine d’eau. L’autre oiseau et le goupillon sont trempés dans cette eau rougie. Le malade guéri est aspergé sept fois puis déclaré pur tandis que l’oiseau vivant est relâché. L’oiseau immolé représente le malade qui était mort-vivant. L’autre oiseau baptisé dans l’eau rougie est identifié à l’oiseau mort, mais relâché il symbolise la nouvelle vie de l’homme guéri.

« Il lavera ses vêtements, se rasera tous les poils et se baignera. Après cela, il réintégrera le camp mais restera hors de sa tente sept jours » (Lévitique 14.8).

Il se lave et se rase pour se débarrasser de tous les microbes. Mais le malade et sa famille ont besoin d’un temps de préparation psychologique pour rétablir des relations harmonieuses, car après un éloignement parfois considérable, un retour immédiat et total du malade guéri dans son réseau social serait trop brusque ; le changement doit donc se faire progressivement.

« Le septième jour, il rasera tous les poils, lavera ses vêtements, se baignera, et alors il sera pur. Le huitième jour, il offrira deux agneaux et une brebis avec neuf kilos de fleur de farine pétrie à l’huile et un demi-litre d’huile » (Lévitique 14.9-11).

Pour recommencer sa marche avec Dieu, l’homme guéri doit couper une seconde fois avec sa vie de malade puis offrir plusieurs sacrifices, d’abord celui de réparation à cause d’une culpabilité possible, puis le sacrifice pour le péché qui couvre les fautes qu’il a commises durant la maladie. Enfin, l’holocauste exprime l’adoration et le besoin de consécration. Finalement, le convalescent est définitivement déclaré pur et rendu à sa famille.

« L’Éternel dit : Si je produis une tache de moisissure à une maison du pays que vous posséderez, et si le prêtre voit des plaques verdâtres ou rougeâtres, il la mettra sept jours sous scellés. Si la tache s’est étendue, il fera arracher les pierres tachées, racler les parois intérieures et tout jeter à l’extérieur de la ville. On remplacera les pierres enlevées et on recrépira la maison. Mais si la tache réapparaît, on démolira la maison » (Lévitique 14.33-45).

On n’a pas pu identifier la nature de ces taches. Les rabbins considéraient que les gains illicites attiraient ce genre de jugement de Dieu. Les rites de purification d’une maison réhabilitée suivent de près la cérémonie pour un lépreux guéri. Je commence le chapitre 15.

« Si un homme est atteint d’une gonorrhée, il est impur » (Lévitique 15.1-3).

C’est une maladie sexuellement transmissible. Tout ce que cet homme touche devient impur et doit être soit détruit soit lavé. Celui qui touche le malade, son lit ou son siège, doit se baigner et laver ses vêtements et il reste impur jusqu’au soir. Ces règles d’hygiène pourtant élémentaires sont loin d’être respectées partout dans le monde. En France, le mépris de la propreté a persisté jusqu’au 20e siècle. La Loi ordonne ensuite au malade guéri d’offrir un sacrifice pour le péché et un holocauste (Lévitique 15.13-15).

« Si un homme a un épanchement séminal, il se baignera et sera impur jusqu’au soir. Tout vêtement atteint sera lavé et impur jusqu’au soir » (Lévitique 15.16-17).

Comme il s’agit de sécrétions naturelles, aucun sacrifice n’est exigé.

« Un homme et une femme ayant eu des relations sexuelles se baigneront et seront impurs jusqu’au soir » (Lévitique 15.18).

Il leur est alors interdit de se rendre au tabernacle et de manger des choses saintes.

« Quand une femme a ses règles, elle sera impure et quiconque la touchera sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 15.19).

Et tout ce qu’elle touche devient impur. Dur, dur, la loi de Moïse !

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