Les études

04 avril 2022

#11 L’armée Égyptienne piégée (Exode 14.23-16.4)

Le miracle prodigieux de la traversée de la mer Rouge à pied sec est souvent mentionné dans les Écritures. Mais ce qui est encore plus étonnant est que :

« Les Égyptiens poursuivirent les Israélites qui passèrent au milieu de la Mer » (Exode 14.22-23).

Aveuglés par haine et frustration, ils foncent tête baissée dans le piège que Dieu leur a tendu.

« Au matin, l’Éternel fit s’enliser les roues des chars égyptiens de sorte qu’ils s’écrièrent :  Fuyons car l’Éternel combat pour les Hébreux » (Exode 14.24-25).

Le peuple commence la traversée de nuit. Une fois les derniers Hébreux arrivés à une bonne distance, la colonne de Dieu s’écarte pour laisser les Égyptiens entrer dans la mer à leur suite. Mais dès que toute l’armée égyptienne est engagée, Dieu les arrête – Certains manuscrits disent : « Dieu arracha les roues des chars » – En tout cas, ils réalisent qu’ils sont dans une souricière.

« L’Éternel dit à Moïse : Étends la main et que les eaux refluent sur les Égyptiens et … les eaux recouvrirent toute l’armée du pharaon. Aucun d’eux n’en réchappa » (Exode 14.26-28).

Tous les jugements prodigieux qui ont frappé les Égyptiens se répandront comme une traînée de poudre, précéderont l’arrivée des Israélites dans le pays de Canaan et terroriseront ses habitants.

« En ce jour-là l’Éternel délivra Israël et ils virent les cadavres des Égyptiens sur le bord de la Mer. Israël vit la grande puissance de l’Éternel et révéra l’Éternel » (Exode 14.29-31).

Dieu joue avec les forces de la nature comme si c’était de la pâte à modeler. Les Hébreux sont sur le côté Arabie Saoudite de la Mer rouge et dès qu’ils aperçoivent les cadavres joncher le bord de mer, ils se mettent à chanter à la gloire de Dieu.

Je commence le chapitre 15.

« Alors les Israélites entonnèrent ce cantique en l’honneur de l’Éternel : Je veux chanter pour l’Éternel, il a fait éclater sa gloire, … L’Éternel est ma force, il est le sujet de mes chants, il m’a sauvé, il est mon Dieu, je le louerai et je l’exalterai… » (Exode 15.1-2).

Cet hymne qui célèbre la victoire de l’Éternel est le plus ancien qui nous soit parvenu. Il est très va-t-en guerre et on apprend que les Égyptiens voulaient faire un massacre, mais aussi récupérer ce que les voisins avaient donné aux Hébreux au moment de leur départ.

Les dix plaies étaient dirigées contre les idoles égyptiennes et ont permis aux Israélites de connaître le Dieu de leurs ancêtres qui s’est manifesté comme le Seigneur du ciel et de la terre.

Le cantique de Moïse est d’abord centré sur la traversée de la Mer Rouge et la fin du pharaon, mais la seconde partie traite déjà de la conquête du pays promis, et Myriam, sœur de Moïse dirige le chœur des femmes. Le cantique très poétique joue sur le parallélisme d’idées comme par exemple : « les eaux figées au milieu de la Mer » et « les peuples pétrifiés de peur ».

« Israël quitta la Mer et prit la direction du désert. Ils marchèrent pendant trois jours sans trouver de point d’eau. Ils arrivèrent à Mara où il y avait de l’eau mais elle était amère et non potable. Alors le peuple murmura contre Moïse » (Exode 15.22-24).

En Égypte, l’eau est abondante et d’excellente qualité. Mais maintenant les Israélites sont en plein désert et oubliant que l’Éternel est toujours avec eux, ils entonnent à nouveau la complainte du désert et bien sûr Moïse est dans leur ligne de mire.

« Moïse implora l’Éternel, qui lui indiqua une espèce de bois qu’il jeta dans l’eau, et elle devint potable. C’est à cet endroit que l’Éternel donna au peuple des préceptes. Il leur dit : Si vous êtes attentifs à ses commandements et si vous obéissez à toutes ses lois, je ne vous infligerai aucune des maladies dont j’ai frappé les Égyptiens » (Exode 15.25-26).

Ce désert est l’endroit idéal pour un baptême du feu et pour commencer l’éducation du peuple mais au lieu d’en ressortir tout de blanc vêtus, ils sentent le fumier.

« Les Israélites campèrent à Élim où il y avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers (Exode 15.27). Ils quittèrent Élim et arrivèrent au désert de Sin. Là, ils se plaignirent, disant :  Pourquoi l’Éternel ne nous a-t-il pas fait mourir en Égypte où nous mangions à satiété, car vous nous avez amenés dans ce désert pour nous y faire mourir de faim » (Exode 16.1-3).

Cela fait bien deux mois que les Hébreux ont quitté l’Égypte et les voilà qui entonnent le chant du désespoir, leur hymne favori. La première fois, c’était face à la mer rouge avec le pharaon sur leurs talons. Ensuite, ils ont pleuré à chaudes larmes à Mara parce que l’eau était imbuvable. Maintenant dans le désert de Sin, ils entonnent la complainte du désert pour la troisième fois mais ils y vont un peu fort en accusant l’Éternel, Moïse et Aaron d’avoir comploté leur mort. A les entendre on croirait qu’ils ont quitté un hôtel cinq étoiles. Décidément, ce peuple est un gros boulet au pied de Moïse…

« L’Éternel dit à Moïse : Je vais faire pleuvoir du pain ; le peuple ramassera chaque jour la ration nécessaire et je le mettrai à l’épreuve pour voir s’il se conforme à mes instructions » (Exode 16.4).

Ce pain est la manne, un mot qui signifie : « Qu’est-ce que c’est ? ».

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