Les études

16 juin 2022

#10 L’Éternel envoie le feu à la demande d’Élie (1 Rois 17.23-18.45)

Élie débute sa carrière de prophète spectaculaire par une résurrection. Mais quel contraste entre lui et Jésus ! Alors que Élie tente de communiquer à l’enfant mort son propre souffle de vie tout en suppliant Dieu, Jésus ressuscite Lazare et le fils unique d’une veuve sans le moindre spectacle d’une manière calme et assurée.

Puis Élie prend l’enfant, descend de la chambre et dit à sa mère : vois, ton fils est vivant. Alors elle s’écrie : maintenant je sais que tu es un prophète et que la parole de Dieu que tu prononces est vraie (1Rois 17.23-24).

Suite à ce miracle, la veuve croît tout ce que Élie a pu lui dire concernant l’Éternel et le piège que représentent les idoles.

Je commence le chapitre 18.

La troisième année de sécheresse, l’Éternel dit à Élie : va trouver Achab et je ferai pleuvoir. Entre-temps, Achab a convoqué Abdias, son intendant et un homme qui révère l’Éternel. Il lui dit : parcours le pays à la recherche d’une source d’eau afin de garder en vie nos troupeaux. En chemin, il rencontre Élie qui lui dit : va dire à ton maître que j’arrive. Oui, et à peine t’aurai-je quitté que l’Esprit de l’Éternel te transportera je ne sais où ; moi, j’irai t’annoncer à Achab, il ne te trouvera pas et il me fera exécuter. Pourtant, quand Jézabel tuait les prophètes de l’Éternel, j’en ai caché cent et je les ai nourris. Va, aussi vrai que l’Éternel est vivant, je me présenterai aujourd’hui même devant Achab. Abdias court donc annoncer la venue d’Élie. Alors Achab vient à sa rencontre et lui crie : te voilà, toi qui sèmes le malheur en Israël ! Ce n’est pas moi mais toi et ta famille, car vous refusez d’obéir à l’Éternel et rendez un culte aux faux dieux (1Rois 18.1-18).

La famine est un châtiment prévu par la loi de Moïse et comme elle est extrêmement sévère, le roi est prêt à écouter Élie qui dit au roi :

Convoque Israël sur le mont Carmel ainsi que les quatre cent cinquante prophètes de Baal entretenus par Jézabel. Achab rassemble les Israélites et les faux prophètes sur le mont Carmel. Alors Élie dit au peuple : jusqu’à quand hésiterez vous ? Si l’Éternel est Dieu, suivez-le ; si c’est Baal, alors ralliez-vous à lui ! Je suis le seul prophète de l’Éternel et il y a quatre cent cinquante prophètes de Baal. Qu’on nous amène deux taureaux ; qu’ils en préparent un pour le sacrifice et je ferai de même. Qu’ils invoquent leur dieu et moi j’invoquerai l’Éternel. Le dieu qui enflammera le sacrifice est le vrai Dieu. D’accord, répond le peuple (1Rois 18.19-24).

Seuls les prophètes de Baal sont venus. Les quatre cent de la déesse Achéra se sont esquivés. Tous ces faux prophètes montrent combien l’idolâtrie est répandue. Cependant, bien que les Israélites soient idolâtres, ils n’ont pas entièrement rompu avec l’Éternel.

Les prophètes de Baal apprêtent un taureau puis invoquent Baal du matin jusqu’à midi : Baal répond nous !, tout en sautant autour de l’autel, mais sans succès. A midi, Élie leur dit : criez plus fort ! Il doit réfléchir ou il fait ses besoins ou il est en voyage, ou peut-être qu’il dort. Les prophètes crient à tue-tête et se font des incisions à faire couler le sang. Ils poussent des sons rauques et demeurent hystériques jusque dans l’après-midi, mais       &&ils ne reçoivent aucune réponse. Alors Élie rétablit l’autel de l’Éternel qui a été démoli. Il creuse une rigole tout autour puis place des bûches de bois sur l’autel, les morceaux de viande pardessus et dit : versez trois fois quatre cruches d’eau sur l’holocauste et le bois. Puis il s’approche de l’autel et prie : Éternel, Dieu d’Abraham et d’Israël, réponds-moi afin que ce peuple sache que je suis ton serviteur, que j’agis selon ta parole, que c’est toi, Éternel, qui es le vrai Dieu, et que tu veux ramener leurs cœurs à toi (1Rois 18.15-36).

Les prêtres idolâtres ont monté un spectacle divertissant de singeries théâtrales, qui contraste avec la prière solennelle et simple du prophète Élie.

Le feu de l’Éternel tombe du ciel et consume l’holocauste, le bois, les pierres, l’eau et la terre. Alors le peuple tombe le visage contre terre en criant : c’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu ! (1Rois 18.37-39).

Le feu du ciel, venu de nulle part et qui allume un immense brasier, jette une consternation salutaire parmi le peuple.

Élie ordonne alors : saisissez les prophètes de Baal. Puis il les fait descendre dans le ravin pour les exécuter (1Rois 18.40).

Élie profite du moment pour appliquer la loi de Moïse qui punit de mort les faux prophètes.

Élie dit à Achab : va manger et boire car j’entends le grondement qui annonce l’averse. Élie monte au sommet du mont Carmel et se prosterne. Il dit à son serviteur : monte plus haut et regarde vers la mer. Il monte, scrute l’horizon et revient dire : je ne vois rien. À la septième fois, le serviteur dit : je vois venir un petit nuage. Alors Élie lui ordonne : va dire à Achab : dépêche-toi de rentrer chez toi, sinon la pluie te bloquera. De tous côtés, le ciel est obscurci par d’épais nuages poussés par un vent de tempête. Soudain, une pluie torrentielle se met à tomber (1Rois 18.41-45).

Élie invite Achab à fêter la fin de la sécheresse tandis que, lui, persévère dans la prière. Puis il lui dit de rentrer en toute hâte avant l’arrivée de l’orage.

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